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Cyberattaque EFS : des chambres froides de plasma reprogrammées à 110 °C

on novembre 5, 2026

Cyberattaque EFS : des chambres froides de plasma reprogrammées à 110 °C

Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2026, les systèmes de pilotage de chambres froides de l’Établissement français du sang ont été manipulés à distance via un prestataire. La cyberattaque EFS n’a provoqué aucune perte de produits sanguins, mais elle confirme une menace bien réelle : les équipements techniques connectés, présents dans la plupart des entreprises et des communes.

L’affaire a été révélée le 3 novembre par Le Canard enchaîné, puis reprise par Next, Cyberattaque.org et Univers Freebox. Selon ces sources, l’intrusion visait Coolworld, prestataire qui intervient sur les installations frigorifiques de l’EFS. Des consignes de température ont été modifiées : des enceintes réglées autour de -30 °C auraient été programmées pour atteindre 110 °C. Cyberattaque.org précise qu’il s’agit d’une valeur de consigne, pas d’une température mesurée.

Réseaux et équipements connectés exposés à internet, illustration de la cyberattaque EFS sur des chambres froides

Trois sites touchés, aucune poche perdue

D’après le communiqué de l’EFS cité par Next, les installations de supervision et de contrôle de chambres froides de trois sites ont été atteintes. Ce sont les systèmes de surveillance et d’alarme qui ont signalé les anomalies, et un technicien d’astreinte a repéré la hausse de température pendant la nuit.

  • Produits concernés : échantillons d’un dispositif de surveillance sanitaire et plasma congelé destiné à la transfusion.
  • Bilan officiel : aucune perte de produits sanguins, les poches ayant été transférées ou sécurisées.
  • Le ministère de la Santé évoque une absence de conséquence opérationnelle, la situation ayant été détectée à temps.

Ni le mode opératoire ni l’auteur n’ont été rendus publics à ce stade. Aucune revendication n’est rattachée à l’incident EFS.

Après les supermarchés, une vague qui vise le froid connecté

L’incident survient trois semaines après une attaque d’ampleur contre la grande distribution. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, environ 700 magasins français auraient vu leurs installations frigorifiques manipulées, selon Le Monde Informatique. Une nouvelle vague a frappé le 2 novembre la Belgique, la Suède, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Estonie, avec des denrées perdues.

Le 12 octobre, le CERT-FR de l’ANSSI a publié l’alerte CERTFR-2026-ALE-012 sur des contrôleurs de froid commercial compromis (gammes Danfoss AK-SM et AK-SC, Copeland et Dixell XWEB). Aucune source ne relie à ce jour les équipements de l’EFS à ces modèles, ni n’établit de coordination entre les attaques. Le point commun relevé par les spécialistes : des interfaces de gestion accessibles depuis internet et des télémaintenances mal protégées.

Cyberattaque EFS : ce que révèle l’angle mort de l’OT

L’OT (pour operational technology) désigne les systèmes qui pilotent le monde physique : froid, chauffage, ventilation, pompes, contrôle d’accès, vidéoprotection. Longtemps isolés, ils sont désormais reliés au réseau pour la supervision et la maintenance à distance.

Le prestataire, porte d’entrée

Dans le cas EFS comme dans la distribution, l’attaque passe par l’outil d’un tiers chargé de l’exploitation. Un accès distant prévu pour dépanner devient un accès pour saboter.

Des équipements hors du périmètre informatique

Ces automates sont souvent installés par le frigoriste, le chauffagiste ou l’ascensoriste, sans passer par la DSI. Ils échappent alors aux mises à jour, à l’inventaire et à la surveillance réseau.

Mairies et PME tout aussi exposées

Cantines scolaires, chambres froides de restaurants, chaufferies de gymnases, stations de relevage : le parc des collectivités et des commerces est truffé de ces boîtiers connectés.

Les réflexes à adopter dès maintenant

Les recommandations de l’ANSSI tiennent en quelques actions, applicables à votre organisation :

  • Recensez tous les équipements techniques reliés au réseau ou à internet, y compris ceux gérés par vos prestataires.
  • Retirez toute interface de gestion exposée directement sur internet et changez les mots de passe d’origine.
  • Imposez aux mainteneurs un accès distant sécurisé et nominatif, avec authentification forte et journalisation.
  • Isolez ces automates dans un segment dédié de votre réseau d’entreprise, séparé de la bureautique.
  • Gardez une alarme indépendante et une astreinte humaine : à l’EFS, c’est elle qui a fait la différence. Une hypervision qui centralise alarmes et supervision raccourcit le délai de réaction.
  • Faites auditer l’ensemble par un spécialiste de la sécurité informatique ; pour les communes, un accompagnement en cybersécurité des collectivités intègre ces équipements.

Conclusion

La cyberattaque EFS s’est soldée sans dommage grâce à une alarme et à un technicien vigilant. Elle rappelle surtout, après l’attaque des frigos de supermarchés, que la cybersécurité ne s’arrête pas aux ordinateurs. Vos équipements techniques connectés méritent le même niveau de protection que vos serveurs.

Vos équipements connectés sont-ils exposés ?

Nos experts recensent vos automates, sécurisent les accès de vos prestataires et mettent en place une supervision adaptée. Sans engagement.

Source : Next – L’Établissement français du sang touché par le piratage de certaines chambres froides (4 novembre 2026)
Voir aussi : Cyberattaque.org – Cyberattaque contre l’EFS : des hackers s’attaquent aux réserves de plasma sanguin (3 novembre 2026) ; Univers Freebox – Ça fait froid dans le dos, des hackers peu scrupuleux se sont attaqués au sang des Français (4 novembre 2026) ; Le Monde Informatique – Les frigos des supermarchés européens victimes d’une nouvelle vague de cyberattaques (3 novembre 2026)

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Orange Branded Call : le nom des entreprises s’affiche sur les mobiles

on novembre 4, 2026

Orange Branded Call : le nom des entreprises s’affiche sur les mobiles

Depuis ce mercredi 4 novembre, Orange Branded Call affiche le nom de l’entreprise qui appelle sur l’écran des abonnés mobiles de l’opérateur, avant même le décroché. Gratuit pour les abonnés, le service ne concerne que les sociétés certifiées et inscrites auprès d’Orange Business ou de ses partenaires.

Présenté en mars au Mobile World Congress de Barcelone, le dispositif est entré en service le 4 novembre 2026, selon Clubic, Siècle Digital et Univers Freebox. Le principe tient en une ligne : quand une entreprise vérifiée appelle un mobile Orange, son nom apparaît à côté du numéro, même si celui-ci ne figure dans aucun contact. Après Bouygues Telecom, Orange devient le deuxième opérateur français sur ce créneau.

