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Couverture mobile SFR : l’Arcep exige 81 antennes en six mois

on octobre 21, 2026

Couverture mobile SFR : l’Arcep exige 81 antennes en six mois

L’Arcep a rendu publique le 19 octobre 2026 une mise en demeure visant la couverture mobile SFR : 81 sites prévus par le New Deal mobile ne sont toujours pas en service. L’opérateur dispose de six mois pour les allumer, dans des territoires où entreprises et mairies attendent un signal fiable.

La décision, adoptée par le régulateur le 12 février 2026 mais publiée seulement cette semaine, porte sur deux dispositifs distincts : 54 sites de « couverture ciblée », destinés à résorber des zones mal ou non couvertes, et 27 sites de « 4G fixe », qui doivent apporter un accès internet par box 4G là où le fixe reste insuffisant. Elle intervient à la veille de l’extinction de la 2G d’Orange dans 43 nouveaux départements, et en pleine recomposition du marché autour du rachat de SFR, sur lequel l’Arcep a publié le même jour une foire aux questions.

Antennes relais et réseaux de communication mobile, enjeu de la couverture mobile SFR dans les zones rurales

Ce que l’Arcep reproche à SFR

54 sites de couverture ciblée en retard

Le dispositif de couverture ciblée oblige les opérateurs à construire des antennes sur des zones désignées par arrêté, après recensement par les élus locaux. Selon la décision de l’Arcep, quatre arrêtés pris entre 2021 et 2023 totalisent 886 sites, dont 224 pour lesquels SFR s’est déclaré opérateur leader, c’est-à-dire chargé de construire le pylône. Les échéances s’étalaient de janvier 2024 à janvier 2025.

  • au 12 septembre 2025, 169 de ces sites étaient en service et 55 ne l’étaient pas ;
  • un site supplémentaire a été allumé fin septembre 2025, ramenant le reliquat à 54 ;
  • le calendrier transmis par SFR renvoyait une partie des mises en service à 2026, voire 2027, et évoquait l’abandon possible de certains emplacements.

27 sites « 4G fixe » toujours éteints

Pour la 4G fixe, un arrêté de février 2023 a attribué à SFR 50 zones, avec une échéance au 23 mars 2025. D’après l’Arcep, 27 sites n’étaient pas opérationnels en septembre 2025, aucun n’était en travaux, et seuls 9 disposaient d’un bail signé. SFR envisageait de demander l’abandon de 13 d’entre eux.

Couverture mobile SFR : des justifications jugées trop minces

L’opérateur a mis en avant les difficultés classiques du déploiement d’antennes en zone rurale : délais de raccordement électrique, blocages administratifs, oppositions de riverains ou de maires, terrains accidentés, contraintes d’urbanisme liées aux zones Natura 2000, aux parcs naturels régionaux ou à la loi Littoral.

Le régulateur ne conteste pas l’existence de ces obstacles, mais estime que SFR ne les a pas suffisamment documentés : historique incomplet des recherches de site et des négociations de bail, justificatifs partiels sur les travaux, pistes de remédiation peu détaillées. L’Arcep relève aussi que l’opérateur a mis en service 456 nouveaux sites mobiles en métropole au troisième trimestre 2025, signe selon elle que le délai de six mois est tenable.

À l’échéance, SFR devra prouver chaque mise en service dans les quinze jours. Si une commune met un emplacement à sa disposition, l’opérateur devra produire le procès-verbal signé et les autorisations d’urbanisme. Ce dossier s’ajoute à la récente mise en demeure sur les zones fibre non raccordables.

Ce que ça change pour les entreprises et les communes

Pour les entreprises en zone peu dense

Un site mobile qui n’existe pas, c’est un commercial injoignable, un artisan qui ne reçoit pas ses appels sur chantier ou un terminal de paiement qui décroche. Les sites concernés étant précisément ceux que l’État a jugés prioritaires, les entreprises installées dans ces zones restent privées du réseau promis, souvent sans alternative. La disparition progressive de la 2G accentue la pression : les équipements anciens qui s’y raccrochaient, comme certaines alarmes ou transmetteurs, doivent basculer vers la 4G, encore faut-il qu’elle soit disponible (lire notre article sur la fin de la 2G chez Orange).

Pour les mairies

Les communes sont parties prenantes du dispositif : ce sont elles qui remontent les besoins et, souvent, qui proposent un terrain. La décision leur donne un levier concret, puisque la mise à disposition d’un emplacement doit désormais être tracée par l’opérateur. Pour les sites 4G fixe, l’enjeu touche l’accès à internet des administrés et des petites entreprises qui n’ont ni fibre ni ADSL performant.

Les réflexes à adopter dès maintenant

  • Cartographier la couverture réelle de vos sites et des trajets de vos équipes, opérateur par opérateur, plutôt que de vous fier aux cartes commerciales.
  • Diversifier les opérateurs : une flotte de téléphonie mobile professionnelle répartie sur deux réseaux limite les zones blanches.
  • Sécuriser l’accès internet avec un lien de secours 4G/5G ou satellite en complément d’un accès internet haut débit fixe.
  • Équiper les équipes itinérantes de solutions d’accès nomade sécurisé et activer les appels Wi-Fi sur les mobiles.
  • Faire remonter les besoins à la mairie ou à l’équipe projet départementale si votre zone n’est couverte par aucun opérateur.

Conclusion

La mise en demeure ne crée pas d’antenne du jour au lendemain, mais elle fixe un calendrier opposable : d’ici six mois, les 81 sites devront fonctionner ou SFR devra démontrer qu’il a tout tenté. D’ici là, la couverture mobile SFR restera lacunaire dans les zones visées. Si votre activité dépend du réseau mobile, le plus sûr est de ne pas attendre : auditez votre couverture, prévoyez un lien de secours et faites évoluer votre téléphonie d’entreprise vers des solutions multi-opérateurs.

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Source : Arcep – New Deal mobile : publication d’une mise en demeure (19 octobre 2026)
Voir aussi : Univers Freebox – Couverture mobile : l’Arcep épingle SFR pour ses retards et le contraint à déployer 81 sites (20 octobre 2026) ; Arcep – Décision n° 2026-0317-RDPI du 12 février 2026

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Fibre non raccordable : l’Arcep somme Orange et XpFibre de finir 722 zones

on octobre 20, 2026

Fibre non raccordable : l’Arcep somme Orange et XpFibre de finir 722 zones

L’Arcep a rendu publiques le 19 octobre 2026 deux mises en demeure visant Orange et XpFibre, la filiale d’infrastructure de SFR. Dans 722 zones où le réseau aurait dû être achevé depuis des années, des dizaines de milliers de logements et de locaux professionnels restent en situation de fibre non raccordable. Les deux opérateurs ont jusqu’au 31 janvier 2027 pour se mettre en règle.

Les deux décisions, n° 2026-1342-RDPI et n° 2026-1343-RDPI, ont été adoptées le 21 juillet 2026 par la formation de règlement des différends, de poursuite et d’instruction (RDPI) du régulateur. Elles portent sur la complétude des réseaux FTTH (fibre jusqu’à l’abonné) en dehors des zones très denses. Le principe : une fois un secteur ouvert, l’opérateur d’infrastructure doit pouvoir raccorder tous les locaux qu’il dessert, sous deux à cinq ans selon le terrain. Orange concentre l’essentiel du dossier, avec 617 points de mutualisation, contre 105 pour XpFibre.

Réseaux de communication d’entreprise en attente, illustration du problème de fibre non raccordable hors zones denses

722 points de mutualisation, 45 000 locaux en attente

Le point de mutualisation (PM) est l’armoire de rue qui dessert un quartier. D’après le décompte publié par DegroupTest à partir des décisions, environ 39 000 locaux n’étaient pas raccordables sur les réseaux d’Orange au 1er mai 2026, et environ 6 000 sur ceux de XpFibre. Soit près de 45 000 locaux au total.

