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Cyberattaque collectivités : Cholet et les Portes du Berry touchées

on octobre 31, 2026

Deux cyberattaques contre des collectivités en quelques jours : la ville et l’agglomération de Cholet ont perdu une partie de leur téléphonie et de leur messagerie le 30 octobre, tandis qu’une intercommunalité du Cher admet une possible fuite de données d’habitants. Deux scénarios différents, une même leçon pour les mairies et les PME qui travaillent avec elles.

Vendredi 30 octobre 2026, plusieurs services de la Ville de Cholet et de Cholet Agglomération (Maine-et-Loire) sont devenus difficiles à joindre. D’après Cyberattaque.org, les perturbations touchent surtout les communications : appels téléphoniques et courriels. Une cyberattaque est suspectée, sans confirmation technique à ce stade. Deux jours plus tôt, la communauté de communes des Portes du Berry, dans le Cher, rendait public un incident détecté le 12 octobre, qui a rendu des données inaccessibles et pourrait avoir exposé des dossiers déposés par les habitants.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour les systèmes d'une collectivité visée par une cyberattaque

Cholet : téléphone et messagerie perturbés, une cellule de crise activée

Le site de la commune reste en ligne, signe que tous les outils numériques ne sont pas affectés. Les responsables de la ville et de l’agglomération ont mis en place une cellule de crise chargée de suivre la situation et de rétablir les services.

Les faits établis

  • Plusieurs services administratifs sont difficiles à joindre par téléphone et par mail.
  • Aucune fuite de données n’a été constatée à ce stade, selon les informations relayées par Cyberattaque.org.
  • Aucune revendication, aucun groupe ni logiciel malveillant n’a été identifié publiquement.

Les points à confirmer

L’origine exacte de la panne n’est pas connue : intrusion avérée ou coupures préventives décidées par les équipes informatiques. Le média rappelle aussi que la ville avait alerté, le 16 octobre, sur des SMS frauduleux usurpant son identité. Aucun lien n’est établi entre cette campagne et les perturbations du 30 octobre.

Portes du Berry : des dossiers d’urbanisme potentiellement exposés

Le cas berrichon est plus avancé. La communauté de communes, qui regroupe 12 communes et environ 9 700 habitants autour de Jouet-sur-l’Aubois, confirme une attaque contre son système d’information. Selon Fuites Infos, les données concernées relèvent de l’urbanisme et du SPANC (service public d’assainissement non collectif) : état civil, coordonnées, informations sur les démarches et pièces justificatives.

  • Le vol de données ne peut être ni confirmé ni exclu, indique la collectivité.
  • Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie et la violation a été notifiée à la CNIL.
  • Les habitants sont invités à se méfier des appels, SMS et mails inhabituels, même s’ils mentionnent une démarche réelle.

Ce dernier point est central : une donnée administrative authentique rend un hameçonnage (phishing) beaucoup plus crédible. Un faux message citant un vrai permis de construire ou un vrai contrôle d’assainissement a toutes les chances d’être cru.

Cyberattaques : les enseignements pour les collectivités

Les deux affaires illustrent deux faces du même risque. À Cholet, c’est la continuité de service qui est atteinte : quand le standard et la messagerie tombent, l’usager ne peut plus joindre sa mairie. Dans le Cher, c’est la confidentialité qui est en jeu, avec des documents d’identité potentiellement dans la nature.

Pour les petites structures, l’enjeu est aussi organisationnel. Une intercommunalité de moins de 10 000 habitants dispose rarement d’une équipe informatique dédiée, ce qui allonge le délai entre détection et communication. Dans le cas des Portes du Berry, l’annonce publique, relevée le 28 octobre, intervient plus de deux semaines après la découverte de l’incident. Le sujet rejoint les constats déjà posés sur les fuites de données et le vol d’identifiants dans les organisations françaises.

Les réflexes à adopter dans votre commune ou votre entreprise

Avant l’incident

  • Séparez les flux critiques : une téléphonie d’entreprise hébergée et indépendante du serveur de messagerie évite de perdre tous les canaux en même temps.
  • Segmentez le réseau informatique de vos sites pour qu’une intrusion ne se propage pas d’un service à l’autre.
  • Tenez à jour vos serveurs exposés sur Internet : les failles critiques des serveurs web restent une porte d’entrée fréquente.
  • Prévoyez des sauvegardes déconnectées et testées, ainsi qu’un numéro de repli communiqué aux agents.

Pendant et après l’incident

  • Isolez les postes et serveurs suspects, puis activez une cellule de crise avec des rôles définis.
  • Notifiez la CNIL dans les 72 heures en cas de violation de données personnelles, comme l’impose le RGPD, et déposez plainte.
  • Informez rapidement les usagers et rappelez-leur de ne jamais transmettre de pièces ou de coordonnées bancaires sur sollicitation.

Un audit de sécurité informatique permet de vérifier ces points un par un, avant d’en avoir besoin.

Cyberattaque des collectivités : l’essentiel à retenir

Cholet et les Portes du Berry rappellent qu’une cyberattaque contre une collectivité touche autant le quotidien des agents que la vie privée des habitants. Les enquêtes diront l’origine exacte des incidents. En attendant, vous pouvez agir sur ce qui dépend de vous : redondance des communications, sauvegardes, mises à jour et sensibilisation des équipes. Notre offre de cybersécurité pour les collectivités est pensée pour les communes et intercommunalités qui n’ont pas de DSI interne.

Questions fréquentes sur les cyberattaques des collectivités

Que s’est-il passé à Cholet le 30 octobre 2026 ?

Plusieurs services de la Ville et de l’agglomération sont devenus difficiles à joindre par téléphone et par courriel. Une cyberattaque est suspectée, sans confirmation technique à ce stade, et une cellule de crise a été activée. Aucune fuite de données n’a été constatée à ce stade.

Quelles données sont concernées aux Portes du Berry ?

Les dossiers d’urbanisme et du service d’assainissement non collectif (SPANC) sont en cause : état civil, coordonnées, démarches et pièces justificatives. La collectivité indique que le vol ne peut être ni confirmé ni exclu. Elle a déposé plainte et notifié la CNIL.

Quel délai pour notifier une violation de données à la CNIL ?

Le RGPD impose une notification dans les 72 heures en cas de violation de données personnelles. Pensez aussi à déposer plainte, à isoler les postes suspects et à prévenir rapidement les usagers.

Comment une mairie peut-elle garder le contact pendant une cyberattaque ?

Séparez la téléphonie de la messagerie et préparez un numéro de repli connu des agents. Vérifiez aussi vos équipements : les pare-feu après les failles Fortinet et les mobiles des agents après la faille SMS Android.

Votre mairie est-elle prête face à une cyberattaque ?

Nos experts évaluent votre téléphonie, votre réseau et vos sauvegardes et vous proposent un plan d’action concret. Sans engagement.

Source : Cyberattaque.org – Cholet : une cyberattaque perturbe les services de la Ville et de l’agglomération (30 octobre 2026)
Voir aussi : Fuites Infos – Communauté de communes des Portes du Berry : cyberattaque et violation de données (28 octobre 2026)
Voir aussi : Cyberattaque.org – Portes du Berry : une cyberattaque menace les dossiers personnels des habitants (28 octobre 2026)

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Eutelsat IRIS² : l’internet satellite européen vise 10 milliards d’euros

on octobre 30, 2026

Avec Eutelsat IRIS², la constellation européenne passe du projet au chantier. L’opérateur franco-britannique a annoncé le 29 octobre 2026 qu’il attend plus de 10 milliards d’euros de revenus commerciaux entre 2032 et 2040, pour des premiers lancements prévus dès 2029.

L’annonce a été publiée jeudi en fin d’après-midi, en même temps que le chiffre d’affaires du premier trimestre de l’exercice 2026-2027, clos le 30 septembre. Porté par l’Union européenne pour garantir des communications sécurisées, le programme IRIS² est entré en phase de construction après la conclusion des négociations baptisées « Rendez-vous 1 ». Eutelsat, propriétaire de OneWeb, en pilote le segment en orbite basse (LEO, pour Low Earth Orbit). Plusieurs médias, dont Reuters et Business AM, le présentent comme l’alternative européenne à Starlink.

Illustration « France Très Haut Débit » : compteur de débit et carte stylisée, pour la connectivité de la constellation Eutelsat IRIS²

Un carnet de commandes gonflé par IRIS²

Le premier effet est comptable. Selon le communiqué du groupe relayé par Refrance, le carnet de commandes atteint 12,1 milliards d’euros au 30 septembre, contre 3,4 milliards fin juin. Le saut vient presque entièrement d’IRIS² : 8,9 milliards d’euros liés à la conception et à la construction de la constellation, reconnus pour l’essentiel entre 2027 et 2031.

Un trimestre en demi-teinte

  • Le chiffre d’affaires des quatre activités opérationnelles recule de 2,1 % à périmètre et change constants, à 278,3 millions d’euros, sous le consensus des analystes (environ 291 millions).
  • La vidéo chute de 17,8 % à 110 millions d’euros.
  • L’orbite basse progresse de 30,1 % à 70,9 millions d’euros ; le groupe vise plus de 30 % de croissance sur l’exercice.
  • Les services aux gouvernements gagnent 14,3 %, à 60,3 millions d’euros, portés notamment par la demande de connectivité souveraine et un accord-cadre avec le ministère des Armées.

Le basculement est net : la connectivité pèse désormais 60 % de l’activité, la vidéo 40 %.