Réseau de communication électronique reliant plusieurs nœuds, illustration des appels identifiés par Orange Branded Call

Orange Branded Call : comment le nom arrive sur l’écran

Côté abonné, aucune manipulation

Le traitement est réalisé dans le cœur du réseau 4G et 5G de l’opérateur. L’abonné n’a ni application à installer, ni option à souscrire, ni réglage à modifier. Orange présente le service comme compatible avec tous les smartphones ; Univers Freebox parle plus prudemment de terminaux compatibles. À ce stade, aucun logo ni motif d’appel n’accompagne le nom.

Côté entreprise, une double vérification

L’affichage n’est pas automatique pour l’appelant. Deux conditions s’appliquent :

  • les appels doivent être certifiés au niveau « A » du MAN, le mécanisme d’authentification des numéros en place depuis 2024. C’est le niveau de confiance le plus élevé sur le droit de l’appelant à utiliser le numéro présenté ;
  • Orange contrôle en amont l’identité et la réputation de chaque société. Selon Ecran Mobile et Univers Freebox, la base de numéros frauduleux de l’application Orange Téléphone complète ce filtrage.

La souscription passe par Orange Business ou par deux partenaires de lancement, Odigo et Manifone, cités par Clubic et Ecran Mobile. D’autres distributeurs doivent suivre dans les prochains mois. Aucun tarif n’a été communiqué pour les entreprises.

Deux millions d’appels testés, aucun taux de décroché publié

Avant l’ouverture, onze entreprises ont testé le service, parmi lesquelles les instituts Ipsos et Médiamétrie, sur plus de deux millions d’appels : enquêtes, assistance technique, recrutement. Orange n’en a pas diffusé les résultats. Au MWC, l’opérateur évoquait pourtant un taux de réponse multiplié par cinq, chiffre absent de la communication de lancement, relève Clubic.

Le besoin, lui, est documenté. D’après l’Observatoire de la satisfaction client 2026 de l’Arcep, 94 % des consommateurs ont reçu des appels ou SMS indésirables au cours des trois derniers mois. Orange avance aussi que 69 % des Français ne décrochent jamais, ou rarement, face à un numéro inconnu. Pour un service client ou un recruteur, chaque appel ignoré coûte un rappel ou un rendez-vous manqué.

Depuis le 11 août, le démarchage sans consentement préalable est interdit par principe et Bloctel a fermé, rappelle Clubic. Mais, comme le montre le bilan de la loi sur le démarchage téléphonique, les appels non sollicités persistent.

Un service qui identifie, sans filtrer

Branded Call ne bloque aucun appel. Les numéros non inscrits s’affichent comme avant, et Univers Freebox souligne qu’un appel non identifié n’est pas forcément suspect. Orange tempère lui-même ses ambitions : en mars, un responsable de l’opérateur estimait qu’un tiers seulement des appels porteraient une identité vérifiée en 2030.

Des opérateurs à des stades différents

  • Bouygues Telecom commercialise son propre Branded Call depuis juin 2026, développé avec Hiya et Ericsson, et propose une option anti-spam payante.
  • SFR et Free n’ont rien annoncé de comparable, à la connaissance de Clubic.
  • Orange Business doit lancer le 16 novembre une offre baptisée « Appels de Confiance », centrée sur l’identité vérifiée des appels sortants, selon Siècle Digital.

Entreprises et communes : les réflexes à adopter

Faire l’inventaire des numéros sortants

  • Listez les lignes qui appellent des clients ou des administrés : accueil, SAV, recouvrement, prise de rendez-vous, services techniques.
  • Repérez les numéros présentés qui diffèrent du numéro réel, fréquents avec un standard téléphonique d’entreprise ou un centre d’appels externalisé.
  • Vérifiez auprès de votre opérateur que ces appels sortent bien certifiés au niveau A du MAN.

Évaluer l’intérêt selon vos volumes

Ne pas en faire un outil de sécurité

  • Rappelez à vos équipes qu’un nom affiché ne dispense pas de vérifier une demande inhabituelle : virement, changement de RIB, accès à un compte.
  • Gardez le réflexe du contre-appel sur un numéro connu, un pilier de la sécurité informatique face à l’ingénierie sociale.
  • En prospection, le nom affiché ne remplace pas le consentement préalable ni la vigilance sur les fichiers achetés, comme l’a rappelé l’amende d’un vendeur de fichiers de démarchage.

Conclusion

Avec Orange Branded Call, l’identification des appels professionnels passe par le réseau de l’opérateur plutôt que par une application. Pour les entreprises et les collectivités qui joignent clients et administrés par téléphone, c’est un levier contre les appels ignorés, à condition d’obtenir la certification et d’accepter une portée limitée aux mobiles Orange. Profitez de la prochaine revue de votre téléphonie d’entreprise pour vérifier que vos appels sortants sont bien authentifiés.

Vos appels sortants sont-ils bien identifiés ?

Nos équipes passent en revue vos numéros, votre standard et vos lignes mobiles pour que vos appels soient authentifiés et reconnus. Sans engagement.

Source : Clubic – Orange affiche désormais le nom des entreprises qui vous appellent, et c’est gratuit (4 novembre 2026)
Voir aussi : Siècle Digital – Orange lance un service gratuit pour savoir quelle entreprise vous appelle avant de décrocher (4 novembre 2026) ; Univers Freebox – Orange lance un nouveau service gratuit pour ses abonnés mobiles (4 novembre 2026) ; Ecran Mobile – Orange affiche le nom des entreprises qui appellent ses abonnés mobiles (4 novembre 2026)

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Locaux sans fibre : 2,1 millions de logements et bureaux toujours en attente

on novembre 4, 2026

Locaux sans fibre : 2,1 millions de logements et bureaux toujours en attente

Selon l’observatoire de l’Arcep, 2,1 millions de locaux sans fibre restaient à rendre raccordables en France au 30 juin 2026. Pour environ 225 000 d’entre eux, aucun déploiement n’est même planifié, alors que la fermeture du réseau cuivre progresse commune par commune.

Le chiffre figure dans l’observatoire du haut et très haut débit du deuxième trimestre 2026, publié le 10 septembre par le régulateur des télécoms, et a été détaillé le 3 novembre par le comparateur JeChange. Il représente 4,7 % des locaux recensés, un périmètre qui inclut à la fois les logements et les locaux professionnels, c’est-à-dire les établissements comptant au moins un salarié selon l’Insee. En face, 43,1 millions de locaux sont désormais couverts en FTTH (fibre jusqu’à l’abonné), dont 275 000 ajoutés au cours du seul deuxième trimestre.