  • Orange : des secteurs de Laon, Grasse, Narbonne ou Aix-en-Provence figurent dans les annexes, ainsi que des zones en outre-mer, selon Univers Freebox.
  • XpFibre : Pontarlier, Agde ou Morlaix apparaissent dans la liste.
  • Périmètre partiel : seuls certains secteurs de chaque commune sont visés.

Le contraste est net : au 30 juin 2026, 95,3 % des locaux étaient raccordables à la fibre selon l’Arcep, soit 43,1 millions de logements et de locaux professionnels.

Le « raccordable sur demande » dans le viseur de l’Arcep

Un statut censé rester l’exception

Un local peut être déclaré « raccordable sur demande » lorsque des travaux supplémentaires restent nécessaires une fois qu’un fournisseur d’accès a passé commande. Le délai normal est alors de six mois maximum, sauf justification, à compter de la demande de l’opérateur commercial. Selon DegroupTest, le régulateur reproche à Orange de ne pas avoir suffisamment justifié le recours à ce statut dans certains secteurs.

Des chantiers bloqués sur le terrain

Les causes de retard sont connues : fourreaux bouchés, poteaux à remplacer, génie civil, autorisations manquantes. Sur 34 PM d’Orange, relève DegroupTest, environ 3 600 locaux restaient non raccordables, hors statut sur demande, et seuls quelque 500 avaient été débloqués en quatre mois.

Une mise en demeure n’est pas encore une amende

Les opérateurs devront justifier de leur mise en conformité au plus tard le 1er mars 2027. Faute de quoi, l’Arcep pourra ouvrir une procédure de sanction, en tenant compte des difficultés exceptionnelles dûment justifiées. Le régulateur n’en est pas à son coup d’essai : en mai 2024, il avait déjà mis en demeure les deux mêmes acteurs pour environ 600 000 locaux, avec une échéance au 31 décembre 2025, rappelait alors Next.

Fibre non raccordable : ce que ça change pour les entreprises et les communes

Pour les entreprises

Une TPE ou une PME installée dans l’un de ces secteurs reste dépendante d’un accès cuivre (ADSL, SDSL) ou d’une box 4G, alors même qu’Orange avance dans la fermeture de son réseau historique. Le risque est double : un débit insuffisant pour la visioconférence ou un standard en VoIP, et des équipements encore branchés sur le cuivre (lignes analogiques, alarmes) à migrer dans l’urgence. Les élus réclament d’ailleurs de geler les coupures de l’ADSL tant que la fibre n’est pas là.

Pour les communes

Mairies annexes, écoles, ateliers techniques et zones d’activité peuvent se retrouver dans un secteur listé. Les annexes publiées par l’Arcep donnent aux collectivités un argument concret pour relancer l’opérateur d’infrastructure, au moment où le régulateur s’interroge aussi sur le financement de l’entretien des réseaux fibre en zone rurale.

Les réflexes à adopter d’ici au 31 janvier 2027

  • Vérifiez le statut de chaque adresse : « en cours de déploiement » et « raccordable sur demande » n’appellent pas la même démarche. Un test d’éligibilité donne parfois la référence du PM, à comparer avec les annexes de l’Arcep.
  • Passez commande : si le local est raccordable sur demande, c’est la demande du fournisseur d’accès qui fait courir le délai de six mois, pas la consultation d’une carte. Faites le point sur votre accès internet haut débit professionnel.
  • Distinguez les problèmes : un raccordement final qui échoue chez un local déjà déclaré raccordable ne relève pas forcément de ces mises en demeure.
  • Prévoyez un lien de secours : routeur 4G/5G ou solution d’accès nomade sécurisé pour tenir en attendant la fibre.
  • Anticipez la téléphonie : basculez vos lignes vers une téléphonie fixe sur IP et faites auditer votre réseau d’entreprise avant l’arrêt du cuivre.

Conclusion

Avec ces mises en demeure, l’Arcep s’attaque aux derniers mètres d’un réseau qui couvre déjà 95 % des locaux. Pour les entreprises et les communes concernées, la fibre non raccordable n’est pas une fatalité, mais l’échéance de janvier 2027 ne garantit pas un raccordement immédiat. Vérifiez votre statut, passez commande au plus tôt et sécurisez votre connexion en attendant.

Vos locaux attendent toujours la fibre ?

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Source : Arcep – Complétude des déploiements de la fibre optique (19 octobre 2026)
Voir aussi : Univers Freebox – Fibre optique : l’Arcep met en demeure Orange et SFR et leur donne 3 mois pour achever leurs déploiements dans plus de 700 zones (20 octobre 2026) ; DegroupTest – La fibre est dans votre quartier, mais pas chez vous ? Ce qui pourrait changer en 2027 (20 octobre 2026) ; Next – Fibre optique : l’Arcep met (encore) en demeure Orange et XpFibre (20 juin 2024)

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Connexx GroupeFibre non raccordable : l’Arcep somme Orange et XpFibre de finir 722 zones

Alliance satellite opérateurs européens : Orange et trois géants face à Starlink

on octobre 20, 2026

Alliance satellite opérateurs européens : Orange et trois géants face à Starlink

Orange, Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafone ont signé le 19 octobre 2026 une lettre d’intention pour briguer ensemble des fréquences de téléphonie mobile par satellite. Cette alliance satellite des opérateurs européens vise la connexion directe des smartphones aux satellites, un marché où Starlink a pris de l’avance.

L’annonce officialise un projet révélé par Bloomberg le 7 septembre. Les quatre groupes étudient une candidature commune lors de la prochaine attribution, à l’échelle de l’Union européenne, des fréquences dites MSS (Mobile Satellite Services). Leur objectif affiché : proposer des services Direct-to-Device (D2D), qui permettent à un téléphone compatible de joindre un satellite sans antenne dédiée, là où aucun relais terrestre ne capte. Le dossier intervient alors que SpaceX doit récupérer en 2027 une partie de ces fréquences en Europe, selon Journal du Geek.

Panne sur un réseau télécom, risque de résilience que vise la nouvelle alliance satellite des opérateurs européens

Alliance satellite : une lettre d’intention, pas encore un service

Le texte signé reste prudent. Il ne préjuge ni de l’attribution des fréquences ni du lancement d’une offre commerciale, rappelle Univers Freebox. Il ne remet pas non plus en cause les partenariats déjà noués par chacun.

Pas de constellation maison

Les opérateurs ne construiront pas de satellites. Ils prévoient de déployer en Europe les infrastructures terrestres ainsi que les fonctions de coordination et de supervision. La partie spatiale serait confiée à un partenaire satellitaire, qui reste à désigner.

Un accès ouvert aux autres opérateurs

Selon Option Finance, les signataires s’engagent à offrir un accès ouvert et non discriminatoire aux capacités satellitaires pour les autres opérateurs mobiles européens. Ils mettent en avant la souveraineté numérique, la limitation de la fragmentation du marché et la sécurisation des communications critiques.

La bande 2 GHz, enjeu de souveraineté

La bande des 2 GHz est harmonisée en Europe depuis 2008. Les licences actuelles, détenues par Viasat et EchoStar, expirent en mai 2027. Or SpaceX a racheté en 2025 des fréquences d’EchoStar aux États-Unis pour 17 milliards de dollars, et les droits européens de ce dernier doivent lui être transférés, d’après Light Reading cité par Journal du Geek.

  • 27 mai 2026 : la Commission propose une procédure de sélection européenne.
  • Un tiers de la bande serait réservé à un usage gouvernemental, rattaché au programme IRIS².
  • Deux tiers iraient à l’usage commercial, dont la moitié réservée à de nouveaux entrants européens.
  • Les nouveaux droits ne sont pas attendus avant 2029 ; le texte doit encore passer devant le Parlement et le Conseil.

Ce que le satellite-mobile change pour les entreprises et les communes

Orange rappelle que le mobile couvre déjà 98 à 99 % de la population européenne. Le D2D vise donc surtout le dernier pour cent : zones blanches, massifs, littoral, et appels d’urgence. Pour une commune rurale ou une entreprise avec des sites isolés, l’enjeu est concret.