Eutelsat IRIS² : 330 satellites et un calendrier étalé jusqu’en 2032

Le déploiement prévu par Eutelsat

Eutelsat concevra, déploiera et exploitera la partie LEO de la constellation : 264 satellites bi-bande Mil-Ka/Ku et 66 satellites Mil-Ka, soit 330 engins. La bande Mil-Ka est réservée aux usages militaires et gouvernementaux ; la bande Ku portera les services commerciaux. L’opérateur investira 3,39 milliards d’euros entre 2027 et 2034 : 2,23 milliards pour l’infrastructure partagée du programme, 1,16 milliard pour sa propre infrastructure commerciale. En échange, il disposera de plus du double de la capacité actuelle de OneWeb.

Un déploiement en trois temps

  • 2029 : premiers lancements, avec des satellites exploités uniquement en bande Ka.
  • 2030 : premiers services, selon Reuters et Business AM.
  • Mi-2032 : constellation commerciale en bande Ku pleinement opérationnelle, d’après le communiqué du groupe.

OneWeb renforcé en parallèle

La flotte actuelle, qui compte déjà plus de 600 satellites selon Business AM, sera complétée par 229 satellites supplémentaires d’ici 2034, pour environ 1 milliard d’euros. Une autorisation de démarrer les travaux industriels a été signée en septembre avec Airbus Defence and Space, et deux tirs d’Ariane 6 sont réservés pour 2027 et 2028.

Internet par satellite européen : les conséquences pour les entreprises et les communes

À court terme, rien. Les services commerciaux d’IRIS² n’arriveront pas avant 2030, et la pleine capacité pas avant mi-2032. D’ici là, l’orbite basse reste dominée par Starlink, qui vise désormais les smartphones avec le lancement de Starlink Mobile au Brésil. OneWeb, présenté par Business AM comme le seul concurrent actuel de Starlink en orbite basse, est déjà en service.

À moyen terme, trois enjeux se dessinent :

  • La souveraineté : pour les collectivités et les services publics, une infrastructure pilotée par un opérateur européen réduit la dépendance aux technologies américaines, un enjeu souligné par la presse économique.
  • La résilience : un lien satellite en orbite basse, plus proche de la Terre qu’un satellite géostationnaire et donc à faible latence, peut prendre le relais quand la fibre ou les antennes tombent, comme lors de la tempête Austen et ses antennes privées de courant.
  • Le choix : l’arrivée d’une capacité européenne s’ajoute aux initiatives des opérateurs du continent, déjà réunis dans une alliance satellite face à Starlink.

Les bons réflexes en attendant la constellation

Sécuriser l’accès principal

Le satellite reste un complément : pour un siège ou une mairie, la priorité demeure la fibre, de type FTTO (fibre dédiée avec débit et rétablissement garantis) si l’activité l’exige. Vérifiez votre éligibilité et vos options d’accès internet très haut débit professionnel.

Prévoir un lien de secours

  • Doublez le lien principal par une 4G/5G ou un accès satellite, avec bascule automatique gérée par le routeur ou un équipement SD-WAN (pilotage logiciel de plusieurs liens).
  • Faites auditer votre architecture de réseaux d’entreprise multi-sites pour identifier les points de défaillance unique.
  • Pour les chantiers, agents techniques ou sites isolés, étudiez les solutions d’accès nomade sécurisé.

Rester agile sur les contrats

  • Privilégiez des engagements courts ou modulables sur les liens satellite : le marché va évoluer fortement d’ici 2032.
  • Chiffrez systématiquement les flux, quel que soit le support ; les communes peuvent s’appuyer sur un accompagnement dédié en cybersécurité des collectivités.

Eutelsat IRIS² : l’essentiel à retenir

Avec Eutelsat IRIS², l’Europe se donne enfin les moyens industriels d’une connectivité spatiale souveraine, mais l’horizon reste celui de 2030. Pour vos sites, la bonne stratégie se construit dès maintenant : une fibre robuste, un second lien indépendant et des contrats assez souples pour intégrer demain une offre européenne.

Questions fréquentes sur Eutelsat et IRIS²

Qu’est-ce que la constellation IRIS² ?

IRIS² est le programme de l’Union européenne destiné à garantir des communications sécurisées par satellite. Eutelsat en pilote le segment en orbite basse : 330 satellites, dont 264 bi-bande Mil-Ka/Ku et 66 Mil-Ka.

Quand IRIS² sera-t-il disponible ?

Les premiers lancements sont prévus en 2029 et les premiers services en 2030, selon Reuters et Business AM. La constellation commerciale en bande Ku doit être pleinement opérationnelle à la mi-2032, d’après le communiqué du groupe.

Combien Eutelsat investit-il dans IRIS² ?

L’opérateur prévoit 3,39 milliards d’euros entre 2027 et 2034 : 2,23 milliards pour l’infrastructure partagée et 1,16 milliard pour son infrastructure commerciale. Il attend plus de 10 milliards d’euros de revenus commerciaux entre 2032 et 2040.

Faut-il attendre IRIS² pour prévoir un lien de secours ?

Non, car les services commerciaux d’IRIS² n’arriveront pas avant 2030. Un lien 4G/5G ou satellite peut doubler dès maintenant votre accès principal, avec un engagement court sur ce poste. Autre dépendance à vérifier sur vos équipements : le DNS Quad9, coupé en France le 24 novembre.

Besoin d’un lien de secours fiable pour vos sites ?

Nos experts auditent votre connectivité et conçoivent une architecture fibre, 4G/5G ou satellite adaptée à votre activité. Sans engagement.

Source : Refrance – Eutelsat : IRIS² entre en construction, 8,9 milliards d’euros au carnet et la vidéo en chute de 17,8 % (30 octobre 2026)
Voir aussi : Business AM – Eutelsat prévoit plus de 10 milliards d’euros de recettes grâce au réseau satellitaire européen IRIS² (30 octobre 2026) ; Boursorama (Reuters) – Eutelsat prévoit plus de €10 mds de CA en 2032-2040 avec Iris² (29 octobre 2026)

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Connexx GroupeEutelsat IRIS² : l’internet satellite européen vise 10 milliards d’euros

Fin du cuivre Orne : téléphone fixe et ADSL coupés le 31 janvier 2027

on octobre 30, 2026

La fin du cuivre dans l’Orne a désormais une date : le 31 janvier 2027, Orange arrêtera définitivement la ligne téléphonique classique et l’ADSL dans quinze communes, dont Argentan et L’Aigle. Entreprises, commerces et mairies concernés ont un peu plus de trois mois pour basculer.

L’annonce a été relayée le 28 octobre 2026 par Tendance Ouest, à l’occasion de l’ouverture à la presse d’un central téléphonique d’Orange situé près d’Argentan. Le bâtiment a été dimensionné pour 24 000 lignes. Il n’en dessert plus que 145 encore actives sur le réseau cuivre. Le constat illustre l’état d’avancement de la migration : l’essentiel des abonnés est déjà passé à la fibre, mais un reliquat de lignes, souvent professionnelles ou techniques, reste à traiter avant la coupure.

Illustration « France Très Haut Débit » : compteur de débit et carte stylisée, pour la fin du cuivre dans l'Orne

Fin du cuivre : quinze communes de l’Orne dans le prochain lot

Le lot ornais réunit deux bassins. Autour d’Argentan : Argentan, Aunou-le-Faucon, Boischampré, Juvigny-sur-Orne, Sai, Sarceaux et Sévigny. Autour de L’Aigle : L’Aigle, Chandai, Rai, Saint-Martin-d’Écublei, Saint-Michel-Tubœuf, Saint-Ouen-sur-Iton, Saint-Sulpice-sur-Risle et Vitrai-sous-L’Aigle.

À partir du 31 janvier 2027, deux services disparaissent sur ces communes :

  • la téléphonie fixe analogique (le RTC, réseau téléphonique commuté, branché sur la prise en T) ;
  • l’accès internet ADSL et ses déclinaisons sur paire de cuivre.

La Normandie n’en est pas à son premier lot. D’après Tendance Ouest, des fermetures ont déjà eu lieu en 2026, notamment à Hérouville-Saint-Clair (Calvados) et dans trois communes de l’Eure. À l’échelle nationale, le démantèlement du réseau historique doit s’achever d’ici 2030. Connexx a déjà détaillé ce calendrier dans son dossier sur la fin de la 2G et l’extinction des anciens réseaux.

Fibre à 95 %, mais des alternatives pour les cas difficiles

Selon Rémy Colaprete, délégué régional d’Orange en Normandie, cité par Tendance Ouest, 95 % du territoire ornais est fibré. L’opérateur reconnaît toutefois que certains locaux posent des difficultés de raccordement, ou que des occupants refusent les travaux nécessaires.

Les solutions de repli évoquées

  • une box 4G ou 5G, qui passe par le réseau mobile ;
  • un accès internet par satellite, pour les sites isolés.

Un argument technique en faveur de la fibre

Un technicien de maintenance d’Orange interrogé sur place rappelle les faiblesses du cuivre : sensibilité à la pluie et à l’oxydation, débits plafonnés de l’ADSL. La fibre, composée de brins de verre plus fins qu’un cheveu, permet aussi des câbles plus compacts pour un même nombre d’abonnés.

Orange indique enfin contacter les abonnés concernés à plusieurs reprises durant l’année qui précède la fermeture : appels, courriels, courriers et visites à domicile.