Schéma de réseaux de communication illustrant le déploiement inachevé et les locaux sans fibre en France

Locaux sans fibre : ce que recouvrent les 4,7 %

L’Arcep ne se contente pas d’un total. Elle ventile le reste à faire selon l’état d’avancement de chaque local, ce qui permet de distinguer les retards techniques des véritables angles morts.

Des chantiers encore en cours

  • 1,4 % des locaux sont en phase d’étude : le réseau est conçu, mais le chantier n’a pas démarré ;
  • 0,6 % sont en construction et 0,6 % en cours de déploiement ;
  • 0,3 % sont « raccordables sur demande », et 0,1 % le seront une fois le réseau achevé.

Les blocages et les zones oubliées

  • 1,1 % sont bloqués par un refus de tiers : propriétaire, syndic de copropriété ou gestionnaire refusant l’accès ou la pose d’équipements, soit environ un local en attente sur quatre d’après le calcul de JeChange ;
  • 0,5 %, soit environ 225 000 locaux, n’ont aucun déploiement planifié. Il s’agit souvent, selon JeChange, de sites isolés en bout de chemin ou en hameau.

Un rythme de déploiement qui ralentit en zone publique

Les données de l’Arcep montrent un essoufflement là où le travail restant est le plus coûteux. Dans les zones d’initiative publique, celles des réseaux portés par les collectivités (RIP), 143 000 locaux ont été rendus raccordables au deuxième trimestre 2026, contre 279 000 un an plus tôt. Ces zones totalisent 16,8 millions de locaux raccordables, dont 7,5 millions en communes rurales et 2,1 millions en communes de montagne.

Côté usages, la bascule est presque achevée : 28,1 millions d’abonnements passent par la fibre, soit 85 % des accès internet fixes. Les abonnements DSL sur cuivre tombent à environ 2,6 millions, en recul d’environ 360 000 sur le trimestre d’après les tableaux du régulateur.

Ce que ça change pour les entreprises et les communes

Le raccordement sur demande, un délai à anticiper

Pour les locaux classés « raccordables sur demande », le boîtier de rue (PBO, point de branchement optique) n’est posé qu’à la première commande d’un opérateur. L’Arcep indique que ce délai ne devrait pas dépasser six mois. Une PME qui déménage ou ouvre une agence dans ce type de zone doit donc intégrer ce délai à son calendrier, au même titre que la mise en service de sa téléphonie fixe sur IP.

La fin du cuivre ne laisse pas de marge

Le calendrier de fermeture du réseau cuivre d’Orange avance en deux temps : fermeture commerciale, puis fermeture technique de toutes les lignes. Comme l’a montré le cas de la fin du cuivre dans l’Orne, les entreprises encore en ADSL dans une zone non fibrée doivent prévoir une alternative avant la coupure. JeChange rappelle que le cadre fixé par l’Arcep impose une solution très haut débit effective (fibre, satellite ou box 4G/5G fixe) avant l’arrêt du cuivre.

Les collectivités en première ligne

Les refus de tiers et les sites isolés relèvent souvent du terrain local. Les mairies et intercommunalités ont un rôle de médiation auprès des syndics et des propriétaires, et un intérêt direct à fibrer leurs propres bâtiments, à l’image de la mutualisation des sites publics en Haute-Garonne.

Réflexes : que faire si vos locaux ne sont pas fibrés

  • Vérifiez l’adresse sur l’outil « Ma connexion internet » de l’Arcep : il indique l’état du réseau et la date de fermeture du cuivre prévue ;
  • Identifiez le blocage : en copropriété ou en zone d’activité, un refus de tiers se lève parfois par une simple démarche auprès du gestionnaire ;
  • Prévoyez un lien de secours : box 4G/5G ou internet par satellite permettent de maintenir l’activité en attendant la fibre ;
  • Regardez au-delà du FTTH : pour un site stratégique, une fibre dédiée et un réseau d’entreprise bien dimensionné offrent des garanties de rétablissement que l’offre grand public n’a pas ;
  • Équipez les équipes mobiles d’un accès nomade sécurisé pour limiter la dépendance au site.

FAQ : locaux sans fibre

Combien de locaux sont encore sans fibre en France ?

Selon l’observatoire de l’Arcep publié le 10 septembre 2026, 2,1 millions de locaux restaient à rendre raccordables au 30 juin 2026, soit 4,7 % des locaux recensés, logements et locaux professionnels confondus.

Que signifie « raccordable sur demande » pour une entreprise ?

Le boîtier de rue (PBO) n’est installé qu’à la première commande d’un opérateur. D’après l’Arcep, ce délai ne devrait pas dépasser six mois : il faut donc l’anticiper avant un déménagement ou une ouverture d’agence.

Que faire si le raccordement de mes locaux est bloqué par un refus ?

Les refus de tiers (propriétaire, syndic, gestionnaire) représentent 1,1 % des locaux selon l’Arcep. Ils sont parfois temporaires : une démarche auprès du gestionnaire de l’immeuble ou de la zone d’activité peut suffire à débloquer la situation.

Quelle connexion utiliser en attendant la fibre ?

Une box 4G/5G ou l’internet par satellite permettent de maintenir l’activité en attendant le raccordement. Pour un usage professionnel, mieux vaut dimensionner une solution d’accès internet adaptée avec un lien de secours.

La fin du cuivre peut-elle couper des locaux encore non fibrés ?

La fermeture du réseau cuivre d’Orange se fait commune par commune, en deux étapes. JeChange rappelle que le cadre de l’Arcep impose une alternative très haut débit avant l’arrêt du cuivre, mais il reste prudent de vérifier sa date de fermeture et de suivre le chantier de dépose des câbles cuivre d’Orange.

Conclusion

Avec 85 % des abonnés internet déjà passés à la fibre, la France entre dans la phase la plus difficile du chantier : les derniers 4,7 % de locaux sans fibre concentrent les refus, les sites isolés et les zones où le déploiement ralentit. Pour une entreprise ou une commune concernée, attendre n’est pas une stratégie : vérifiez votre situation, anticipez la fin du cuivre et prévoyez une connexion de transition adaptée à vos usages.

Vos locaux attendent encore la fibre ?

Nos équipes étudient votre éligibilité et vous proposent une solution de connexion fiable, fibre ou alternative, en attendant le raccordement. Sans engagement.

Source : JeChange – 1 logement sur 200 n’a aucune fibre planifiée : le détail des 2,1 millions de locaux encore privés de fibre (3 novembre 2026)
Voir aussi : Arcep – Observatoire haut et très haut débit : abonnements et déploiements, T2 2026 (10 septembre 2026)

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Appels intra-UE : vers des tarifs alignés sur le national en 2029

on novembre 3, 2026

Appels intra-UE : vers des tarifs alignés sur le national en 2029

Appeler un client à Madrid depuis Lyon pourrait coûter, à terme, le prix d’une communication nationale. La Commission européenne a chargé le Berec, qui réunit les régulateurs télécoms de l’Union, d’évaluer la bascule des appels intra-UE vers les tarifs domestiques au 1er janvier 2029. Son appel à contributions se clôt ce vendredi 6 novembre.