La résilience en cas de panne

Les quatre groupes présentent le satellite comme un filet de sécurité en cas de panne ou de catastrophe. Un chantier, une station de pompage ou un agent technique en zone non couverte pourraient à terme garder un lien minimal, SMS ou appel, même quand le réseau terrestre tombe.

Un horizon de plusieurs années

Le calendrier réglementaire repousse les services européens à la fin de la décennie. D’ici là, les offres existantes restent les seules disponibles : Orange propose déjà l’envoi de SMS par satellite via Skylo depuis novembre 2025, et Deutsche Telekom s’est associé à Starlink Mobile pour 2028. Pour le haut débit fixe, des constellations comme celle d’Amazon Leo, dont le déploiement s’accélère, restent l’autre piste.

Les réflexes à adopter dès maintenant

Inutile d’attendre 2029 pour sécuriser vos communications. Quelques mesures s’appliquent dès aujourd’hui :

Conclusion

L’alliance satellite des opérateurs européens marque un tournant politique plus que technique : l’Europe veut garder la main sur la connectivité spatiale face à SpaceX. Pour les entreprises et les collectivités, les services D2D européens n’arriveront pas avant plusieurs années. Le bon réflexe reste donc de bâtir dès maintenant une connectivité redondante, en combinant fibre, mobile et, si besoin, satellite.

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Source : Univers Freebox – Face à Starlink, Orange et trois géants européens officialisent leur rapprochement pour obtenir ensemble des fréquences satellitaires (19 octobre 2026)
Voir aussi : Journal du Geek – Les opérateurs européens Orange, Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafon ont peur de Starlink, ils viennent de s’allier pour le bloquer (19 octobre 2026) ; Option Finance – Deutsche Telekom, Orange, Telefonica et Vodafone envisagent une alliance dans le satellite (19 octobre 2026)

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Connexx GroupeAlliance satellite opérateurs européens : Orange et trois géants face à Starlink

Images de vidéosurveillance : après les pillages, un mois pour les sauver

on octobre 19, 2026

Images de vidéosurveillance : après les pillages, un mois pour les sauver

Après les pillages du 17 octobre, les images de vidéosurveillance des commerces et des communes deviennent des pièces clés pour les enquêteurs comme pour les assureurs. Mais la loi plafonne leur conservation à un mois : sans extraction, les enregistrements de samedi disparaîtront vers le 17 novembre.

Samedi 17 octobre 2026, la journée de mobilisation contre la vie chère a été émaillée de pillages et de dégradations à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Rennes, Nantes, Bordeaux ou encore Montpellier. Alexandre Bompard, à la tête de la Fédération du commerce et de la distribution, évalue à environ 1 500 le nombre de commerçants directement touchés et chiffre les dégâts en centaines de millions d’euros. Europe 1 évoque pour sa part au moins 3 000 commerces dégradés. Les boutiques télécoms n’ont pas été épargnées : Altice France recense une quinzaine de magasins SFR endommagés, une boutique Orange a été pillée à Rennes et un point de vente Bouygues Telecom vandalisé à Montpellier. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé un chômage partiel pris en charge à 100 % et un fonds de soutien spécifique pour les commerces concernés.

Caméra urbaine filmant l’entrée d’une ville, dont les images de vidéosurveillance sont conservées un mois au plus

Images de vidéosurveillance : un délai légal d’un mois

Le plafond fixé par le code de la sécurité intérieure

Pour les caméras qui filment un lieu ouvert au public (surface de vente, abords d’un bâtiment, voie publique), le code de la sécurité intérieure limite la conservation des enregistrements à un mois au maximum. La CNIL rappelle que quelques jours suffisent en principe pour vérifier un incident. Au-delà, l’enregistreur numérique (NVR) écrase les séquences les plus anciennes, le plus souvent de façon automatique.

Seule une procédure judiciaire arrête le compteur

D’après JeChange, l’effacement n’est suspendu que par une réquisition des enquêteurs ou par la remise volontaire d’une copie aux policiers. La CNIL précise qu’en cas de procédure, les images sont extraites, que cette extraction est consignée et que les séquences sont gardées le temps de l’affaire. Pour les faits du 17 octobre, l’échéance tombe donc autour du 17 novembre. Les drones des forces de l’ordre, autorisés ce jour-là par plusieurs préfectures, suivent une règle plus courte : sept jours hors procédure.

Commerces et PME : des preuves pour la plainte et l’assureur

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, affirme que les enquêteurs disposent d’« énormément de vidéos ». Pour chaque victime, les séquences de ses propres caméras restent pourtant décisives : horodatées, elles établissent l’heure de l’intrusion, le déroulé des faits et l’étendue des vols.

Plainte et déclaration de sinistre

  • Délai d’assurance : selon Europe 1, le sinistre doit être déclaré sous cinq jours ouvrés au plus, d’abord par courriel ou téléphone, puis par courrier ;
  • Constat : photos et vidéos des dégâts avant tout rangement, puis constat d’un commissaire de justice sur les dégradations et le stock manquant ;
  • Plainte : déposée au commissariat, son récépissé est à joindre au dossier transmis à l’assureur.

Smartphones volés : le blocage par IMEI

Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free partagent une base commune qui bloque sur leurs quatre réseaux, une fois la plainte déposée, les mobiles identifiés par leur numéro IMEI (l’identifiant unique du terminal). Le réflexe vaut aussi pour les entreprises dont la flotte de téléphonie mobile a été dérobée.

Communes : la vidéoprotection urbaine en première ligne

Les caméras de voie publique relèvent du même plafond d’un mois. Les centres de supervision urbains (CSU), qui centralisent les flux des caméras municipales, sont donc en première ligne pour répondre aux réquisitions dans les délais. Une plateforme d’hypervision et de supervision urbaine bien configurée facilite ces extractions et leur traçabilité.

JeChange rappelle que la reconnaissance faciale en temps réel dans une foule est interdite en manifestation, et que la comparaison automatisée avec le fichier des antécédents judiciaires est réservée aux enquêtes où l’identité reste incertaine. Pour les élus, l’épisode rappelle surtout qu’une caméra hors service ou un enregistreur saturé ne produit aucune preuve. Un sujet déjà central dans l’équipement des communes en caméras.

Les bons réflexes pour protéger vos enregistrements

Cette semaine

  • Exportez sans attendre les séquences du 17 octobre et des nuits suivantes, au format d’origine et avec leur horodatage ;
  • Conservez l’original et une copie sur un support distinct, en notant qui a réalisé l’extraction, quand et comment ;
  • Remettez une copie aux enquêteurs : c’est elle qui permet de conserver les images au-delà d’un mois ;
  • Limitez l’accès aux images aux seuls responsables habilités, comme l’exige la CNIL.

Avant la prochaine mobilisation

Conclusion

Les pillages du 17 octobre font des images de vidéosurveillance des pièces à conviction, mais le temps joue contre les victimes : un mois au plus, sauf extraction dans le cadre d’une procédure. Commerçants, dirigeants de PME ou élus, vérifiez dès maintenant que vos enregistrements sont exportés, sécurisés et transmis aux enquêteurs. Profitez-en ensuite pour auditer votre dispositif : couverture des zones sensibles, stockage déporté et conformité.

Vos caméras sont-elles prêtes à fournir des preuves ?

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Source : JeChange – Pilleurs filmés le 17 octobre : les images de vidéosurveillance sont effacées sous 30 jours, celles de TikTok restent (19 octobre 2026)
Voir aussi : Europe 1 – Violences urbaines : quelles démarches les commerçants impactés doivent-ils suivre désormais ? (19 octobre 2026) ; Telesatellite – Pillages en France : une quinzaine de boutiques SFR touchées, Orange et Bouygues Telecom aussi visés (19 octobre 2026) ; CNIL – La vidéosurveillance dans les commerces

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Connexx GroupeImages de vidéosurveillance : après les pillages, un mois pour les sauver

Amazon Leo : Ariane 6 lancera 36 satellites le 23 novembre, quel impact en France ?

on octobre 19, 2026

Amazon Leo : Ariane 6 lancera 36 satellites le 23 novembre, quel impact en France ?