Coupure du cuivre : les conséquences pour les entreprises et les mairies

Pour un particulier, la bascule se résume souvent à changer de box. Pour une entreprise ou une collectivité, l’inventaire est plus long. Le cuivre ne transporte pas seulement la ligne du standard : il alimente aussi des équipements que l’on oublie, car ils fonctionnent sans intervention depuis des années.

  • Lignes de secours : fax, ligne de dépannage, numéro d’astreinte ;
  • Transmetteurs d’alarme et de télésurveillance reliés à un poste de surveillance ;
  • Téléphones d’ascenseur et bornes d’appel d’urgence ;
  • Terminaux de paiement anciens raccordés en ligne fixe ;
  • Équipements techniques des communes : télégestion de stations de pompage, sirènes, contrôle d’accès de bâtiments publics.

Chacun de ces usages doit migrer vers une liaison IP (fibre, 4G/5G) ou vers un module de transmission compatible. À défaut, l’équipement cessera simplement de communiquer le 1er février 2027, sans signal visible. L’enjeu est particulier pour les alarmes et les ascenseurs, dont la défaillance n’apparaît souvent qu’au moment où l’on en a besoin.

Réflexes : que faire avant la coupure

Si vos sites se trouvent dans l’une des quinze communes, ou dans un futur lot, voici les étapes à engager dès maintenant.

1. Recenser toutes les lignes cuivre

Listez les numéros facturés sur vos factures télécoms et identifiez à quoi sert chacun. Une ligne « inconnue » est souvent celle d’une alarme ou d’un ascenseur.

2. Choisir l’accès de remplacement

Vérifiez l’éligibilité de chaque site à la fibre. Pour un usage professionnel, une offre avec garantie de temps de rétablissement est à privilégier. Nos équipes accompagnent ce choix via notre offre d’accès internet haut débit et fibre pour les entreprises, avec un lien 4G/5G de secours lorsque le site l’exige.

3. Basculer la téléphonie en IP

Le numéro historique peut être conservé grâce à la portabilité. La ligne analogique est remplacée par une téléphonie fixe professionnelle en VoIP ou par un standard téléphonique d’entreprise hébergé.

4. Faire tester les équipements de sécurité

Demandez à votre installateur de valider la transmission des alarmes et de la vidéoprotection sur le nouvel accès. Les communes peuvent profiter de l’occasion pour revoir l’architecture de leur réseau multisite.

5. Anticiper les sites sans fibre

Pour les bâtiments isolés, comparez box 4G/5G et satellite. Le sujet rejoint celui des zones où la fibre reste non raccordable.

Fin du cuivre dans l’Orne : l’essentiel à retenir

La fin du cuivre dans l’Orne ne concerne que quinze communes au 31 janvier 2027, mais elle préfigure ce qui attend tout le territoire d’ici 2030. Le calendrier est connu, les solutions de remplacement existent : le risque tient surtout aux lignes oubliées. Un inventaire réalisé dès maintenant vous laisse le temps de migrer sans coupure de service, plutôt que dans l’urgence de janvier.

Questions fréquentes sur la fin du cuivre dans l’Orne

Quelles communes de l’Orne sont concernées le 31 janvier 2027 ?

Quinze communes sont concernées : Argentan, Aunou-le-Faucon, Boischampré, Juvigny-sur-Orne, Sai, Sarceaux, Sévigny, L’Aigle, Chandai, Rai, Saint-Martin-d’Écublei, Saint-Michel-Tubœuf, Saint-Ouen-sur-Iton, Saint-Sulpice-sur-Risle et Vitrai-sous-L’Aigle.

Quels services s’arrêtent à la fin du cuivre ?

La téléphonie fixe analogique (RTC, branchée sur la prise en T) et l’accès internet ADSL s’arrêtent. Les équipements encore raccordés, comme les alarmes, les téléphones d’ascenseur ou certains terminaux de paiement, cessent aussi de communiquer s’ils n’ont pas migré.

Peut-on garder son numéro de téléphone après la fin du cuivre ?

Oui, la portabilité permet de conserver le numéro historique lors du passage à une téléphonie en VoIP ou à un standard hébergé. Le même droit s’applique si votre opérateur change, comme lors du rachat de SFR.

Que faire si un site n’est pas raccordable à la fibre ?

Orange évoque deux solutions de repli : une box 4G ou 5G et un accès internet par satellite pour les sites isolés. Une fois les lignes coupées, les fils restent en place plusieurs années : notre article sur la dépose des câbles cuivre Orange explique la suite.

Vos lignes cuivre sont-elles prêtes pour la coupure ?

Connexx audite vos lignes, alarmes et accès internet, puis organise la bascule vers la fibre et la VoIP. Sans engagement.

Source : Tendance Ouest – Orne. Plus que 145 lignes actives : le réseau cuivre vit ses derniers mois (28/10/2026)
Voir aussi : Angers Info – Dans l’Orne, le réseau cuivre tirera sa révérence le 31 janvier 2027 dans quinze communes (28/10/2026)

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Connexx GroupeFin du cuivre Orne : téléphone fixe et ADSL coupés le 31 janvier 2027

Copieurs Canon : ventes en hausse, volumes en baisse au troisième trimestre 2026

on octobre 29, 2026

Canon a publié le 27 octobre ses comptes du troisième trimestre 2026. En bureautique, les copieurs Canon rapportent davantage mais se vendent en moins grand nombre : le chiffre d’affaires des multifonctions de bureau progresse de 4,2 % en yens, tandis que les volumes reculent de 5 %. Un signal à décrypter avant de renouveler un parc.

Sur la période juillet-septembre, le groupe japonais affiche des ventes record pour un troisième trimestre, à 1 158,8 milliards de yens (+4,9 %). Le résultat opérationnel grimpe de 10,3 %, à 97,1 milliards, et le résultat net de 18,2 %. Canon abaisse pourtant son objectif annuel : 4 766 milliards de yens de ventes au lieu de 4 800, et 456 milliards de résultat opérationnel au lieu de 465. En cause, selon le constructeur, des retards de production dans le médical, faute de cartes électroniques et de composants captés par la demande liée à l’IA.

Employée de bureau devant un photocopieur multifonction, pour les résultats trimestriels des copieurs Canon

Copieurs Canon : plus de chiffre d’affaires, moins de machines

La division Printing (bureautique, impression de production, imprimantes) réalise 627,5 milliards de yens sur le trimestre (+3,9 %). Sa rentabilité s’effrite : le résultat opérationnel recule de 3 % et la marge passe de 8,6 % à 8,1 %. Canon relève malgré tout de 35,2 milliards de yens sa prévision de ventes annuelles pour cette activité.

Le yen fait une partie du travail

Le segment des multifonctions de bureau (MFD, pour multifunction devices) pèse 155,6 milliards de yens, en hausse de 4,2 %. Mais le nombre de machines vendues baisse de 5 %, et le chiffre d’affaires de l’ensemble de la bureautique recule de 0,4 % à taux de change constants. L’écart tient à la monnaie japonaise : l’euro valait en moyenne 183,14 yens sur le trimestre, contre 172,33 un an plus tôt. Investing.com voit d’ailleurs dans la faiblesse du yen le principal moteur des résultats.

Des achats longtemps différés

Canon reconnaît que ses clients avaient repoussé leurs investissements en multifonctions. Selon lui, les achats ont repris au deuxième trimestre et les commandes s’accumulent avant le pic de fin d’année. La croissance vient surtout des Amériques et de l’Asie ; à l’échelle du groupe, l’Europe reste faible. En laser, matériels et consommables renouent avec la croissance.

Mémoire, composants, Moyen-Orient : des coûts sous tension

Le trimestre éclaire aussi la pression sur les coûts électroniques. Canon chiffre à 19,8 milliards de yens l’effet de la hausse du prix de la mémoire, et à 18,5 milliards celui des perturbations liées au Moyen-Orient et aux matières premières. Le groupe assure avoir sécurisé la mémoire nécessaire pour cette année, mais signale depuis août une pénurie de cartes et de composants qui lui a fait manquer des ventes. Aucune hausse tarifaire propre aux copieurs n’est annoncée à ce stade.

Copieurs Canon : les conséquences pour les entreprises et les communes

Des machines mieux valorisées, un prix moyen orienté à la hausse

La stratégie est assumée : vendre moins d’unités, mais mieux valorisées. Canon indique que sa nouvelle gamme imageFORCE est désormais complète et s’attend à une hausse du prix de vente moyen à mesure qu’elle gagne du terrain. Pour un acheteur, le prix affiché d’un photocopieur professionnel dit donc peu de chose : c’est le coût total sur la durée du contrat (matériel, maintenance, consommables, coût à la page) qui permet de comparer les offres. C’est aussi l’intérêt d’un leasing de multifonctions Canon et Ricoh, qui lisse la dépense sur plusieurs années.

Sécurité et services tirent la croissance

Hors machines, les solutions informatiques progressent de 4,5 %, portées au Japon par la demande en cybersécurité, selon Canon. Le constat rejoint les alertes récentes sur la sécurité des imprimantes en réseau : un multifonction connecté reste un ordinateur, avec disque, firmware et accès au réseau. Autre signe, les revenus des caméras réseau du groupe bondissent de plus de 30 %, portés notamment par l’analyse vidéo par IA, au cœur de la vidéosurveillance professionnelle.