Le sujet a refait surface le 2 novembre, dans un article d’AlloForfait consacré au prix des appels et SMS émis d’un pays de l’Union vers un autre. Derrière, une procédure bien réelle : le Berec (Organe des régulateurs européens des communications électroniques) a ouvert une consultation sur la révision du cadre des communications intra-UE réglementées. À la demande de Bruxelles, il doit analyser le fonctionnement de ce marché, puis rendre un avis à la Commission. Opérateurs, entreprises et associations peuvent répondre via un questionnaire en ligne jusqu’au 6 novembre 2026. Aucune date n’a été communiquée pour la remise de cet avis.

Réseau de communication reliant plusieurs sites, illustration des appels intra-UE entre entreprises européennes

Roaming et appels vers l’Europe : deux régimes distincts

Les deux notions sont souvent confondues. Le « roam like at home » protège l’abonné qui se déplace : en voyage en Italie, il téléphone et consomme sa data comme en France. L’appel émis depuis la France vers un numéro italien relève d’un autre texte, l’article 5a du règlement européen 2015/2120.

Pour ces communications, l’Europe n’impose pas leur inclusion dans les forfaits. Elle fixe un prix maximal : 0,19 € HT la minute d’appel et 0,06 € HT le SMS, en vigueur depuis mai 2019. Comme le rappelait Next en 2024, un opérateur n’est pas tenu d’intégrer les appels vers l’Allemagne dans un forfait français. Certains incluent ces destinations dans leurs offres de téléphonie mobile, d’autres les facturent à l’usage.

Gigabit Infrastructure Act : l’échéance du 1er janvier 2029

L’horizon 2029 n’est pas nouveau. Il découle du règlement (UE) 2024/1309, dit Gigabit Infrastructure Act, adopté le 29 avril 2024 et entré en vigueur le 11 mai suivant. Ce texte, d’abord consacré à la baisse du coût de déploiement des réseaux très haut débit, a modifié au passage le règlement de 2015.

Pendant les négociations entre Parlement, Conseil et Commission, les eurodéputés ont obtenu la fin programmée du surcoût. Dans les termes repris par le Berec, les prix de détail des appels et SMS intra-UE réglementés ne devraient plus différer des prix nationaux à partir du 1er janvier 2029, sous réserve de conditions techniques. Des garde-fous inspirés du roaming avaient été évoqués : usage raisonnable, mécanisme de soutenabilité, lutte contre la fraude. Les opérateurs, eux, avaient pointé le manque à gagner.

L’avis du Berec doit précisément éclairer ces modalités. Il pèsera sur la façon dont la Commission organisera la transition.

Appels intra-UE : les offres professionnelles hors du plafond

Un dispositif pensé pour les particuliers

C’est le point clé pour les entreprises. Selon les lignes directrices publiées par le Berec en 2019, le plafond vise les consommateurs, c’est-à-dire les personnes qui agissent en dehors de leur activité professionnelle. Les tarifs réservés aux clients professionnels sont explicitement exclus de la régulation des prix. Sauf élargissement du périmètre lors de la révision, l’alignement de 2029 devrait suivre la même logique.

Un effet d’entraînement probable

L’impact pour les PME et les collectivités sera donc indirect. Quand les offres grand public afficheront le même prix pour appeler Paris ou Bruxelles, les grilles « international Europe » des contrats pro deviendront plus difficiles à justifier. Les sociétés qui travaillent avec des clients, des fournisseurs ou des filiales ailleurs dans l’Union tiendront un argument de négociation. Le contexte s’y prête : après la hausse des forfaits mobiles de l’automne et les questions ouvertes par le rachat de SFR, les acheteurs télécoms scrutent leurs factures.

Les réflexes à adopter d’ici 2029

Le calendrier laisse du temps. Mais les contrats signés aujourd’hui, souvent pour plusieurs années, courront parfois au-delà de 2029.

Mesurer les volumes réels

  • Repérez dans vos factures détaillées les postes « international » ou « Europe », sur les mobiles comme sur la téléphonie fixe.
  • Identifiez les services les plus exposés : commerciaux export, service client, achats.
  • N’oubliez pas les SMS de notification envoyés à des numéros étrangers.

Vérifier le périmètre des offres

  • « Europe » ne veut pas toujours dire Union européenne : la Suisse et le Royaume-Uni n’en font pas partie.
  • Distinguez l’itinérance (appels passés en déplacement) des appels émis depuis la France.
  • Lisez les clauses d’usage raisonnable des forfaits « illimité Europe ».

Anticiper au moment du renouvellement

  • Demandez une clause de révision tarifaire liée à l’évolution de la réglementation européenne.
  • Comparez avec des offres VoIP ou SIP trunk (raccordement du standard via internet) incluant les destinations européennes. Un parc de téléphones IP gérés de façon centralisée facilite ce pilotage.
  • Pour les réunions récurrentes avec des partenaires étrangers, une solution d’audioconférence évite de multiplier les appels sortants.

Conclusion

La fin du surcoût sur les appels intra-UE se dessine pour 2029, mais elle vise d’abord les particuliers. Pour les entreprises et les communes, l’enjeu est ailleurs : mesurer leurs flux vers l’Europe et renégocier au bon moment. Vous pouvez encore faire entendre votre voix auprès du Berec jusqu’au 6 novembre. Et si vos contrats arrivent à échéance, c’est l’occasion de remettre à plat votre téléphonie d’entreprise.

Vos appels vers l’Europe pèsent sur votre facture ?

Nos conseillers analysent vos contrats télécoms et vous proposent une offre adaptée à vos échanges européens. Sans engagement.

Source : AlloForfait – Roaming : les appels et SMS intra-UE pourraient coûter aussi cher que les communications nationales (2 novembre 2026)
Voir aussi : Berec – Call for inputs on the review of the regulatory framework for regulated intra-EU communications (clôture le 6 novembre 2026)
Voir aussi : Next – Les appels et SMS intra-UE sans surcoût en 2029 (8 février 2024)
Voir aussi : Berec – Guidelines on intra-EU communications, BoR (19) 35 (7 mars 2019)
Voir aussi : Digital Watch Observatory – EU Gigabit Infrastructure Act: intra-EU call charges to end in 2029

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Panne Netatmo : deux coupures du cloud en quatre jours, les caméras privées de direct

on novembre 3, 2026

Lundi 2 novembre, une panne Netatmo a rendu inaccessibles les applications de la marque pendant plusieurs heures, quatre jours après un premier incident. Les équipements ont continué à fonctionner localement, mais le pilotage et la vidéo à distance ont décroché. Un rappel utile pour toute organisation qui confie sa sécurité au cloud.