Arianespace a confirmé le 14 octobre un nouveau tir dédié à Amazon Leo, la constellation d’internet par satellite d’Amazon. Autorisé en France depuis 2025, le service se rapproche d’une offre commerciale : ce qui se prépare pour les entreprises et les communes mal desservies.

Le calendrier est fixé, sous réserve : au plus tôt le 23 novembre 2026, une Ariane 64 doit décoller de Kourou, en Guyane, avec 36 satellites de la constellation d’Amazon à son bord. L’annonce, faite par Arianespace et relayée par l’AFP, porte sur la mission VA271, dixième vol d’Ariane 6 depuis ses débuts en juillet 2024. La fenêtre de tir précise sera arrêtée à l’approche de la date. Pour les décideurs IT, l’enjeu dépasse le spatial : un deuxième grand acteur de l’internet en orbite basse s’installe face à Starlink.

Carte de la connectivité très haut débit en France, enjeu de l’arrivée d’Amazon Leo pour les zones blanches

Une quatrième mission pour Amazon sur Ariane 6 en 2026

Amazon est devenu le principal client commercial du lanceur européen. VA271 sera la quatrième mission dédiée à sa constellation cette année, après des tirs de 32 satellites en février, 32 en avril et 36 le 17 juin.

Les chiffres clés de la mission

  • 36 satellites déployés environ deux heures après le décollage, d’après SpaceX France ;
  • une Ariane 64, la version la plus puissante, avec quatre boosters P160C ;
  • 136 satellites placés en orbite par Arianespace pour Amazon si la mission réussit ;
  • 24 lancements commandés au total, après six tirs supplémentaires réservés en septembre, avec des vols prévus jusqu’en 2031.

Un incident technique réglé

Selon des informations de Clubic reprises par SpaceX France, ArianeGroup a résolu une anomalie de turbopompe détectée lors d’essais au sol cet été. Un point à surveiller : un report de quelques jours reste possible, comme pour tout lancement.

Amazon Leo face à Starlink : un retard encore marqué

La constellation d’Amazon accuse du retard sur son calendrier initial. Début septembre, elle comptait un peu moins de 400 satellites en orbite basse (LEO, entre quelques centaines et 2 000 km d’altitude). Un responsable du programme estimait alors ce nombre suffisant pour commencer à fournir le service, selon l’AFP.

L’objectif de première génération reste d’environ 3 200 satellites. En face, Starlink en aligne plus de 11 000. L’écart se traduit par une couverture plus dense et une capacité supérieure pour l’opérateur de SpaceX, au moins à court terme. Mais l’arrivée d’un challenger crédible change la donne pour les acheteurs, longtemps confrontés à une offre quasi monopolistique en orbite basse.

En France, le cadre réglementaire est stabilisé

L’Arcep a accordé en juillet 2025 à Amazon Kuiper, l’ancien nom du projet, une autorisation d’utiliser des fréquences pour exploiter pendant dix ans un réseau du service fixe par satellite ouvert au public. Le syndicat CFE-CGC avait contesté cette décision. D’après Univers Freebox, le Conseil d’État a rejeté le recours, faute d’intérêt à agir, ce qui rend l’autorisation définitive.

Le service cible explicitement les particuliers, les entreprises, les administrations et les opérateurs télécoms. Une phase bêta est en cours auprès de certains utilisateurs. En revanche, aucun tarif ni date de commercialisation en France n’a été officialisé à ce stade. En 2025, Amazon évoquait des débits pouvant atteindre 1 Gbit/s pour les clients professionnels et publics, selon DegroupTest.

Ce que l’internet par satellite change pour les entreprises et les communes

Pour les sites isolés, la concurrence en orbite basse est une bonne nouvelle. Elle devrait peser sur les prix et diversifier les sources d’approvisionnement, un sujet sensible depuis que Starlink a été bridé en Ukraine, rappelant les risques de dépendance à un seul fournisseur.

Les cas où le satellite a du sens

Les limites à garder en tête

Le satellite reste un complément. La latence en orbite basse est faible, mais la capacité est partagée et les conditions météo peuvent dégrader le signal. Pour un siège ou une agence raccordable, une offre de fibre et internet haut débit professionnelle demeure la référence.

Les bons réflexes avant de choisir un accès satellite

  • Faites l’inventaire de vos sites : éligibilité fibre, date de fin du cuivre, besoins en débit montant.
  • Pensez redondance : un accès satellite en secours d’une fibre, piloté par un routeur à basculement automatique, sécurise l’activité.
  • Exigez des engagements : garanties de rétablissement, support en français, conditions de résiliation.
  • Intégrez le satellite à votre architecture : priorisation des flux voix, VPN et pare-feu au sein de votre réseau d’entreprise multisite.
  • Ne vous précipitez pas : attendez les tarifs français du nouvel entrant pour comparer.

Conclusion

Le tir du 23 novembre ne lancera pas à lui seul le service en France, mais il accélère la montée en puissance d’Amazon Leo. Avec une autorisation désormais définitive et une bêta en cours, l’offre commerciale se rapproche. Pour vos sites mal desservis, c’est le moment de cartographier vos besoins et de bâtir une stratégie de connectivité multi-accès, sans dépendre d’un seul opérateur. Nos équipes interviennent sur l’ensemble de nos zones d’intervention pour vous y aider.

Sites isolés, zones blanches : sécurisez votre connectivité

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Source : La Gazette France (AFP) – Arianespace prévoit un nouveau lancement de 36 satellites Amazon Leo (14 octobre 2026)
Voir aussi : SpaceX France – Ariane 6 lancera 36 nouveaux satellites Amazon Leo le 23 novembre (15 octobre 2026) ; Univers Freebox – Internet par satellite : la justice donne son feu vert définitif à Amazon Leo en France (6 juillet 2026) ; DegroupTest – Amazon Kuiper : le nouveau rival de Starlink arrive bientôt en France (26 juillet 2025)

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Connexx GroupeAmazon Leo : Ariane 6 lancera 36 satellites le 23 novembre, quel impact en France ?

Hausse des forfaits mobiles : SFR, RED et Bouygues relèvent leurs tarifs

on octobre 18, 2026

Hausse des forfaits mobiles : SFR, RED et Bouygues relèvent leurs tarifs

La hausse des forfaits mobiles est de retour. Depuis début octobre, SFR, RED by SFR et Prixtel notifient à leurs abonnés des augmentations pouvant atteindre 5 euros par mois, tandis que Bouygues Telecom instaure une révision annuelle de certains tarifs. Les TPE équipées de ces offres disposent d’un droit de sortie sans frais, mais pour une durée limitée.

Les avis sont partis par courriel ou par SMS. Selon Clubic (17 octobre 2026), la hausse s’applique dès la prochaine facture et frappe surtout les box. Aucune justification détaillée n’a été donnée : le courrier promet seulement une expérience « toujours plus fluide », relève le Journal du Geek.

Illustration de réseaux de communication mobile et fixe, sur fond de hausse des forfaits mobiles chez les opérateurs

SFR et RED : jusqu’à 5 euros de plus par mois

Toutes les marques du groupe concernées

Les hausses relevées par la presse spécialisée :

  • SFR mobile : un forfait à 17,98 € passe à 19,47 €, soit environ 8 % de plus ;
  • box fibre SFR 1 Gb/s : de 17,47 € à 22,46 €, près de 29 % de hausse ;
  • RED by SFR : environ +1,99 € sur la plupart des forfaits, compensés par 20 Go. Le forfait 4G passe de 5 € pour 50 Go à 7 € pour 70 Go, le 5G de 7,99 € (120 Go) à 10 € (140 Go) ;
  • Prixtel, l’opérateur virtuel du groupe : +0,99 € pour une partie des clients, avec 20 Go supplémentaires.

Chez RED, les premiers courriels datent du 1er octobre, selon iGeneration. Point clé : l’ancien tarif ne peut pas être conservé. L’abonné accepte ou s’en va.