Les réflexes à adopter avant de renouveler votre parc

Ni précipitation ni attentisme : préparez vos échéances avec méthode :

  • Cartographiez votre parc : âge des machines, volumes imprimés, date de fin de chaque contrat.
  • Comparez en coût total, pas en prix d’achat : une machine plus chère mais mieux dimensionnée peut alléger la facture globale.
  • Anticipez les renouvellements de 2027 : avec des coûts de composants sous tension, mieux vaut négocier tôt les conditions d’un leasing de photocopieur.
  • Exigez un contrat de service précis : délais d’intervention, consommables inclus et mises à jour de sécurité doivent figurer noir sur blanc dans le contrat de maintenance de photocopieur.
  • Pensez dématérialisation : le multifonction reste la porte d’entrée du papier vers vos outils de gestion, un atout avec la généralisation de la facturation électronique.
  • Collectivités : une procédure d’achat public prend du temps ; lancer la consultation plusieurs mois avant l’échéance évite les prolongations subies.

Copieurs Canon : l’essentiel à retenir

Les résultats de Canon dessinent une bureautique stabilisée mais pas euphorique : moins de machines vendues, plus de valeur par machine. Pour les entreprises comme pour les communes, les copieurs Canon, comme ceux des autres fabricants, se choisissent désormais sur le coût total et la sécurité. Préparez vos renouvellements sans attendre de savoir si les tensions sur les composants toucheront les tarifs.

Questions fréquentes sur les copieurs Canon

Pourquoi le chiffre d’affaires des copieurs Canon monte alors que les volumes baissent ?

Le chiffre d’affaires des multifonctions de bureau progresse de 4,2 % en yens alors que les volumes reculent de 5 %. L’écart tient à la faiblesse du yen : à taux de change constants, l’ensemble de la bureautique recule de 0,4 %.

Le prix des copieurs Canon va-t-il augmenter ?

Aucune hausse tarifaire propre aux copieurs n’est annoncée à ce stade. Canon s’attend à une hausse du prix de vente moyen avec sa gamme imageFORCE, et signale des tensions sur la mémoire et les composants.

Comment comparer deux offres de photocopieur professionnel ?

Comparez le coût total sur la durée du contrat : matériel, maintenance, consommables et coût à la page. Notre page location de photocopieur présente cette formule en détail.

Quand préparer le renouvellement d’un parc de copieurs ?

Commencez dès maintenant pour les contrats qui expirent en 2027, en listant l’âge des machines, les volumes imprimés et la date de fin de chaque contrat. Les collectivités lancent leur consultation plusieurs mois avant l’échéance.

Votre parc de copieurs est-il prêt pour 2027 ?

Connexx Groupe audite vos multifonctions, compare les offres en coût total et vous accompagne en achat, location ou leasing. Sans engagement.

Source : Canon Inc. – Third Quarter 2026 Results, notes de présentation (27 octobre 2026)
Voir aussi : Investing.com – Le bénéfice trimestriel de Canon progresse de 10 % ; les prévisions annuelles revues à la baisse (27 octobre 2026) ; TradingView (Quartr) – Canon: Record 3Q sales and profit growth, offset by Medical delays that lowered FY guidance (27 octobre 2026)

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Connexx GroupeCopieurs Canon : ventes en hausse, volumes en baisse au troisième trimestre 2026

Caméras Dahua piratées : plus de 14 500 appareils détournés via le cloud P2P

on octobre 29, 2026

L’agence ukrainienne CERT-UA a lancé une alerte fin octobre 2026 sur des caméras Dahua piratées à distance, flux vidéo compris. Les attaquants passent par le service P2P du constructeur, sans même franchir le pare-feu. Une campagne liée, documentée par la société Hunt.io, aurait touché plus de 14 500 équipements.

L’avis du CERT-UA, publié le 23 ou le 24 octobre selon les sources, décrit trois effets constatés sur des caméras IP et enregistreurs Dahua : visionnage des images en direct, modification des réglages et création de comptes inconnus. L’agence ne donne ni le nombre de victimes ni l’identité des attaquants. Les chiffres viennent d’ailleurs : selon The Hacker News et TechTimes, Hunt.io a recensé plus de 14 530 caméras compromises entre le 17 juin et le 22 juillet 2026, surtout en Ukraine, lors d’une opération baptisée « CameraSwarm ». Le lien direct entre cette campagne et l’alerte officielle n’est pas confirmé.

Illustration d'une caméra de surveillance filmant une voiture, pour l'affaire des caméras Dahua piratées

Comment les caméras Dahua piratées ont été prises en main

Le point d’entrée n’est pas une faille nouvelle. C’est une fonction de confort : Easy4IP, le service P2P de Dahua. Le P2P (pair à pair) permet de consulter une caméra depuis un smartphone sans ouvrir de port sur la box ni configurer de VPN. L’appareil s’enregistre sur un relais cloud, identifié par son numéro de série.

Des numéros de série devinables

D’après l’analyse de Hunt.io reprise par TechTimes, ces numéros suivent un schéma prévisible : un préfixe fixe suivi d’un simple compteur. Les attaquants les ont énumérés en masse, sans limitation de débit côté relais. Une fois la caméra trouvée, il restait à s’y connecter.

Mots de passe faibles et vieilles failles

  • Identifiants faibles ou par défaut, testés par force brute : la majorité des appareils compromis (plus de 12 000 selon TechTimes).
  • Deux vulnérabilités de 2021, CVE-2021-33044 et CVE-2021-33045 (une CVE est l’identifiant public d’une faille), qui permettent de contourner l’authentification sur un firmware non mis à jour. Dahua les a corrigées en octobre 2021.
  • Le relais Easy4IP lui-même, utilisé pour joindre des caméras pourtant non exposées sur Internet.

Un compte fantôme qui survit au changement de mot de passe

Le plus inquiétant tient à la persistance. Selon Hunt.io, cité par The Hacker News et TechTimes, près de 2 000 caméras ont reçu un compte caché qui reste actif après une modification du mot de passe administrateur, et souvent même après une réinitialisation. Les opérateurs recevaient des captures d’écran en temps réel par messagerie. TechTimes relève des commentaires en russe dans les outils saisis.

La finalité n’est pas établie par le CERT-UA. La presse spécialisée rappelle toutefois que les services néerlandais ont alerté en juillet 2026 sur l’usage de caméras détournées à des fins de renseignement militaire. Dans un contexte civil, le risque est autre mais réel : espionnage de locaux, repérage avant cambriolage, fuite d’images personnelles et porte d’entrée vers le réseau interne.

Caméras Dahua : les risques pour les entreprises et les communes françaises

L’alerte vise l’Ukraine, mais la mécanique est universelle. Les caméras IP de ce type équipent aussi des commerces, des PME et de petites collectivités en France. Nombre d’installations ont été mises en service avec l’accès P2P activé par défaut, pour la consultation à distance, puis laissées sans mise à jour depuis des années.

  • Une caméra non patchée depuis 2021 reste vulnérable aux deux CVE exploitées.
  • Un pare-feu ne protège pas d’un accès qui transite par le cloud du constructeur.
  • Pour une commune, des images de voie publique détournées peuvent engager sa responsabilité au titre du RGPD.

Le sujet rejoint celui de la cybersécurité des collectivités : une caméra est un ordinateur connecté, et doit être gérée comme tel. Les mêmes enjeux de conservation et d’intégrité des enregistrements apparaissaient déjà dans notre article sur la sauvegarde des images de vidéosurveillance.

Les réflexes à adopter dès maintenant

Le CERT-UA formule quatre recommandations, complétées par les conseils de Hunt.io. Voici ce que vous pouvez vérifier rapidement sur votre installation :

Couper ce qui n’est pas indispensable

  • Désactivez le P2P et le cloud du constructeur si vous ne les utilisez pas.
  • N’exposez jamais une caméra ou un enregistreur directement sur Internet : passez par un accès distant sécurisé par VPN, limité à des adresses autorisées.
  • Isolez les caméras dans un VLAN dédié, séparé du reste du réseau d’entreprise.

Contrôler et mettre à jour

  • Passez en revue la liste des comptes de chaque appareil et supprimez tout compte inconnu.
  • Installez le dernier firmware, puis planifiez des mises à jour régulières.
  • Remplacez les mots de passe par défaut par des identifiants longs et uniques.
  • Intégrez les caméras au périmètre de votre politique de sécurité informatique et de votre supervision.

Caméras Dahua piratées : l’essentiel à retenir

L’affaire des caméras Dahua piratées montre qu’un système de vidéosurveillance professionnelle mal configuré peut devenir un outil d’espionnage à moindre coût. Rien de sophistiqué ici : des failles connues depuis cinq ans, des mots de passe faibles et un accès cloud laissé ouvert. Un audit de votre parc, quelques réglages et une politique de mise à jour suffisent à fermer l’essentiel de ces portes.

Questions fréquentes sur les caméras Dahua piratées

Comment les caméras Dahua ont-elles été piratées ?

Les attaquants ont énuméré les numéros de série prévisibles du service P2P Easy4IP, puis testé des mots de passe faibles ou par défaut. Ils ont aussi exploité deux failles de 2021, CVE-2021-33044 et CVE-2021-33045, sur des firmwares non mis à jour.

Combien de caméras Dahua sont concernées ?

Hunt.io a recensé plus de 14 530 caméras compromises entre le 17 juin et le 22 juillet 2026, surtout en Ukraine. Le CERT-UA ne donne aucun nombre de victimes, et le lien direct entre cette campagne et son alerte n’est pas confirmé.

Un pare-feu protège-t-il une caméra connectée en P2P ?

Non, car l’accès transite par le cloud du constructeur. Désactivez le P2P si vous ne l’utilisez pas et passez par un accès distant sécurisé par VPN, limité à des adresses autorisées.