Les premiers signalements remontent au milieu d’après-midi, lundi 2 novembre : le site TotalBug relève des témoignages dès 16h52, et Downdetector dépasse la centaine de signalements, selon Clubic. À 17h03, la page de statut de Netatmo, filiale de Legrand, classe l’incident en « panne partielle » liée à des problèmes serveurs. Vers 18h, l’éditeur annonce avoir identifié et corrigé la cause. D’après Next, le retour à la normale reste alors incomplet pour deux usages : les stations météo et le streaming vidéo des caméras. En soirée, iGeneration note une situation largement réglée, sans l’être totalement.

Illustration « Panne opérateur » : liaison réseau coupée par un triangle d'alerte, à l'image de la panne Netatmo

Une douzaine de services touchés, les équipements tiennent

Applications et interface web hors service

La page de statut de l’éditeur listait une douzaine de services perturbés. Clubic cite notamment :

  • les applications Security (caméras, détecteurs), Energy, Weather, Home Coach et Home + Guest ;
  • l’interface web de la marque ;
  • des applications partenaires reposant sur la même plateforme, comme Velux Active, intuis ou Migo.

Le fonctionnement local préservé

Netatmo a insisté sur un point : seules les fonctions qui passent par ses serveurs étaient concernées. Les caméras ont continué d’enregistrer les événements, les thermostats de réguler le chauffage, les interrupteurs de commander l’éclairage. Selon Next, les assistants vocaux et les passerelles vers des services tiers sont aussi restés opérationnels. En clair, l’équipement fonctionnait, mais l’utilisateur ne le voyait plus.

Une série d’incidents depuis le début de l’année

L’épisode de lundi n’est pas isolé. Vendredi 30 octobre, une première panne partielle était apparue vers 5 heures du matin d’après Downdetector, confirmée par Netatmo à 9h49, selon iGeneration. Elle touchait surtout les stations météo, les applications Weather et Control et l’interface web. Le 3 janvier 2026, les serveurs de la marque étaient déjà restés à l’arrêt une bonne partie de la journée, du matin jusqu’au retour à la normale constaté vers 18h38.

Aucune des sources consultées ne détaille la cause technique ni le nombre d’utilisateurs concernés. Sur Clubic, certains clients disent leur lassitude de voir le même scénario se répéter.

Panne Netatmo : les conséquences pour les entreprises et les communes

Netatmo vise d’abord le grand public, mais ses caméras et détecteurs équipent aussi des commerces, des cabinets et de petits locaux professionnels. Le scénario de lundi pose une question qui dépasse la marque : que reste-t-il d’un dispositif de sécurité quand le cloud de son fabricant décroche ?

  • La levée de doute devient impossible : une alerte peut arriver, mais l’image en direct ne s’affiche pas.
  • Le pilotage à distance disparaît : impossible de modifier un accès, un planning ou un mode de surveillance depuis l’extérieur.
  • Personne n’est prévenu si la chaîne d’alerte repose entièrement sur la même plateforme.

Pour une collectivité, l’enjeu est plus fort encore : une installation de vidéoprotection sur la voie publique ou dans un bâtiment communal doit rester exploitable par les agents habilités, quel que soit l’état d’un service en ligne tiers.

Les réflexes pour limiter la dépendance au cloud

Garder la main en local

  • Privilégier un enregistrement local (enregistreur réseau, stockage sur site) en plus ou à la place du stockage cloud.
  • Vérifier que le contrôle d’accès des bâtiments fonctionne sans connexion aux serveurs du fabricant (badges, ouverture de secours).
  • Centraliser l’exploitation sur une plateforme maîtrisée, comme une hypervision de sécurité ou un CSU pour les communes.

Sécuriser la chaîne d’alerte

  • Doubler la remontée d’alarme par un second canal (transmetteur 4G, télésurveillance).
  • S’appuyer sur un accès internet professionnel avec secours, pour que la panne ne vienne pas aussi de la connexion du site.
  • Tester régulièrement le fonctionnement en mode dégradé et documenter la procédure.

Choisir les équipements en connaissance de cause

Avant un achat, demandez au fournisseur ce qui continue de fonctionner sans cloud, où sont hébergées les données et quel engagement de disponibilité il prend. La question de la sécurité des caméras connectées n’est d’ailleurs pas seulement une affaire de disponibilité, comme l’a montré récemment l’affaire des caméras Dahua détournées via le cloud P2P.

Panne Netatmo : l’essentiel à retenir

La panne Netatmo de lundi n’a pas éteint les équipements, mais elle a coupé le lien entre eux et leurs utilisateurs, deux fois en quatre jours. Pour une entreprise ou une commune, la leçon est simple : un système de sécurité doit continuer à voir, enregistrer et alerter même quand le cloud tombe. Faites l’inventaire de vos équipements connectés et vérifiez leur comportement hors ligne avant le prochain incident.

Questions fréquentes sur la panne Netatmo

Pourquoi Netatmo est-il tombé en panne le 2 novembre 2026 ?

Netatmo a évoqué des problèmes serveurs et classé l’incident en « panne partielle », puis annoncé vers 18h avoir identifié et corrigé la cause. Aucune des sources consultées ne détaille l’origine technique ni le nombre d’utilisateurs touchés.

Les caméras Netatmo continuent-elles d’enregistrer pendant une panne ?

Oui, selon l’éditeur : les caméras ont continué d’enregistrer les événements, et seules les fonctions passant par ses serveurs ont décroché. Vous perdez le direct et le pilotage à distance depuis l’application, donc la levée de doute.

Comment garder une vidéoprotection opérationnelle quand le cloud tombe ?

Ajoutez un enregistrement sur site, doublez la remontée d’alarme par un transmetteur 4G et vérifiez que vos badges fonctionnent hors ligne. Notre page sécurité des bâtiments présente ces équipements. La même logique vaut pour la connexion du site, comme l’a montré la tempête Austen.

Une caméra connectée peut-elle aussi être piratée via le cloud ?

Oui : plus de 14 500 caméras Dahua ont été compromises via un service P2P, selon Hunt.io. Pour une collectivité, l’effet d’un accès mal maîtrisé se mesure aussi dans notre article sur la cyberattaque de Cholet et des Portes du Berry.

Votre vidéoprotection résiste-t-elle à une panne du cloud ?

Nos experts auditent vos caméras, alarmes et contrôles d’accès et proposent une architecture qui garde la main en local. Sans engagement.