Le rachat de SFR en toile de fond

Le 6 juin 2026, Bouygues Telecom, Free et Orange ont signé avec Altice France un accord de reprise chiffré à 20,35 milliards d’euros, qui porte sur quelque 25 millions d’abonnés. L’Autorité de la concurrence doit encore se prononcer. La marque SFR disparaîtra une fois les clients répartis entre les trois repreneurs ; RED revient à Free. Pour une entreprise cliente de SFR, ses lignes rejoindront tôt ou tard un autre opérateur, selon des modalités encore inconnues.

Bouygues Telecom et Sosh ajustent aussi leurs grilles

Une révision annuelle calée sur le coût du travail

Bouygues Telecom a informé une partie de ses abonnés mobiles d’une modification de la clause d’indexation de ses conditions générales, a révélé AlloForfait le 16 octobre. Jusqu’ici, le prix ne bougeait qu’au-delà d’un seuil. Désormais, le tarif sera revu chaque année selon l’ICHTrev-TS, l’indice du coût horaire du travail révisé, tous salariés. Avec un indice en hausse de 2 %, un forfait à 10 € passerait à 10,20 €. Aucun plafond n’est évoqué et la liste des forfaits concernés n’a pas été publiée.

Sosh double la data, la facture suit

Chez Orange, la marque Sosh prévient les abonnés de son forfait 90 Go qu’ils passeront à 180 Go, plus 40 Go utilisables en Europe et dans les DOM, moyennant 2 € de plus par mois à partir du 17 novembre.

TPE et associations : des droits proches de ceux des particuliers

Nombre d’artisans, de commerçants et d’associations utilisent des offres grand public ou des forfaits pro standardisés. Or, depuis une ordonnance de mai 2021, l’essentiel des règles du Code de la consommation sur les contrats télécoms s’applique aussi aux micro-entreprises, petites entreprises et associations à but non lucratif, rappelle la DGCCRF. Sont visées les structures de moins de 50 personnes, dont le chiffre d’affaires ou le bilan ne dépasse pas 10 millions d’euros.

Un mois de préavis, quatre mois pour partir

L’article L. 224-33 impose à l’opérateur de notifier tout changement au moins un mois avant son application. Le client peut alors résilier sans frais pendant quatre mois, même en cours d’engagement. Trois exceptions : une modification exclusivement favorable au client, purement administrative, ou imposée par la loi.

La renonciation, angle mort des contrats pro

Une petite entreprise peut renoncer à ces protections, à condition que ce choix résulte d’un acte positif, jamais d’une case précochée. Les contrats ne sont pas toujours conformes : lors d’une enquête menée en 2022 et 2023 auprès de 37 opérateurs, la DGCCRF a relevé des anomalies chez près d’un sur quatre. Parmi elles : des engagements jusqu’à 63 mois au lieu de 24 et un délai de résiliation réduit à deux mois après une hausse tarifaire.

Hausse des forfaits mobiles : les réflexes à adopter

  • Datez chaque notification. Le délai de quatre mois court à partir du courriel ou du SMS : archivez-le.
  • Faites l’inventaire de vos lignes. Distinguez les offres grand public de celles souscrites au nom de la société. Une gestion de flotte mobile centralisée simplifie ce suivi.
  • Relisez vos conditions générales. Repérez la clause d’indexation (indice, fréquence, plafond) et une éventuelle renonciation à vos protections.
  • Raisonnez en coût global. Additionnez forfaits, accès internet professionnel et standard téléphonique plutôt que ligne par ligne.
  • Utilisez la portabilité. Souscrire ailleurs en gardant votre numéro résilie automatiquement l’ancien contrat.
  • Anticipez la fin de SFR. Si vos lignes y sont, préparez dès maintenant le cahier des charges de votre future téléphonie d’entreprise.

Conclusion

Cette nouvelle hausse des forfaits mobiles s’inscrit dans un marché en pleine recomposition : rachat de SFR, partage des fréquences 4G entre opérateurs, arrêt du réseau 2G d’Orange le 20 octobre. Si vous dirigez une TPE ou une association, vous disposez d’un délai légal pour réagir. Profitez-en pour remettre à plat vos contrats télécoms et regrouper vos lignes.

Vos forfaits augmentent ? Faites auditer vos contrats télécoms

Nos experts analysent vos lignes mobiles, vos box et votre standard, puis vous proposent une offre adaptée à votre entreprise ou à votre commune. Sans engagement.

Source : Clubic – SFR et RED by SFR augmentent leurs forfaits jusqu’à 5 euros par mois (17 octobre 2026)
Voir aussi : AlloForfait – Bouygues Telecom va réviser le prix de certains forfaits mobiles une fois par an (16 octobre 2026) ; Journal du Geek – Avant sa vente à la concurrence, SFR augmente le prix de ses forfaits (15 octobre 2026) ; AlloForfait – Sosh double la data du forfait 90 Go et augmente son prix (16 octobre 2026) ; iGeneration – SFR RED impose une hausse de prix à certains clients et glisse 20 Go en compensation (1er octobre 2026) ; DGCCRF – Contrats de communications électroniques : quelles dispositions pour les petits professionnels et les associations ? (fiche pratique) ; DGCCRF – Communications électroniques des petits pros : halte aux contrats non conformes (décembre 2025)

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Connexx GroupeHausse des forfaits mobiles : SFR, RED et Bouygues relèvent leurs tarifs

Sécurité des imprimantes : Canon greffe un EDR sur ses multifonctions

on octobre 18, 2026

Sécurité des imprimantes : Canon greffe un EDR sur ses multifonctions

La sécurité des imprimantes change d’échelle. Canon Europe prépare l’arrivée de « Printer EDR », une brique de détection et de réponse aux menaces intégrée à ses multifonctions de bureau, déployée par mise à jour du micrologiciel à partir de décembre 2026, selon The Recycler (16 octobre 2026).

Le principe de l’EDR (Endpoint Detection and Response) est connu des services informatiques : un agent surveille en continu le comportement d’un poste ou d’un serveur, repère les actions anormales et réagit seul. Canon transpose ce modèle au copieur. Le constructeur japonais revendique une première dans le secteur de l’impression. Selon BigGo Finance, cinq petits modèles de bureau en sont équipés d’origine depuis juin 2026 en Europe et en Asie ; au Japon, le déploiement doit couvrir 64 modèles de six gammes entre janvier et mars 2027.

Réseau d’entreprise reliant postes et multifonctions, illustration de la sécurité des imprimantes connectées

Un EDR qui surveille le copieur comme un poste de travail

D’après The Recycler, Printer EDR observe en permanence l’activité de la machine. Il croise deux méthodes :

  • des scénarios issus du référentiel MITRE ATT&CK, la base publique qui recense les techniques employées par les attaquants ;
  • une détection comportementale développée par Canon, qui analyse des enchaînements d’actions plutôt que des événements isolés.

Cette lecture par séquences vise les attaques avancées et les menaces internes, dont chaque geste paraît légitime pris séparément. BigGo cite un exemple : un salarié qui lance un volume inhabituel de numérisations tard le soir peut déclencher une alerte.

Blocage, restauration, alerte

En cas de détection, le système peut couper automatiquement une communication suspecte ou rétablir des paramètres modifiés. Les informations s’affichent sur le panneau de commande ; l’administrateur est prévenu par e-mail ou via un outil de gestion des journaux.

Quels modèles sont concernés ?

En Europe, la mise à jour vise notamment les gammes imageFORCE (C7165, C5100, 6100, C611, 8100, 710, C3100, 4100, C3026, série 4000), les imagePRESS C270 et C265, ainsi qu’une partie des imageRUNNER et imageRUNNER ADVANCE DX. Selon BigGo, les machines déjà installées en bénéficient sans coût supplémentaire.

Pourquoi le multifonction est devenu une cible

Un copieur moderne est un ordinateur en réseau : système d’exploitation, disque, carnet d’adresses, accès aux dossiers partagés, envoi d’e-mails. Il manipule des contrats, des fiches de paie, des pièces d’identité. Pour Canon Europe, ces appareils peuvent aussi servir de porte d’entrée vers le reste du système d’information.