Comment vérifier qu’une caméra n’a pas été compromise ?

Passez en revue les comptes de chaque appareil, supprimez tout compte inconnu et installez le dernier firmware. Selon Hunt.io, près de 2 000 caméras ont reçu un compte caché qui survit au changement de mot de passe. La panne Netatmo illustre l’autre risque du cloud : la perte d’accès aux images.

Vos caméras sont-elles vraiment protégées ?

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Source : The Hacker News – Attackers Hijack Dahua IP Cameras in Ukraine Using P2P Access and Auth Weaknesses (27 octobre 2026)
Voir aussi : Security Affairs – Attackers Take Control of Dahua Cameras and Video Recorders Via Easy4IP (27 octobre 2026) ; TechTimes – Hackers Compromised 14,500 Dahua Cameras via Serial Numbers, CERT-UA Now Warns (27 octobre 2026)

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Loi démarchage téléphonique : 43 000 signalements en deux mois, les appels continuent

on octobre 28, 2026

Deux mois après l’entrée en vigueur de la loi démarchage téléphonique, la DGCCRF a recensé plus de 43 000 signalements d’appels non sollicités. L’administration juge trop tôt pour conclure à un recul. Pour les entreprises qui prospectent, la preuve du consentement devient l’enjeu central.

Le chiffre a été communiqué le mardi 27 octobre 2026 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), puis relayé par l’AFP. Il couvre la période de début août à fin septembre et agrège les signalements déposés sur SignalConso et, jusqu’à sa fermeture, sur Bloctel. Depuis le 11 août 2026, tout appel commercial vers un consommateur suppose son accord préalable, explicite et traçable. Bloctel a fermé le même jour.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour le standard téléphonique face à la loi sur le démarchage téléphonique

Un volume stable, que la DGCCRF se garde d’interpréter

Selon l’administration, citée par Univers Freebox, les données des plateformes ne montrent pas de hausse marquée par rapport aux années précédentes. Il est encore trop tôt, selon elle, pour mesurer l’évolution réelle du nombre d’appels reçus. Les repères publiés :

  • 266 000 signalements en 2024 ;
  • 287 000 en 2025 ;
  • plus de 150 000 sur les premiers mois de 2026, avant l’interdiction ;
  • 43 000 entre début août et fin septembre 2026.

Rapporté au mois, le rythme reste proche de celui de 2025 : environ 21 500 signalements mensuels, contre près de 24 000 en moyenne l’an dernier. AlloForfait note que ces chiffres sous-estiment le phénomène, tous les appelés ne signalant pas.

Le Parlement réclame un suivi

Le député Jean-Luc Warsmann relevait déjà plus de 26 000 signalements sur SignalConso après un mois. Le député Guillaume Bigot a réclamé en septembre un bilan mensuel des sanctions, et le sénateur Olivier Rietmann, rapporteur du texte, a interpellé le gouvernement le 20 octobre.

Loi démarchage téléphonique : les obligations des entreprises

Le dispositif, issu de la loi du 30 juin 2025, fait peser la charge de la preuve sur le professionnel. Le consentement doit être « libre, éclairé et donné par un acte positif clair », rappelle Directs.fr. Concrètement :

  • la trace de l’accord doit être conservée au moins trois ans et produite sur demande ;
  • les appels autorisés restent cantonnés du lundi au vendredi, hors jours fériés, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h ;
  • une personne qui retire son accord, y compris oralement pendant l’appel, ne peut plus être rappelée ;
  • un accord donné à une enseigne vaut un an au maximum et ne peut pas être sollicité par téléphone.

Deux exceptions subsistent : les clients liés par un contrat en cours, y compris pour une offre complémentaire, et la vente d’abonnements à la presse. La rénovation énergétique, où le démarchage est interdit depuis 2020, génère encore de nombreux signalements.

Des sanctions lourdes et rendues publiques

L’amende administrative peut atteindre 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale, avec publication systématique des décisions, selon Directs.fr et SeniorActu. Un contrat conclu à la suite d’un démarchage non conforme est nul. En 2025, la DGCCRF avait déjà notifié plus de 11 millions d’euros d’amendes.

PME et mairies : le standard reste en première ligne

La loi protège les consommateurs, mais les standards des PME et des mairies reçoivent toujours leur lot d’appels non sollicités, parfois porteurs de tentatives de fraude. Un levier technique existe : depuis le 1er janvier 2023, en application d’une décision de l’Arcep, les plateformes de démarchage doivent appeler depuis des numéros identifiables commençant par 01 62, 01 63, 02 70, 02 71, 03 77, 03 78, 04 24, 04 25, 05 68, 05 69, 09 48 ou 09 49 en métropole, rappelle SeniorActu.

Un standard téléphonique d’entreprise bien paramétré peut exploiter ces tranches pour filtrer ou rediriger automatiquement ces appels vers une messagerie, sans pénaliser les vrais clients. Les règles de routage et de renvoi d’appel en entreprise complètent le dispositif aux heures d’affluence.

Démarchage : les réflexes à adopter

Que vous prospectiez ou que vous soyez sollicité :

  • Auditez vos preuves de consentement : date, canal, formulation, entreprise et offre couvertes. Un fichier acheté sans traçabilité expose aussi l’acheteur, comme l’a montré l’amende de 300 000 euros infligée à un vendeur de fichiers.
  • Horodatez vos appels sortants : une téléphonie d’entreprise avec historique et journaux d’appels facilite la démonstration du respect des créneaux et des retraits.
  • Appliquez les mêmes règles sur tous les postes grâce à une gestion centralisée des téléphones IP, prestataires de centre d’appels compris.
  • Protégez vos bases clients : une politique de sécurité informatique limite le risque de fuite et de revente des contacts.
  • Signalez les abus sur SignalConso en notant le numéro, la date, l’heure, le nom de la société et l’offre proposée.

Loi démarchage téléphonique : l’essentiel à retenir

Avec 43 000 signalements en deux mois, la loi démarchage téléphonique n’a pas encore fait taire les téléphones, et la DGCCRF se garde de tout bilan définitif. Son efficacité se jouera sur les contrôles et les sanctions. Pour vous, l’enjeu est double : prouver chaque consentement si vous prospectez, et protéger votre accueil si vous êtes sollicité. Dans les deux cas, vos outils de téléphonie font la différence.

Questions fréquentes sur la loi démarchage téléphonique

Depuis quand le démarchage téléphonique exige-t-il un consentement ?

Depuis le 11 août 2026, tout appel commercial vers un consommateur suppose son accord préalable, explicite et traçable. Bloctel a fermé le même jour. Deux exceptions subsistent : les clients sous contrat en cours et la vente d’abonnements à la presse.

Quelles sont les sanctions en cas de démarchage non conforme ?

L’amende administrative peut atteindre 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale, avec publication des décisions. Un contrat conclu à la suite d’un démarchage non conforme est nul.

Combien de temps conserver la preuve du consentement ?

Conservez-la au moins trois ans, et soyez en mesure de la produire sur demande. Un accord donné à une enseigne vaut un an au maximum et ne peut pas être sollicité par téléphone.

Quels sont les horaires autorisés pour le démarchage téléphonique ?

Les appels autorisés restent cantonnés du lundi au vendredi, hors jours fériés, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h.

Comment filtrer les appels de démarchage au standard ?

Les plateformes de démarchage appellent depuis des numéros identifiables (01 62, 01 63, 02 70, 02 71, 03 77, 03 78, 04 24, 04 25, 05 68, 05 69, 09 48 ou 09 49 en métropole). Un standard bien paramétré peut les rediriger vers une messagerie. Si vous revoyez votre téléphonie à cette occasion, regardez aussi l’arrivée de l’IA avec Rainbow Premium.

Reprenez la main sur vos appels

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Source : Univers Freebox – Démarchage téléphonique : la nouvelle loi marche-t-elle ? 43 000 alertes depuis le durcissement des règles (28 octobre 2026)
Voir aussi : SeniorActu – Démarchage téléphonique : malgré l’interdiction, votre téléphone sonne encore et la Répression des fraudes a reçu 43 000 signalements en août et septembre (28 octobre 2026) ; Directs.fr – Démarchage téléphonique, les appels continuent malgré l’interdiction (28 octobre 2026) ; AlloForfait – Démarchage téléphonique : plus de 43 000 signalements depuis le durcissement des règles (28 octobre 2026)

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Faille VeloCloud : l’orchestrateur SD-WAN d’Arista attaqué, correctif urgent

on octobre 28, 2026

Arista a publié le 22 octobre un correctif pour une faille VeloCloud déjà exploitée par des attaquants. Notée 9,9 sur 10, elle touche la console qui pilote les réseaux SD-WAN de nombreuses entreprises multisites. Les installations hébergées en interne doivent être mises à jour sans attendre.

Le constructeur américain a diffusé son bulletin de sécurité le 22 octobre 2026. Il concerne VeloCloud Orchestrator (VCO), le portail web qui centralise la configuration des boîtiers SD-WAN – le SD-WAN étant cette technologie qui relie les sites d’une entreprise en combinant plusieurs liens (fibre, 4G/5G, satellite) sous une même politique réseau. Selon Arista, la vulnérabilité a été détectée en interne et elle est activement exploitée. La presse spécialisée, de BleepingComputer à ChannelNews, a relayé l’alerte entre le 22 et le 26 octobre.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour le réseau multisite piloté par l'orchestrateur touché par la faille VeloCloud

Une injection SQL qui donne les clés du réseau

La faille porte l’identifiant CVE-2026-114625. Il s’agit d’une injection SQL, c’est-à-dire l’envoi de requêtes piégées à la base de données de l’application. D’après l’avis d’Arista, elle obtient 9,9 en CVSS 3.1 et 9,4 en CVSS 4.0, les deux barèmes standard de gravité.