Source : Next – Les serveurs de Netatmo en panne, pour la deuxième fois en quelques jours (2 novembre 2026)
Voir aussi : Clubic – Netatmo est en panne ce lundi, voici ce qui se passe (2 novembre 2026)
Voir aussi : iGeneration – Nouvelle panne chez Netatmo : les applications ont été encore perturbées (2 novembre 2026)
Voir aussi : iGeneration – Les serveurs de Netatmo sont dans les choux ce matin (30 octobre 2026)

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Connexx GroupePanne Netatmo : deux coupures du cloud en quatre jours, les caméras privées de direct

Câbles cuivre Orange : après la coupure, un million de kilomètres à déposer

on novembre 2, 2026

La fin du cuivre ne s’arrête pas à l’extinction de l’ADSL. Une fois les lignes coupées, commune par commune jusqu’à fin 2030, environ un million de kilomètres de câbles cuivre Orange doivent être retirés au cours d’un chantier d’au moins cinq ans. D’ici là, ces fils restent la propriété de l’opérateur, qu’ils soient actifs ou non.

Le comparateur JeChange a fait le point le 1er novembre 2026 sur cette seconde phase, bien moins connue que la fin des box ADSL. Le réseau historique compte environ un million de kilomètres de câbles et 15 millions de poteaux. La dépose a démarré en 2025, sans calendrier publié rue par rue. Le principe juridique est clair : un câble appartient à Orange tant qu’il n’a pas été retiré, même sans signal.

Illustration « Panne opérateur » : liaison réseau coupée par un triangle d'alerte, à l'image de la coupure des câbles cuivre Orange

Câbles cuivre d’Orange : la coupure d’abord, la dépose ensuite

Un calendrier en deux temps

La sortie du cuivre suit deux étapes encadrées par l’Arcep. La fermeture commerciale interdit toute nouvelle souscription sur le réseau. La fermeture technique coupe physiquement les lignes existantes, au moins douze mois plus tard. Le premier lot de fermeture technique a concerné 162 communes en janvier 2025. Côté commercial, la majorité du territoire ne vend plus d’offres cuivre depuis le 31 janvier 2026 ; le reste suivra le 31 janvier 2027, date à laquelle plus de 2 100 communes perdront aussi physiquement leurs lignes. Les dernières doivent s’éteindre fin 2030, sauf report là où la fibre n’est pas prête.

Aucune date butoir pour retirer les fils

Fin 2030 marque la fin du service, pas celle du chantier. Selon JeChange, aucun texte n’impose à Orange d’échéance pour la dépose. L’opérateur vise un démantèlement complet vers 2032. Début 2025, Bénédicte Javelot, directrice des projets stratégiques d’Orange France, anticipait dans Les Échos un pic d’activité en 2028 et 2029. Tous les poteaux ne disparaîtront pas : une grande partie porte déjà la fibre et restera en place.

Le recyclage du cuivre doit financer le démantèlement

L’enjeu économique est assumé. Selon Recy.net, Orange considère qu’environ 80 % de ses câbles sont valorisables et compte financer le décommissionnement grâce à la revente du métal. Le volume se chiffre en plusieurs centaines de milliers de tonnes, d’après l’opérateur, qui avait jugé excessive l’estimation de près d’un million de tonnes avancée par La Tribune en 2022.

Deux familles de marchés ont été lancées en 2025 :

  • la dépose, confiée à des entreprises de travaux publics ;
  • le recyclage, pour lequel Veolia, Derichebourg et Suez étaient sur les rangs.

Faute de capacités de fonte suffisantes en France, une partie du métal partira vers des pays voisins. Nexans a toutefois annoncé 90 millions d’euros d’investissement à Lens (Pas-de-Calais) pour recycler jusqu’à 80 000 tonnes de cuivre par an.

Vols de câbles : un risque pour les lignes encore actives

Le cuivre attire aussi les voleurs. Les chiffres d’Orange montrent une progression nette : 200 vols en 2021, 1 500 en 2023, puis plus de 1 300 sur le seul premier semestre 2024. Pour 2025, la CFE-CGC Orange, citée par Recy.net, évoque environ 500 tonnes dérobées et près de 2,7 millions d’euros de pertes.

Avant la fermeture technique, un vol coupe des lignes en service : téléphone fixe, ADSL, mais aussi transmetteurs d’alarme ou lignes d’urgence d’ascenseurs encore raccordés au cuivre. Prélever un câble, même hors service, constitue un vol simple, puni de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, rappelle JeChange.

Entreprises et communes : les réflexes à adopter

Ne jamais manipuler un câble, même coupé

Un fil tombé à terre ou pris dans une haie ne doit être ni coupé, ni enroulé, ni revendu : impossible de savoir s’il est encore actif, et le même poteau peut porter la fibre d’un voisin. Les poteaux ne se redressent pas non plus à la main.

Signaler les dommages au bon interlocuteur

  • Les entreprises et les particuliers passent par le service en ligne « Dommages réseaux » d’Orange, photos à l’appui, pour un câble au sol, un poteau penché ou une armoire ouverte.
  • Les mairies disposent de leur propre canal de signalement auprès de l’opérateur, notamment quand un câble bloque la voirie.
  • Orange annonce une intervention sous 4 heures en cas de danger immédiat sur la chaussée et sous 3 mois pour un poteau abîmé sans danger. Aucun délai n’est publié pour retirer un câble hors service.

Solder ses dernières lignes cuivre avant la coupure

Câbles cuivre Orange : l’essentiel à retenir

La coupure n’est qu’une étape. Pendant plusieurs années, les câbles cuivre Orange resteront sur les poteaux et dans les fourreaux, propriété de l’opérateur et cibles pour les voleurs. La meilleure protection, pour les entreprises comme pour les communes : avoir migré avant la fermeture technique. Anticipez cette bascule à l’aide de notre calendrier de la fin du RTC et de l’exemple des communes de l’Orne coupées en janvier 2027.

Questions fréquentes sur les câbles cuivre Orange

À qui appartiennent les câbles cuivre Orange après la coupure ?

Ils restent la propriété d’Orange tant qu’ils n’ont pas été retirés, même sans signal. Prélever un câble hors service constitue un vol simple, puni de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, rappelle JeChange.

Quand Orange retirera-t-il les câbles cuivre ?

La dépose a démarré en 2025, sans calendrier publié rue par rue. L’opérateur vise un démantèlement complet vers 2032, avec un pic d’activité anticipé en 2028 et 2029. Aucun texte ne lui impose d’échéance, selon JeChange.

Que faire si un câble cuivre est tombé devant vos locaux ?

Laissez-le en place et signalez-le à Orange : les entreprises passent par le service en ligne « Dommages réseaux », photos à l’appui, et les mairies disposent de leur propre canal. Orange annonce une intervention sous 4 heures en cas de danger immédiat sur la chaussée.