Le cas rapporté par l’association japonaise de la bureautique JBMIA, cité par BigGo, l’illustre : une faille du vieux protocole de partage SMB 1.0, utilisé par la fonction serveur de fichiers d’un multifonction, a permis à un virus de se propager aux PC internes. Résultat : activité arrêtée, reprise longue, partenaires commerciaux touchés et transactions suspendues.

Longtemps, ces machines sont restées hors du périmètre de la politique de sécurité, gérées par les services généraux plutôt que par l’informatique. Canon n’est d’ailleurs pas seul sur ce terrain : HP propose aussi une offre de sécurité dédiée à l’impression.

Sécurité des imprimantes : ce que ça change pour les PME et les communes

Pour une PME ou une mairie, l’intérêt est double. D’abord, la protection arrive par simple mise à jour, sans boîtier ni licence annoncée pour les parcs compatibles. Ensuite, la sécurité informatique de l’entreprise peut enfin intégrer le copieur dans sa supervision, au même titre qu’un poste.

Les limites existent. BigGo relève les questions de surveillance des utilisateurs, de confidentialité et le risque de faux positifs susceptibles de gêner la production. Dans une commune, l’alerte d’un copieur ne sert à rien si personne ne la lit. Le contexte récent, marqué par les attaques DDoS prorusses contre des villes et des services de l’État, rappelle que les collectivités doivent couvrir tous leurs équipements connectés.

Les réflexes pour sécuriser son parc d’impression

Que votre parc soit Canon ou non, quelques mesures s’imposent dès maintenant :

  • Inventoriez vos machines : modèle, version du micrologiciel, emplacement réseau.
  • Appliquez les mises à jour : un contrat de maintenance de photocopieur doit inclure le suivi des firmwares.
  • Désactivez les protocoles hérités comme SMB 1.0 et les services inutiles.
  • Changez les mots de passe administrateur par défaut et activez l’impression sécurisée avec badge ou code.
  • Isolez les copieurs dans un segment dédié de vos réseaux d’entreprise.
  • Désignez un destinataire pour les alertes de sécurité, et testez la remontée.

Au moment de renouveler un contrat, intégrez ces critères dans le choix d’un photocopieur professionnel, au même niveau que la vitesse ou le coût à la page.

Conclusion

Avec Printer EDR, Canon fait passer le copieur du statut de périphérique à celui de terminal surveillé. La sécurité des imprimantes entre ainsi dans la logique déjà appliquée aux PC et aux serveurs. Pour en profiter, vérifiez la compatibilité de vos modèles, planifiez la mise à jour de décembre et, surtout, organisez qui traitera les alertes.

Votre parc de copieurs est-il protégé ?

Nos équipes auditent vos multifonctions, appliquent les mises à jour et sécurisent leur intégration au réseau. Sans engagement.

Source : The Recycler – Canon adds Printer EDR security (16 octobre 2026)
Voir aussi : BigGo Finance – Canon Becomes First in Industry to Commercialize EDR for Multifunction Printers, Rolling Out from 2027 (13 octobre 2026)

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Connexx GroupeSécurité des imprimantes : Canon greffe un EDR sur ses multifonctions

Attaques DDoS prorusses : ports, villes et services de l’État dans le viseur

on octobre 17, 2026

Attaques DDoS prorusses : ports, villes et services de l’État dans le viseur

Depuis le 13 octobre, une vague d’attaques DDoS prorusses frappe des cibles françaises : le SGDSN, des ports, des armateurs, mais aussi des villes et des départements. Aucune fuite de données n’est démontrée. Ces offensives par saturation posent pourtant une question très concrète aux PME et aux communes : que se passe-t-il quand leur site, leur portail ou leur standard ne répond plus ?

Le mardi 13 octobre, le site public du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) reste inaccessible plus de quatre heures, saturé par une attaque par déni de service distribué. L’institution, qui a confirmé l’incident révélé par France Inter, assure qu’aucune intrusion ni fuite de données n’a été constatée : son site public est séparé de ses systèmes internes. Un canal Telegram baptisé CyberTroll Team a revendiqué l’opération, sans attribution officielle.

Réseau saturé et service en ligne hors d’usage, illustration des attaques DDoS prorusses contre des sites français

Une semaine de revendications contre des cibles françaises

Ports et armateurs placés en alerte

Le mercredi 14 octobre, le M-CERT, centre de réponse aux incidents cyber du secteur maritime, a alerté ports, armateurs et prestataires d’attaques DDoS en cours ou imminentes, attribuées au collectif NoName057(16). Sur Telegram, le groupe a listé le Grand Port Maritime de Marseille, Port Atlantique La Rochelle, Marfret, la Compagnie Maritime Nantaise et Genavir. D’après Stratégies Logistique et FrenchBreaches, aucune interruption majeure n’a été publiquement confirmée.

Villes, départements et industriels sur les listes

Selon ZATAZ, les revendications publiées du 15 au 17 octobre visent aussi les villes de Saint-Malo et de Brest, les départements de la Vienne et du Gers, un portail de Business France, Renault Trucks ou encore le fabricant d’explosifs Eurenco. Le site spécialisé a constaté l’indisponibilité des sites signalés grâce à des tests d’accessibilité menés depuis plusieurs emplacements. Ces tests prouvent une coupure, pas sa cause.

Samedi 17 octobre, le site de la CAF et son application étaient à leur tour inaccessibles depuis plusieurs heures, selon FrenchBreaches. Une attaque DDoS est évoquée, sans confirmation officielle.

Une nébuleuse de groupes hacktivistes

Actif depuis 2022 contre l’Ukraine et ses soutiens, NoName057(16) s’appuie sur DDoSia, un logiciel que des volontaires rémunérés en cryptomonnaie font tourner sur leurs machines. L’opération Eastwood, coordonnée par Europol en juillet 2025, avait pourtant perturbé plus de 100 serveurs du groupe. CyberTroll Team, apparu début octobre, s’en dit affilié.

Au Havre, un terminal à l’arrêt rappelle le prix d’une panne

Au Havre, l’affaire est différente. Le soir du 13 octobre, un dysfonctionnement informatique a paralysé TNMSC, opérateur de terminal du domaine portuaire : conteneurs immobilisés, transbordements suspendus à l’import comme à l’export. Selon Tendance Ouest, même son service téléphonique semblait hors service. Haropa Port a reconnu des répercussions possibles sur les opérations.

La cause n’est pas officiellement établie et aucun élément public ne relie l’incident à la campagne DDoS, même si des salariés évoquent une cyberattaque. Franck Soulé, directeur exécutif du syndicat des transitaires du Havre (STH), redoute surcoûts et congestion à la réouverture. Pour les PME importatrices ou exportatrices, l’arrêt d’un terminal se lit directement dans les délais de livraison.

Attaques DDoS prorusses : un impact limité mais bien réel

Une attaque DDoS ne pénètre pas les systèmes. Elle inonde un serveur ou une liaison réseau de requêtes émises par des milliers de machines, jusqu’à saturation. D’après le rapport Threat Landscape 2026 de l’agence européenne ENISA, cité par FrenchBreaches, seules 23,8 % des revendications de NoName057(16) examinées ont été corroborées par des contrôles indépendants.

La menace s’installe pourtant. Selon l’ANSSI, citée par Armees.com, les attaques DDoS contre des cibles françaises avaient doublé en 2024 par rapport à 2023. Pour une commune, quelques heures de coupure bloquent un portail famille ou une prise de rendez-vous en ligne. Pour une entreprise, c’est la boutique en ligne ou l’extranet client qui tombe. À la différence de la récente cyberattaque des frigos de supermarchés, ni sabotage ni vol : juste un service qui ne répond plus.