Un simple compte en lecture suffit

L’attaquant doit disposer d’une session authentifiée, mais le rôle le plus faible, « Enterprise Read Only », suffit. Aucune action d’un utilisateur n’est nécessaire. Le pirate peut alors s’octroyer des privilèges d’opérateur, le plus haut niveau de contrôle de la plateforme.

Les conséquences possibles

  • lecture, modification ou destruction des données gérées par l’orchestrateur ;
  • accès à des fonctions normalement réservées à l’usage interne ;
  • atteinte possible au serveur qui héberge la console, selon The Hacker News.

Qui est concerné par la faille VeloCloud ?

Seules les installations VCO On-Prem, déployées sur les serveurs du client ou de son prestataire, sont vulnérables. Les versions hébergées et dédiées gérées par Arista ont déjà été corrigées. Les boîtiers Edge et les passerelles ne sont pas touchés.

  • branche 5.2 : corrigée à partir de la version 5.2.3.18 ;
  • branche 6.1 : corrigée à partir de la version 6.1.3.10 ;
  • branche 6.4 : corrigée à partir de la version 6.4.2.12.

Les versions en fin de support n’ont pas été évaluées par le constructeur, qui renvoie ces clients vers son support technique. Point aggravant : selon l’avis, l’interface est exposée par défaut et aucune option de configuration ne permet d’échapper au risque.

Un produit déjà ciblé à plusieurs reprises

Arista a repris VeloCloud à Broadcom-VMware en juillet 2025. Depuis, la plateforme est sous surveillance. D’après BleepingComputer, il s’agit de la quatrième faille zero-day exploitée corrigée par Arista en 2026, après des alertes en mai, juillet et septembre. Une précédente vulnérabilité de l’orchestrateur, publiée en septembre, fait l’objet de correctifs distincts.

Pour les entreprises, le signal est clair. Les consoles d’administration réseau sont devenues des cibles prioritaires, au même titre que les pare-feu, comme l’ont montré les récentes failles Fortinet sur les équipements de sécurité. Qui contrôle la console contrôle le trafic de tous les sites.

Les réflexes à adopter dès maintenant

Si votre réseau multisite repose sur VeloCloud, ou si vous ignorez quelle solution SD-WAN votre opérateur a déployée, voici les priorités.

Corriger et cloisonner

  • Installez sans délai la version corrigée de votre branche.
  • Limitez l’accès à l’interface web de l’orchestrateur aux seuls réseaux d’administration.
  • Bloquez les deux adresses IP signalées par Arista : 74.82.197.86 et 38.54.50.151.

Chercher des traces d’intrusion

  • Passez en revue les changements récents effectués par des administrateurs.
  • Surveillez le trafic sortant inhabituel et recherchez d’éventuels webshells.
  • En cas de doute, conservez les journaux avant toute remédiation : ils serviront à l’enquête.

Ces réflexes valent pour toute console exposée. Un audit de sécurité informatique des équipements critiques permet de savoir lesquelles sont joignables depuis internet. Le sujet concerne aussi les communes et intercommunalités qui interconnectent mairies, écoles et services techniques : la cybersécurité des collectivités passe par l’inventaire de ces interfaces. Enfin, l’architecture compte autant que le correctif : un réseau d’entreprise multisite bien segmenté et des accès distants sécurisés pour les équipes nomades réduisent la surface d’attaque.

Faille VeloCloud : l’essentiel à retenir

La faille VeloCloud rappelle que le cœur d’un réseau SD-WAN est sa console de pilotage. Une injection SQL accessible avec un simple compte en lecture suffit à en prendre le contrôle. Vérifiez dès aujourd’hui la version de votre orchestrateur, ou interrogez votre prestataire, et fermez son accès depuis internet. Corriger vite reste la meilleure défense.

Questions fréquentes sur la faille VeloCloud

Qu’est-ce que la faille VeloCloud CVE-2026-114625 ?

Cette injection SQL touche VeloCloud Orchestrator, la console qui pilote les réseaux SD-WAN d’Arista. Notée 9,9 en CVSS 3.1, elle est activement exploitée et permet à un simple compte en lecture de s’octroyer des privilèges d’opérateur.

Quelles versions corrigent la faille VeloCloud ?

Installez la version 5.2.3.18, 6.1.3.10 ou 6.4.2.12 selon votre branche. Seules les installations VCO On-Prem sont vulnérables : les versions hébergées gérées par Arista sont déjà corrigées, et les boîtiers Edge et les passerelles ne sont pas touchés.

Que faire si l’on ignore quelle solution SD-WAN son opérateur a déployée ?

Interrogez votre prestataire sur la version de la console et sur son exposition à internet, puis demandez la liste des changements récents effectués par les administrateurs. Profitez-en pour contrôler le résolveur configuré sur vos équipements, le DNS Quad9 étant coupé en France le 24 novembre.

Pourquoi les consoles d’administration réseau sont-elles ciblées ?

Une console contrôle le trafic de tous les sites qu’elle pilote. D’après BleepingComputer, cette faille est la quatrième zero-day exploitée corrigée par Arista en 2026.

Votre réseau multisite est-il exposé ?

Nos experts auditent vos équipements réseau et vos consoles d’administration, puis vous aident à corriger. Sans engagement.

Source : ChannelNews – Arista corrige une vulnérabilité critique dans VeloCloud (26 octobre 2026)
Voir aussi : BleepingComputer – Arista patches new VeloCloud Orchestrator zero-day exploited in attacks (22 octobre 2026)
The Hacker News – Arista Warns of Critical VeloCloud SQL Injection Zero-Day Exploited in Attacks (22 octobre 2026)
Arista – Security Advisory 0199 (22 octobre 2026)

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Connexx GroupeFaille VeloCloud : l’orchestrateur SD-WAN d’Arista attaqué, correctif urgent

Starlink Mobile : le satellite sur smartphone couvre le Brésil, la France attend

on octobre 27, 2026

Depuis le lundi 26 octobre, Starlink Mobile fonctionne sur l’ensemble du territoire brésilien avec l’opérateur Vivo. Environ 50 millions de clients peuvent désormais échanger des messages par satellite là où le réseau mobile s’arrête. En France, aucun opérateur n’a encore signé.

Sur X, Starlink revendique 7 millions de téléphones déjà connectés et le premier service de ce type couvrant un pays entier. Baptisée Vivo Satélite, l’offre prolonge le réseau terrestre : sans aucune antenne à portée, le smartphone bascule automatiquement sur un satellite. Selon le magazine économique Exame, Vivo couvre déjà 98 % de la population ; le manque concerne surtout les routes, les zones rurales et les régions isolées, où une antenne de plus est rarement rentable.

Illustration « Panne opérateur » : liaison réseau coupée par un triangle d'alerte, pour les zones blanches visées par Starlink Mobile

Starlink Mobile au Brésil : une couverture nationale, des usages encadrés

Messagerie et cartographie, pas d’appels classiques

Le service ne donne pas accès à tout l’internet mobile. D’après le site spécialisé Hardware.com.br, seule une courte liste d’applications passe par le satellite :

  • WhatsApp, pour les textes, les messages vocaux, les photos, les vidéos et les appels audio, mais pas la visio ;
  • les SMS, le RCS, iMessage et Google Messages ;
  • Google Maps, Apple Plans et l’application de l’opérateur.

Appels téléphoniques classiques, appels d’urgence et navigation web ne sont pas pris en charge. Il faut un smartphone compatible à jour, une SIM 4G/5G ou une eSIM et une vue dégagée sur le ciel : végétation et bâtiments dégradent le signal. Débits et liste des modèles compatibles n’ont pas été publiés.

Douze mois offerts aux particuliers, trois aux professionnels

Les particuliers éligibles en profitent gratuitement jusqu’au 25 octobre 2027. Les clients professionnels n’ont droit qu’à trois mois d’essai, et les terminaux M2M, qui communiquent de machine à machine, relèveront de forfaits dédiés. Le tarif suivant reste inconnu.

Une course mondiale au satellite direct-to-cell

Le principe, dit direct-to-cell, transforme certains satellites en antennes relais en orbite : le téléphone garde sa SIM et son numéro, sans parabole.

Concurrence au Brésil, ambitions aux États-Unis

Le 23 octobre, trois opérateurs régionaux brésiliens ont signé avec l’américain AST SpaceMobile, qui vise environ 45 satellites BlueBird début 2027, rapporte Exame. Aux États-Unis, Starlink travaille avec T-Mobile, mais SpaceX s’est engagé à acheter ses propres fréquences. Selon Bloomberg, cité par Presse-citron, le groupe négocierait l’accès à au moins 80 000 sites cellulaires pour un réseau hybride satellites-antennes.

Le haut débit attendra la prochaine génération

SpaceX renvoie le haut débit à ses futurs satellites, sans calendrier. D’après Echosdunet, ils sont attendus à partir de mi-2027, avec jusqu’à 150 Mbit/s en conditions idéales, mais sur des fréquences que les puces actuelles des smartphones ne captent pas.

En France, le satellite sur smartphone n’a pas encore d’opérateur

Starlink a besoin d’un opérateur local pour les fréquences et l’autorisation. Or aucun opérateur français n’a signé avec SpaceX et aucune date n’est annoncée, selon Echosdunet.