Quels équipements d’entreprise dépendent encore du cuivre ?

Les lignes fixes, le fax, les alarmes, certains terminaux de paiement et les lignes d’ascenseur sont les plus courants. Recensez-les site par site avant la fermeture technique. Les communes peuvent profiter de cette bascule pour mutualiser leurs bâtiments, à l’image du réseau fibre de la Haute-Garonne.

Vos sites dépendent-ils encore du cuivre ?

Connexx Groupe recense vos lignes cuivre, organise leur bascule vers la fibre et la téléphonie IP, et sécurise vos alarmes avant la coupure. Sans engagement.

Source : JeChange – Câbles de téléphone en cuivre : Orange coupe le réseau d’ici fin 2030 puis les retire, interdiction d’y toucher en attendant (1er novembre 2026)
Voir aussi : Recy.net – Réseau cuivre Orange : la plus grande mine urbaine (30 juin 2026) ; Next – Le démantèlement du réseau cuivre attise les convoitises (6 janvier 2025) ; Journal de l’Économie – Cuivre : Orange lance un vaste chantier de recyclage (28 janvier 2025)

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Connexx GroupeCâbles cuivre Orange : après la coupure, un million de kilomètres à déposer

Faille SMS Android : un message invisible peut couper les appels des flottes mobiles

on novembre 2, 2026

Baptisée « SMS of Death », une faille SMS Android rendue publique le 29 octobre 2026 permet de faire planter la téléphonie d’un smartphone à distance, sans aucune action de son utilisateur. Appels en cours coupés, y compris vers les secours : les entreprises et les communes qui équipent leurs agents de terminaux Android ont intérêt à vérifier leurs mises à jour.

La vulnérabilité a été découverte par Mark Blaszczyk, chercheur indépendant, qui l’a signalée à Google le 5 mai 2026 via son programme de récompense dédié à Android. Elle porte la référence CVE-2026-58882 et serait classée « critique » dans le bulletin de sécurité Android de novembre 2026, selon un message de l’équipe GrapheneOS relayé par Security Affairs. Le correctif, lui, a été diffusé avec la mise à jour de sécurité d’octobre 2026, pour Android 14 à 17. Le chercheur a publié sa démonstration le 29 octobre, avec une preuve de concept en accès libre.

Illustration « Panne opérateur » : liaison réseau coupée par un triangle d'alerte, à l'image de la faille SMS Android qui fait tomber la téléphonie

Un SMS technique qui fait tomber la téléphonie

L’attaque ne repose ni sur un lien piégé ni sur une application malveillante. Elle vise un vieux composant d’Android chargé de traiter les SMS « binaires » de type WAP Push, utilisés en arrière-plan, par exemple pour certaines notifications MMS. L’utilisateur ne voit rien : on parle d’attaque zero-click, c’est-à-dire sans clic ni interaction.

Le mécanisme

  • un en-tête de quelques octets, volontairement mal formé, contient une longueur que le système convertit sans contrôle ;
  • le calcul aboutit à une taille négative, ce qui provoque une exception ;
  • le processus qui gère la téléphonie (com.android.phone) plante, puis redémarre en une à deux secondes.

Des effets qui s’accumulent

D’après le chercheur, un seul message suffit à interrompre le service et à couper un appel en cours. Une vingtaine de SMS envoyés à la suite rendent le téléphone inutilisable pendant longtemps. Les plantages répétés peuvent corrompre la base de messages et entraîner une boucle de redémarrage. Les tests ont été reproduits sur un Google Pixel 9 et sur des Samsung Galaxy.

Une faille de disponibilité, pas d’espionnage

Les sources convergent sur un point : il s’agit d’un déni de service. La faille ne permet ni de voler des données, ni de prendre le contrôle du téléphone. Aucune exploitation par des cybercriminels n’a été signalée à ce stade. Mais la publication d’un code de démonstration abaisse nettement le niveau technique nécessaire pour la reproduire.

Le risque principal tient à la continuité des communications. Le chercheur insiste sur la coupure possible des appels d’urgence. Pour un technicien isolé, un agent de terrain ou une astreinte, un mobile muet au mauvais moment n’est pas un simple désagrément.

Faille SMS Android : les conséquences pour les entreprises et les communes

Les flottes professionnelles sont rarement homogènes. Smartphones durcis sur les chantiers, terminaux d’agents de police municipale, téléphones de travailleurs isolés : beaucoup de modèles sont gardés longtemps, au-delà de leur période de mises à jour.

Les terminaux anciens restent exposés

Le code vulnérable est présent depuis Android 12. Or le correctif ne concerne que les versions 14 à 17. Android 12 et 13 ne sont pas corrigés, selon le chercheur et Security Affairs. Les appareils concernés devront être isolés de ce risque autrement, ou remplacés.

La dépendance au fabricant

Le correctif de Google doit ensuite être intégré par chaque fabricant. Le délai de diffusion varie selon les marques et les modèles. Seul le niveau de correctif de sécurité affiché dans les réglages permet de savoir si un téléphone est protégé : octobre 2026 ou plus récent.

Le sujet rejoint une question plus large, celle de la résilience de la téléphonie mobile professionnelle. Après la fin de la 2G chez Orange, qui a déjà obligé à recenser les équipements anciens, cette faille rappelle l’intérêt d’un inventaire précis du parc.

Les réflexes à adopter dès maintenant

  • Inventoriez votre flotte : modèle, version d’Android et niveau de correctif de chaque terminal.
  • Déployez la mise à jour d’octobre 2026 ou plus récente, de préférence via votre outil de gestion de flotte (MDM).
  • Identifiez les appareils sous Android 12 ou 13 et planifiez leur remplacement, en commençant par les postes sensibles.
  • Prévoyez un canal de secours pour les travailleurs isolés et les astreintes : poste fixe, softphone ou solution d’accès nomade.
  • En cas de boucle de redémarrage, évitez l’effacement complet du téléphone avant d’avoir sollicité votre support : le chercheur décrit une procédure de récupération moins destructive.

Pour les mairies et intercommunalités, ce point peut s’intégrer à la démarche de cybersécurité des collectivités. Côté entreprises, il relève de la politique de sécurité informatique, au même titre que les postes de travail.

Faille SMS Android : l’essentiel à retenir

La faille SMS Android « SMS of Death » ne vole rien, mais elle peut faire taire un smartphone au moment où il compte le plus. Le correctif existe depuis octobre ; reste à s’assurer qu’il est réellement installé sur chaque terminal. Vérifiez dès aujourd’hui le niveau de correctif de votre flotte et traitez en priorité les appareils qui ne reçoivent plus de mises à jour. C’est aussi l’occasion de revoir l’ensemble de votre téléphonie d’entreprise sous l’angle de la continuité de service.