Les réflexes pour rester joignable

  • Interrogez votre hébergeur et votre opérateur : le filtrage anti-DDoS est-il inclus, et jusqu’à quel volume ? Un réseau de diffusion de contenu (CDN) absorbe une partie du trafic.
  • Séparez la vitrine du cœur : comme au SGDSN, le site public ne doit pas partager l’infrastructure de vos systèmes internes. Un réseau d’entreprise cloisonné limite la casse.
  • Doublez votre accès : une fibre principale et un lien de secours 4G/5G ou chez un second opérateur, via une offre d’internet haut débit professionnel.
  • Prévoyez une téléphonie de secours : au Havre, les interlocuteurs du terminal n’étaient plus joignables que sur mobile. Un standard hébergé organise cette bascule vers les portables à l’avance. Notre guide du renvoi d’appel en entreprise détaille les options, et nos solutions de téléphonie d’entreprise intègrent ces scénarios.
  • Écrivez le mode dégradé : annuaire de crise hors ligne, message d’attente, canal alternatif et liste des contacts à prévenir (Cybermalveillance.gouv.fr, CSIRT régional, forces de l’ordre).

Les collectivités peuvent s’appuyer sur une démarche de cybersécurité dédiée aux communes, les entreprises sur un accompagnement en sécurité informatique.

Conclusion

Les attaques DDoS prorusses de cette mi-octobre ont surtout produit des revendications et quelques heures d’indisponibilité. Mais elles visent désormais aussi des villes et des départements, et elles s’inscrivent dans la durée. La bonne question n’est pas de savoir si votre site sera ciblé, mais combien de temps vous pouvez fonctionner sans lui. Vérifiez dès maintenant vos protections, vos liens de secours et votre plan de continuité.

Votre activité résisterait-elle à une coupure ?

Lien internet de secours, standard qui bascule sur les mobiles, cloisonnement du réseau : nos experts auditent votre continuité de service. Sans engagement.

Source : ZATAZ – Cyberattaques : des sites français ciblés par des pirates (17 octobre 2026)
Voir aussi : FrenchBreaches – Cyberattaques en France : des hackers prorusses s’en prennent aux ports, à la défense et à des sites de l’État (16 octobre 2026) ; Stratégies Logistique – Cybersécurité : les ports français dans la tourmente (16 octobre 2026) ; Armees.com – Cybersécurité : le SGDSN victime d’une attaque informatique (16 octobre 2026) ; Tendance Ouest – Le Havre. L’activité portuaire en partie à l’arrêt en raison d’un problème informatique (15 octobre 2026) ; Cyberattaque.org – Le Havre : une cyberattaque paralyse les Terminaux de Normandie (16 octobre 2026) ; FrenchBreaches – CAF en panne : le site inaccessible depuis plusieurs heures, un DDoS suspecté (17 octobre 2026)

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Connexx GroupeAttaques DDoS prorusses : ports, villes et services de l’État dans le viseur

Fibre en zone rurale : l’Arcep veut faire payer l’entretien des réseaux aux opérateurs

on octobre 17, 2026

Fibre en zone rurale : l’Arcep veut faire payer l’entretien des réseaux aux opérateurs

La fibre en zone rurale coûte plus cher à entretenir que prévu, et l’Arcep entend désormais que ce soient les fournisseurs d’accès qui règlent la note. Le 15 octobre 2026, le régulateur a publié un modèle de coûts et un projet de lignes directrices tarifaires qui pourraient relever de 0,50 à 2 euros par mois le prix de gros de nombreuses lignes.

Le texte vise les réseaux d’initiative publique (RIP), ces réseaux FttH (fibre jusqu’à l’abonné) construits à l’initiative des départements et des régions là où les opérateurs privés ne voulaient pas investir seuls. Ils sont exploités par des opérateurs d’infrastructure, qui louent ensuite les lignes à Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free et aux opérateurs dédiés aux entreprises. Le projet est ouvert à consultation publique jusqu’au 16 novembre 2026.

Schéma de réseaux de communication reliant des sites, illustrant l’entretien de la fibre en zone rurale

Un tarif plancher calculé réseau par réseau

Le cœur du dispositif porte sur le maintien en conditions opérationnelles (MCO), c’est-à-dire tout ce qui permet à un réseau de continuer à fonctionner une fois construit : maintenance préventive, réparations après incident, systèmes d’information. L’Arcep propose une méthode pour calculer, pour chaque RIP, un tarif récurrent mensuel minimum couvrant ces dépenses.

Un modèle retouché après la consultation du printemps

Une première version avait été soumise aux acteurs du secteur du 24 mars au 22 mai 2026. Selon le régulateur, les contributions l’ont conduit à revoir à la baisse le nombre estimé d’interventions curatives, mais à relever le taux de coûts indirects de maintenance et le poids des systèmes d’information.

Plus de la moitié des RIP sous leurs coûts

D’après les simulations de l’Arcep, environ la moitié des réseaux publics facturent aujourd’hui un prix inférieur aux coûts calculés. Pour la plupart d’entre eux, l’écart à combler se situe entre 0,50 et 2 euros par accès actif et par mois. Lorsque le tarif en vigueur ne couvre pas le MCO, le régulateur recommande aux parties de renégocier leurs contrats, sans imposer de grille contraignante.

Pourquoi l’entretien de la fibre rurale dérape

Le sujet n’est pas nouveau. En juillet, le syndicat Ardèche Drôme Numérique, une trentaine d’autres collectivités et l’Avicca avaient demandé une révision des redevances, rapportait Solutions Numériques. Les distances plus longues, les câbles aériens exposés aux intempéries et un taux d’adoption plus faible renchérissent l’exploitation.

  • La Cour des comptes relevait en avril 2025 que neuf RIP sur dix dépassaient leur plan d’affaires initial, avec des coûts d’exploitation ruraux deux à quatre fois supérieurs aux estimations.
  • Le coût moyen de maintenance d’une ligne active serait passé de 0,80 euro par mois en 2015 à une fourchette de 1,65 à 2,60 euros, alors que la grille tarifaire de 2015 n’avait pas été actualisée.
  • Le Sénat a adopté le 8 avril une proposition de loi du sénateur Patrick Chaize créant un fonds de péréquation alimenté par les opérateurs de plus de 100 000 abonnés ; le texte doit encore passer devant l’Assemblée nationale.

La couverture, elle, est presque achevée : au 30 juin 2026, 95,3 % des locaux étaient raccordables et 85 % des abonnés haut et très haut débit fixes passaient par la fibre, selon l’Arcep.

Ce que la fibre en zone rurale va changer pour entreprises et communes

Pas de hausse d’abonnement annoncée

Les montants évoqués concernent les tarifs de gros payés par les fournisseurs d’accès, souligne Univers Freebox : aucune augmentation des offres de détail n’est annoncée à ce stade. Les opérateurs commerciaux pourraient toutefois chercher à répercuter une partie de ce surcoût lors des prochaines révisions de grilles, en particulier sur les offres professionnelles.

Des collectivités en position de renégocier

Pour les départements et syndicats mixtes propriétaires des RIP, le texte fournit un outil chiffré pour rouvrir les contrats d’accès. L’objectif affiché est de pérenniser les réseaux sans nouvel argent public. Les raccordements complexes et les investissements de résilience, eux, sont exclus et feront l’objet de travaux distincts.

La qualité de service au centre du jeu

L’Arcep rappelle ses autres priorités : terminer les déploiements avant la fermeture du réseau cuivre et la fin de l’ADSL, et mieux traiter les pannes comme les échecs de raccordement.

Les bons réflexes pour sécuriser votre connexion

Si vos sites sont situés en zone rurale ou périurbaine, quelques précautions s’imposent dès maintenant :

Conclusion

En fixant un tarif plancher pour l’entretien des RIP, l’Arcep tente de solder une équation financière laissée en suspens depuis dix ans. Pour les utilisateurs, l’enjeu n’est pas tant le prix que la fiabilité de la fibre en zone rurale sur la durée. Vous exploitez des sites hors des grandes agglomérations ? C’est le bon moment pour auditer vos contrats et votre redondance réseau.

Votre connexion fibre est-elle assez robuste ?