Les solutions déjà disponibles

  • le SOS d’urgence par satellite des iPhone, ouvert en France depuis décembre 2022 et limité aux secours ;
  • Message Satellite d’Orange, lancé en décembre 2025 avec Skylo : des SMS par satellite pour les forfaits 5G, sur Pixel 9 et 10, facturés 5 € par mois après la promotion en cours.

L’Europe prépare sa riposte

Au Royaume-Uni, O2 Satellite fait passer la couverture de 89 % à 95 % du territoire depuis février 2026. Deutsche Telekom prévoit un lancement en 2028 dans dix pays, sans la France. Orange, Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafone étudient aussi un réseau européen, détaillé dans notre article sur l’alliance satellite des opérateurs européens face à Starlink.

Entreprises et communes : les réflexes face aux zones blanches

L’apport du satellite pour les équipes de terrain

Pour une PME ou une commune rurale, l’intérêt est concret : garder le contact avec les techniciens itinérants, agents de terrain et équipes de chantier quand le réseau disparaît, ou lorsque des antennes tombent, comme pendant la tempête Austen, qui a privé de courant des centaines d’antennes. Les forfaits M2M annoncés au Brésil visent aussi les capteurs isolés. Mais la version brésilienne n’assure ni appel classique ni appel d’urgence.

Que faire dès maintenant ?

Starlink Mobile : l’essentiel à retenir

Avec Starlink Mobile, le Brésil devient la vitrine mondiale du satellite sur smartphone : couverture nationale, gratuité temporaire, mais usages cantonnés à la messagerie. En France, la technologie dépend encore d’un accord avec un opérateur et de satellites plus puissants. D’ici là, anticipez : identifiez vos zones blanches, doublez vos liaisons critiques et intégrez le critère satellite dans le choix de vos futurs terminaux.

Questions fréquentes sur Starlink Mobile

Qu’est-ce que Starlink Mobile ?

Starlink Mobile relie un smartphone directement à un satellite quand aucune antenne n’est à portée, sans parabole : le téléphone garde sa SIM et son numéro. Au Brésil, l’offre Vivo Satélite couvre le territoire national depuis le 26 octobre 2026.

Starlink Mobile est-il disponible en France ?

Pas encore. Starlink a besoin d’un opérateur local pour les fréquences et l’autorisation, or aucun opérateur français n’a signé avec SpaceX et aucune date n’est annoncée, selon Echosdunet.

Peut-on passer des appels avec Starlink Mobile ?

Au Brésil, le service couvre WhatsApp (appels audio compris), les SMS, le RCS, iMessage, Google Messages et la cartographie. Les appels téléphoniques classiques, les appels d’urgence et la navigation web restent exclus.

Quelles solutions satellite existent déjà en France ?

Vous disposez du SOS d’urgence des iPhone, limité aux secours, et de Message Satellite d’Orange, lancé en décembre 2025 avec Skylo pour les forfaits 5G sur Pixel 9 et 10. À plus long terme, l’Europe mise sur la constellation Eutelsat IRIS².

Zones blanches, liaisons de secours : sécurisez votre connectivité

Nos experts auditent la couverture de vos sites et conçoivent une solution mobile et internet redondante, adaptée à vos équipes. Sans engagement.

Source : Exame – Vivo liga satélite da Starlink no celular e esquenta disputa pela tecnologia no Brasil (26 octobre 2026)
Voir aussi : Hardware.com.br – Vivo e Starlink lançam conexão via satélite para celulares no Brasil, com acesso grátis por até 12 meses (26 octobre 2026) ; Tesla Mag – 7 millions de téléphones déjà reliés aux satellites : Starlink Mobile démarre au Brésil (27 octobre 2026) ; Presse-citron – Les opérateurs historiques tremblent : Starlink veut compléter ses satellites avec 80 000 tours au sol pour proposer une couverture mobile sans aucune zone blanche (27 octobre 2026) ; Echosdunet – Starlink sur smartphone : après le Royaume-Uni, la France attend son tour (15 octobre 2026)

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Connexx GroupeStarlink Mobile : le satellite sur smartphone couvre le Brésil, la France attend

Réseau fibre collectivités : la Haute-Garonne mutualise ses sites publics

on octobre 27, 2026

Une fois la fibre déployée partout, le syndicat Haute-Garonne Numérique s’attaque à l’étape suivante : relier entre eux les bâtiments publics. Avec son réseau fibre collectivités, rebaptisé HGN Connect, le département interconnecte déjà près de 250 sites et promet jusqu’à 50 % d’économies sur les abonnements.

Le dossier a été détaillé le 26 octobre 2026 par Petite République. Le syndicat mixte Haute-Garonne Numérique, qui a piloté le déploiement du très haut débit dans le département, a achevé ce chantier sur son territoire. Selon sa plaquette de présentation, plus de 330 000 prises optiques sont aujourd’hui en service, sur environ 15 000 km de câbles. Le service d’interconnexion, jusqu’ici connu sous le nom de LIGAM, devient HGN Connect et vise désormais les communes.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour le réseau fibre des collectivités de Haute-Garonne

HGN Connect, un réseau privé pour les bâtiments publics

Le principe est simple : plutôt que de souscrire un abonnement internet distinct pour chaque site, une collectivité raccorde ses bâtiments à une infrastructure commune et sécurisée. Mairie, écoles, crèches, services techniques ou police municipale partagent alors le même réseau, l’accès internet et les briques de sécurité. Les membres se répartissent les coûts d’investissement et d’exploitation.

Le département en premier utilisateur

Le Conseil départemental de la Haute-Garonne sert de vitrine. D’après Petite République, près de 250 sites départementaux sont interconnectés, une opération bouclée en mai 2026. Victor Denouvion, président du syndicat et vice-président du département, justifie l’ouverture du service aux communes par l’évolution rapide des besoins numériques des collectivités.

La Salvetat-Saint-Gilles, commune pilote

La commune de La Salvetat-Saint-Gilles a rejoint le dispositif en septembre 2025. Elle y relie aujourd’hui 19 bâtiments municipaux. Résultat annoncé : un coût unitaire par ligne divisé par deux, accès internet mutualisé et cybersécurité compris.

Fibre dédiée, secours 4G et SLA : les postes financés par la mutualisation

Le point le plus instructif tient à l’usage des économies réalisées. La commune les a réinvesties dans une infrastructure plus robuste pour son hôtel de ville :

  • un lien FTTO (fibre dédiée à l’entreprise, avec débit garanti, à la différence de la fibre FTTH grand public) ;
  • un lien de secours 4G, qui prend le relais en cas de coupure de la fibre ;
  • une garantie de temps de rétablissement (SLA), qui engage le prestataire sur les délais d’intervention.

Ces trois éléments relèvent habituellement des offres professionnelles haut de gamme. Leur présence dans une mairie de taille moyenne montre que la mutualisation libère du budget pour la continuité de service, un sujet devenu sensible après les récentes pannes d’opérateurs et les coupures liées aux intempéries.

Un modèle de réseau mutualisé pour les communes

HGN Connect s’inscrit dans une offre plus large, la Centrale Numérique, lancée début 2025. Selon Mid E-News, elle s’adresse aux 548 communes et intercommunalités du département et repose sur trois volets : achats groupés, accompagnement d’experts (cybersécurité, téléphonie IP, données) et interconnexion des bâtiments publics. Le syndicat évoquait en mars 2026 de futurs chantiers autour de l’hébergement de données, de la vidéosurveillance et de l’intelligence artificielle.

Un contexte de fin du cuivre

Le calendrier pèse aussi. La plaquette du syndicat rappelle qu’Orange démantèle son réseau cuivre dans les communes du département entre 2024 et 2030. Les lignes téléphoniques analogiques, alarmes et terminaux encore branchés sur le cuivre doivent donc migrer. C’est le même mouvement que décrit l’Arcep à l’échelle nationale, où le régulateur veut aussi faire financer l’entretien des réseaux fibre publics par les opérateurs.

Réseau multisite : les réflexes pour votre commune ou votre entreprise

Que vous gériez une mairie, une intercommunalité ou une PME répartie sur plusieurs adresses, l’exemple haut-garonnais fournit une grille de lecture utile :

Réseau fibre des collectivités : l’essentiel à retenir

La Haute-Garonne illustre la seconde vie des réseaux d’initiative publique : après le raccordement des foyers, la fibre devient un outil de gestion pour les services publics. Un réseau fibre collectivités mutualisé réduit les factures et finance la résilience. Pour les communes comme pour les entreprises multisites, la question n’est plus d’avoir la fibre, mais de l’organiser intelligemment.

Questions fréquentes sur le réseau fibre des collectivités

Qu’est-ce que HGN Connect ?

HGN Connect est le service d’interconnexion de Haute-Garonne Numérique, anciennement LIGAM. Il relie les bâtiments publics sur une infrastructure commune et sécurisée, avec un accès internet et des briques de sécurité partagés entre les membres.

Quelles économies attendre d’un réseau fibre mutualisé ?

Le syndicat annonce jusqu’à 50 % d’économies sur les abonnements. La Salvetat-Saint-Gilles, qui y relie 19 bâtiments, indique un coût unitaire par ligne divisé par deux, accès internet mutualisé et cybersécurité compris.

Une commune peut-elle rejoindre un réseau mutualisé ?

En Haute-Garonne, la Centrale Numérique s’adresse aux 548 communes et intercommunalités du département. Ailleurs, renseignez-vous auprès de votre syndicat numérique ou du réseau d’initiative publique local.