Nos experts auditent vos accès, vos liens de secours et votre téléphonie, partout en France. Sans engagement.

Source : Arcep – Pérennité économique des réseaux en fibre optique d’initiative publique : modèle de coûts et projet de lignes directrices tarifaires (15 octobre 2026)
Voir aussi : Univers Freebox – Fibre : l’Arcep pousse à faire payer davantage Free, Orange, SFR et Bouygues pour leurs abonnés dans les zones rurales (16 octobre 2026)
AlloForfait – Pérennité des RIP : l’Arcep estime que l’augmentation des tarifs pourrait atteindre 2 €/mois (16 octobre 2026)
Solutions Numériques – Fibre optique en zone rurale : des collectivités réclament une révision des tarifs (20 juillet 2026)

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Connexx GroupeFibre en zone rurale : l’Arcep veut faire payer l’entretien des réseaux aux opérateurs

Partage des fréquences 4G : l’Arcep ouvre la bande 1800 MHz aux sites ruraux saturés

on octobre 16, 2026

Partage des fréquences 4G : l’Arcep ouvre la bande 1800 MHz aux sites ruraux saturés

Le partage des fréquences 4G entre les quatre opérateurs mobiles s’étend à une nouvelle bande. Dans une décision rendue publique le 13 octobre 2026, l’Arcep autorise Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR à exploiter en commun leurs fréquences 1800 MHz sur une partie des antennes qu’ils partagent déjà. Cible prioritaire : les sites ruraux dont le trafic sature.

Le texte porte le numéro 2026-1733. Le collège du régulateur l’a adopté le 29 septembre, après examen d’un avenant notifié par les opérateurs le 1er juin 2026. Cet avenant modifie le contrat de partage de sites mobiles qu’ils ont signé le 26 juillet 2019 pour étendre la couverture des territoires. Entre le 14 et le 15 octobre, Écran Mobile, Univers Freebox, AlloForfait et Freenews ont détaillé la mesure. Elle ne concerne que la 4G : la 5G reste hors du périmètre.

Antennes et réseaux de communication mobile illustrant le partage des fréquences 4G entre opérateurs en zone rurale

Ce que l’Arcep autorise concrètement

Une antenne, les fréquences de quatre opérateurs

Le mécanisme retenu relève du RAN sharing, le partage du réseau d’accès radio, c’est-à-dire des antennes et des équipements qui les pilotent. Sur ces sites mutualisés, chaque opérateur pourra désormais émettre à la fois sur ses propres fréquences 1800 MHz et sur celles de ses trois concurrents. Juridiquement, l’opération passe par des locations réciproques de fréquences, soumises à l’accord du régulateur.

75 MHz duplex mis en commun

La décision liste les blocs que chaque titulaire met à disposition des trois autres. En bande 1800 MHz, les blocs sont appariés : une moitié pour la voie montante (du téléphone vers l’antenne), l’autre pour la voie descendante.

  • Orange : 2 × 20 MHz ;
  • SFR : 2 × 20 MHz ;
  • Bouygues Telecom : 2 × 20 MHz ;
  • Free Mobile : 2 × 15 MHz.

Selon Écran Mobile, chaque opérateur pourra ainsi diffuser sur les sites retenus l’ensemble des 75 MHz duplex, et non plus sa seule part. Un gain de spectre obtenu sans construire de nouveau pylône.

Partage des fréquences 4G : les sites ruraux en première ligne

Les programmes de couverture concernés

L’autorisation ne vaut pas pour l’ensemble du territoire. Elle se limite aux antennes bâties dans le cadre des programmes publics d’extension de couverture :

  • les programmes historiques « zones blanches – centres-bourgs » et le RAN sharing 3G ;
  • le programme « France Mobile » ;
  • le dispositif de couverture ciblée (DCC), dont les zones sont fixées chaque année par arrêté. L’Arcep y recensait 4 354 sites en service au 30 juin 2026.

Parmi ces antennes, l’avenant vise d’abord celles dont le trafic est le plus saturé. D’après Freenews, plus de 3 900 sites sont déjà partagés par les quatre opérateurs dans les zones très rurales. Dès 2019, l’Arcep avait autorisé la mise en commun des bandes 700 et 800 MHz sur ce périmètre ; la nouvelle décision étend le principe au 1800 MHz.

Ce qui reste à préciser

Ni l’Arcep ni les opérateurs n’ont publié la liste des sites retenus, le calendrier d’activation ou le gain de débit attendu. L’avenant lui-même n’a pas été rendu public. Les locations courent jusqu’au 24 mars 2031, date à laquelle expirent les autorisations 1800 MHz d’Orange et de SFR.

Ce que ça change pour les entreprises et les communes

Pour le régulateur, l’accord ne contrarie pas ses objectifs, parmi lesquels la concurrence et l’aménagement du territoire. Chaque opérateur conserve ses obligations de déploiement et continue de payer ses redevances. Il ne s’agit ni d’une fusion de réseaux, ni d’itinérance.

Aucune démarche côté abonné

Pas de changement de carte SIM, de forfait ou de paramétrage, souligne Freenews. Une PME ou une mairie desservie par l’une de ces antennes devrait simplement bénéficier de davantage de capacité aux heures chargées ou lors d’un événement local.

Plus de capacité, pas plus de couverture

La mesure soulage des antennes existantes ; elle n’en crée pas. Un hameau sans pylône reste sans réseau. Pour les activités qui dépendent du mobile en zone rurale, le bénéfice peut toutefois être tangible : forfaits mobiles des équipes terrain, terminaux de paiement, box 4G, alarmes ou caméras de vidéoprotection raccordées en 4G. L’enjeu est d’autant plus net que de nombreux équipements migrent vers la 4G avec la fin de la 2G chez Orange.

Connectivité mobile en zone rurale : les réflexes à adopter

  • Mesurez la qualité réelle du réseau sur chacun de vos sites, opérateur par opérateur, plutôt que de vous fier aux seules cartes de couverture.
  • Vérifiez la compatibilité 4G de vos équipements critiques : transmetteurs d’alarme, terminaux de paiement, téléassistance.
  • Prévoyez un accès de secours : une connexion internet très haut débit doublée d’un lien 4G/5G, avec bascule automatique sur votre réseau d’entreprise.
  • Équipez vos collaborateurs itinérants d’un accès nomade sécurisé au système d’information.
  • Pour les communes : documentez les secteurs saturés ou mal couverts et faites-les remonter lors de l’identification annuelle des zones du DCC, en parallèle du suivi de la fin de l’ADSL sur votre territoire.

Conclusion

Le partage des fréquences 4G en bande 1800 MHz est une mesure technique mais concrète : plus de spectre sur les antennes rurales les plus chargées, sans nouvelle infrastructure ni démarche des abonnés. Son effet réel dépendra du nombre de sites activés et du rythme de mise en service, encore inconnus. Pour vos sites en zone rurale, ne misez pas tout sur un seul lien : auditez votre connectivité, sécurisez vos équipements critiques et prévoyez une solution de secours.

Votre connectivité mobile tient-elle la charge ?

Nos équipes auditent votre couverture, vos forfaits et vos accès de secours pour fiabiliser vos sites, en zone rurale comme en ville. Sans engagement.

Source : Freenews – Partage des fréquences 1 800 MHz : qu’est-ce que c’est ? (15 octobre 2026)
Voir aussi : Écran Mobile – 4G : l’Arcep autorise les quatre opérateurs à partager la bande 1800 MHz (14 octobre 2026) ; Univers Freebox – Free Mobile, Orange, Bouygues Telecom et SFR désormais autorisés par l’Arcep à se louer mutuellement des fréquences 4G (14 octobre 2026) ; Arcep – Mutualisation de fréquences en bande 1800 MHz (13 octobre 2026) ; Arcep – Décision n° 2026-1733 du 29 septembre 2026 ; Arcep – Couverture mobile et dispositif de couverture ciblée (24 septembre 2026)

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Connexx GroupePartage des fréquences 4G : l’Arcep ouvre la bande 1800 MHz aux sites ruraux saturés