Pourquoi relier ses bâtiments publics maintenant ?

Orange démantèle son réseau cuivre : lignes analogiques, alarmes et terminaux doivent migrer, comme le montre la fin du cuivre dans l’Orne. Un réseau centralisé facilite aussi la sécurité, un sujet relancé par la cyberattaque de Cholet.

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Source : Petite République – Après la fibre, Haute-Garonne Numérique connecte les services publics (26 octobre 2026)
Voir aussi : Mid E-News – Haute-Garonne Numérique remet en avant sa Centrale Numérique (19 mars 2026)
Voir aussi : Haute-Garonne Numérique – Le numérique au cœur de nos territoires (plaquette, mai 2026)

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Connexx GroupeRéseau fibre collectivités : la Haute-Garonne mutualise ses sites publics

DNS Quad9 : coupé en France le 24 novembre, les entreprises doivent migrer

on octobre 26, 2026

Le résolveur public Quad9 ne répondra plus aux requêtes venues de France à partir du 24 novembre 2026. Condamnée à la demande de beIN Sports, la fondation suisse choisit de partir plutôt que de filtrer. Les entreprises et les collectivités qui ont paramétré le DNS Quad9 sur leurs pare-feu, box ou serveurs ont moins d’un mois pour changer de configuration.

L’annonce est tombée le 22 octobre sur le blog de Quad9. La veille, le tribunal judiciaire de Paris avait assorti d’une astreinte une ordonnance de blocage obtenue par beIN Sports France, détenteur des droits du tennis féminin WTA, contre des sites de streaming illégal. Quad9 exploite l’un des résolveurs publics les plus répandus, joignable à l’adresse 9.9.9.9. Un résolveur est l’annuaire d’internet : il traduit un nom de domaine en adresse IP, préalable à presque toute connexion.

Illustration « Panne opérateur » : liaison réseau coupée par un triangle d'alerte, pour la coupure du DNS Quad9 en France

Une astreinte de 1 000 euros par jour à l’origine du départ

Le 13 mai 2026, le même tribunal ordonne à Quad9, à Google et à Whalebone, opérateur du résolveur européen DNS4EU, de bloquer six domaines pirates pour les internautes français. Avec les ajouts signalés par l’Arcom, la liste atteint 58 domaines. Selon Clubic, Google et DNS4EU se sont exécutés. Quad9 n’a rien bloqué et a fait appel.

Devant le juge, beIN Sports réclamait 10 000 euros par jour et par domaine, soit 580 000 euros quotidiens. Le 21 octobre, le tribunal a retenu une astreinte globale de 1 000 euros par jour jusqu’au 14 novembre, dernier match WTA de la saison, soit environ 24 000 euros hors frais d’avocats. D’après IT-Connect, le jugement note que la fondation, tenue à une obligation de moyens, n’en a mis aucun en œuvre, alors qu’elle filtre déjà les domaines malveillants à l’échelle mondiale.

L’affaire n’a rien d’isolé : la fondation recense une vingtaine d’autres procédures en France, pouvant viser des centaines de domaines.

Pourquoi le DNS Quad9 refuse de filtrer pour la France

Un service sans compte, impossible à géolocaliser proprement

Quad9 est une fondation suisse à but non lucratif. Son service, gratuit, ne demande aucune inscription : elle dit ne pas pouvoir identifier qui se connecte depuis la France. Un filtrage par géolocalisation des adresses IP se contourne avec un VPN, comme l’a montré son contentieux avec Sony Music en Allemagne (2021-2023), gagné au prix de centaines de milliers d’euros de frais. Reste le blocage mondial, qu’elle refuse : ce serait imposer une décision française au monde entier.

Un rôle revendiqué comme « neutre et passif »

Quad9 refuse d’altérer les réponses qu’elle renvoie, rapporte MacGeneration, et veut que le piratage soit combattu là où les contenus sont hébergés. Elle n’est pas la première à partir : OpenDNS, le résolveur de Cisco, avait suspendu son service en France en juin 2024 après une ordonnance obtenue par Canal+.

La coupure du 24 novembre : les effets attendus

À partir du mardi 24 novembre 2026, tous les résolveurs de Quad9 seront inaccessibles depuis la France, avec ou sans filtrage des sites malveillants. Ni l’heure de la coupure ni la méthode employée ne sont connues. Les adresses à traquer dans les configurations sont 9.9.9.9 et 149.112.112.112, ainsi que 9.9.9.10, la variante sans filtrage.

Le symptôme sera trompeur. Selon Clubic, la connexion restera active, mais les noms de domaine ne seront plus résolus. Un équipement qui interroge uniquement Quad9 perdra sites web, messagerie et applications cloud, et les trunks SIP de la téléphonie IP, joints par nom de domaine, peuvent décrocher. On croira à une coupure opérateur, comme lors de la panne Orange du 21 octobre, alors que la ligne fonctionne.

Les particuliers ne sont pas seuls concernés. La liste partielle publiée par Quad9, tirée d’environ une heure de trafic, cite la DINUM, France Travail, RENATER, EDF, la SNCF, la Région Nouvelle-Aquitaine et des hôpitaux marseillais.

Les réflexes à adopter avant la coupure

Inventorier toutes les configurations

Le réglage se niche souvent à plusieurs endroits. Vérifiez :

  • les pare-feu, routeurs et box, et les serveurs annoncés par DHCP, le protocole qui distribue les réglages réseau aux postes ;
  • les redirecteurs des serveurs DNS internes (Windows Server, Bind9, Unbound) ;
  • les outils de filtrage comme Pi-hole ou AdGuard Home ;
  • les postes et navigateurs en DNS-over-HTTPS (DoH) ou DNS-over-TLS (DoT), profils iOS et macOS compris, notamment en accès nomade et télétravail.

Sur un parc multisite, un audit de vos réseaux d’entreprise évite les oublis.

Choisir un remplaçant en connaissance de cause

Trois options : le résolveur de votre fournisseur d’accès, un autre résolveur public (Clubic et IT-Connect citent NextDNS, AdGuard DNS ou Control D) ou un résolveur récursif interne. Aucun n’est à l’abri d’une décision de justice. Configurez deux résolveurs de fournisseurs différents et testez la bascule avant l’échéance.

Conserver le filtrage de sécurité

Beaucoup d’organisations avaient choisi Quad9 pour son blocage des domaines malveillants. Un résolveur brut retire cette protection contre l’hameçonnage. Intégrez ce filtrage à votre politique de sécurité informatique, via le pare-feu ou une solution dédiée. Les mairies et intercommunalités peuvent l’inscrire dans leur plan de cybersécurité des collectivités, au même titre que les correctifs récents liés aux failles critiques PHP.

DNS Quad9 : l’essentiel à retenir

Le départ du DNS Quad9 montre qu’une brique invisible du réseau peut disparaître pour des raisons juridiques, et non techniques. Avec une vingtaine de procédures en cours, d’autres résolveurs pourraient suivre. Vous avez jusqu’au 24 novembre pour passer vos équipements en revue : quelques heures d’inventaire évitent une journée de diagnostic à l’aveugle.

Questions fréquentes sur le DNS Quad9

Pourquoi Quad9 quitte-t-il la France ?

Le tribunal judiciaire de Paris a assorti d’une astreinte de 1 000 euros par jour une ordonnance de blocage obtenue par beIN Sports. Quad9 refuse de filtrer, faute de pouvoir identifier qui se connecte depuis la France, et préfère rendre son service inaccessible.

Quand le DNS Quad9 sera-t-il coupé en France ?

La coupure interviendra à partir du mardi 24 novembre 2026, avec ou sans filtrage des sites malveillants. Ni l’heure ni la méthode employée ne sont connues.

Comment savoir si mon réseau utilise Quad9 ?

Recherchez les adresses 9.9.9.9, 149.112.112.112 et 9.9.9.10 dans vos pare-feu, routeurs, box, serveurs DHCP, redirecteurs DNS internes et outils de filtrage. Vérifiez aussi les postes en DNS-over-HTTPS.

Par quoi remplacer le DNS Quad9 ?

Trois options existent : le résolveur de votre fournisseur d’accès, un autre résolveur public (Clubic et IT-Connect citent NextDNS, AdGuard DNS ou Control D) ou un résolveur récursif interne. Configurez deux résolveurs de fournisseurs différents et testez la bascule.

Que se passe-t-il si rien n’est changé avant le 24 novembre ?

La connexion reste active, mais les noms de domaine ne sont plus résolus : sites web, messagerie et applications cloud décrochent, et les trunks SIP de la téléphonie IP peuvent suivre. Profitez de cet inventaire pour contrôler les consoles exposées à la faille VeloCloud.

Votre réseau dépend-il encore de Quad9 ?

Nos techniciens auditent vos pare-feu, box et serveurs, puis organisent la bascule vers des résolveurs fiables avant le 24 novembre. Sans engagement.

Source : Clubic – Vous utilisez le DNS Quad9 : pourquoi il ne fonctionnera très bientôt plus du tout en France (23 octobre 2026)
Voir aussi : IT-Connect – Quad9 quitte la France : le DNS 9.9.9.9 sera coupé le 24 novembre 2026 (26 octobre 2026) ; MacGeneration – DNS : condamné face à beIN Sports, Quad9 refuse de filtrer et quitte la France (23 octobre 2026)

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Connexx GroupeDNS Quad9 : coupé en France le 24 novembre, les entreprises doivent migrer