Questions fréquentes sur la faille SMS Android

Qu’est-ce que la faille « SMS of Death » sur Android ?

Référencée CVE-2026-58882, cette vulnérabilité permet de faire planter la téléphonie d’un smartphone à distance par un SMS technique invisible, sans aucune action de l’utilisateur. Elle coupe les appels en cours, y compris vers les secours.

Quels téléphones Android sont concernés ?

Le code vulnérable existe depuis Android 12. Le correctif d’octobre 2026 couvre Android 14 à 17 ; Android 12 et 13 restent non corrigés, selon le chercheur et Security Affairs. Les tests ont été reproduits sur un Google Pixel 9 et des Samsung Galaxy.

Comment savoir si un smartphone est protégé ?

Ouvrez les réglages et regardez le niveau de correctif de sécurité : il doit afficher octobre 2026 ou une date plus récente. Le délai de diffusion varie selon les fabricants et les modèles, d’où l’intérêt d’un inventaire de toute la flotte.

La faille SMS Android permet-elle de voler des données ?

Non, les sources décrivent un déni de service, sans vol de données ni prise de contrôle, et aucune exploitation par des cybercriminels n’a été signalée à ce stade. D’autres correctifs urgents visent vos équipements réseau, comme ceux des failles Fortinet et de la faille VeloCloud.

Votre flotte mobile est-elle à jour ?

Nos équipes auditent vos terminaux, déploient les mises à jour et sécurisent vos communications professionnelles. Sans engagement.

Source : Univers Freebox – « SMS de la mort » : votre smartphone pouvait être paralysé sans même toucher à l’écran (30 octobre 2026)
Voir aussi : Security Affairs – SMS of Death: Android under attack, an invisible SMS can block calls and emergency services (1er novembre 2026) ; eSecurity Planet – Android ’SMS of Death’ Flaw Can Drop Emergency Calls, Trigger Reboot Loops (30 octobre 2026) ; Mark Blaszczyk – SMS of Death: zero-click Android telephony DoS (29 octobre 2026)

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Connexx GroupeFaille SMS Android : un message invisible peut couper les appels des flottes mobiles

Taxe au gigaoctet : les députés votent 5,5 centimes par Go sur le trafic internet

on novembre 1, 2026

Vendredi 30 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté à une voix près une taxe au gigaoctet de 5,5 centimes sur les données que les fournisseurs de contenus envoient aux abonnés français. Ses auteurs en attendent 10 milliards d’euros par an. Le gouvernement s’y oppose et le texte est loin d’être définitif.

L’amendement n° I-1358, porté par le député socialiste Laurent Lhardit et son groupe, s’insère dans la première partie du projet de loi de finances pour 2027, celle des recettes. Il crée dans le Code général des impôts une « taxe sur les producteurs de données numériques ». Le principe : faire payer au volume les plateformes vidéo, réseaux sociaux et services en ligne qui expédient des données vers les clients des fournisseurs d’accès à internet (FAI). Le même dispositif avait été rejeté en commission des finances début octobre, avant d’être redéposé en séance.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour le trafic internet visé par la taxe au gigaoctet

Un vote acquis dans un hémicycle clairsemé

Le scrutin s’est tenu vendredi matin, avec 35 députés votants. Selon le décompte publié par NosParlementaires, l’amendement a recueilli 11 voix pour, 10 contre et 14 abstentions. Soutenu par les groupes de gauche, combattu par la Droite républicaine et Ensemble pour la République, le texte est passé grâce à l’abstention des députés RN présents.

Le gouvernement et le rapporteur général du budget, Philippe Juvin, avaient rendu un avis défavorable. Le ministre David Amiel a mis en doute le chiffrage. Côté opérateurs, Xavier Niel, fondateur de Free, a dénoncé le vote en termes très vifs sur X le 31 octobre, rapporte Univers Freebox.

Comment fonctionnerait la taxe au gigaoctet

Un prélèvement payé par l’émetteur des données

Le redevable n’est ni l’abonné ni l’opérateur, mais l’« émetteur ». D’après l’exposé de l’amendement, il s’agit de l’entreprise qui a expédié la donnée vers l’abonné du FAI. Le taux est fixé à 0,055 euro par gigaoctet, soit 5,50 euros pour 100 Go transmis. Un plafond limite la facture à 15 % du chiffre d’affaires réalisé en France ou à 2 % du chiffre d’affaires mondial de l’émetteur.

Un comptage confié aux fournisseurs d’accès

Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free et les autres fournisseurs d’accès devraient mesurer les volumes reçus par leurs clients, émetteur par émetteur, sous la supervision de l’Arcep et de la DGFiP. La collecte serait consolidée et anonymisée, sans relevé du contenu ni de la destination, avec une transmission trimestrielle au fisc. Les modalités techniques renvoient à un décret.

Un rendement contesté

L’exposé sommaire s’appuie sur une estimation de l’Arcep : environ 200 milliards de gigaoctets envoyés chaque année aux abonnés des FAI. Google, Meta, Amazon, Netflix et Akamai en représenteraient la moitié. Les auteurs en attendent 10 milliards d’euros par an. Le ministre estime, lui, que près de la moitié de la somme pèserait sur des acteurs plus modestes, souvent français. Laurent Lhardit chiffre par exemple le coût pour les cinq chaînes de TF1 entre 200 000 et 300 000 euros par an.

Taxe au gigaoctet : les conséquences pour les entreprises et les communes

Aucun effet direct sur les abonnements

Les offres professionnelles ne sont pas facturées au gigaoctet et l’amendement ne prévoit aucun mécanisme de répercussion sur les abonnés, souligne Economie Matin. Le prix d’un accès internet très haut débit professionnel n’est donc pas visé. Le sujet reste sensible après les récentes hausses de tarifs des forfaits mobiles chez plusieurs opérateurs.

Un risque de report sur les services en ligne

L’effet serait indirect. Clubic juge possible une hausse des abonnements de streaming ou du prix des jeux, sans que ce soit automatique. Philippe Juvin anticipe plutôt un report sur les annonceurs, compte tenu du poids des grandes plateformes. Pour une PME ou une mairie, les postes à surveiller sont les logiciels en ligne, le stockage, l’hébergement vidéo et la publicité numérique.

Des éditeurs français potentiellement redevables

Le texte ne fixe ni seuil d’assujettissement ni exonération. En l’état, un éditeur français de vidéo, de jeux ou de services en ligne qui expédie de gros volumes vers les abonnés hexagonaux entrerait dans son champ. Aucune date d’entrée en vigueur n’est inscrite : tout dépendra de la version finale du budget et du décret d’application.

Les réflexes à adopter d’ici le vote final

  • Ne renégociez rien dans l’urgence : la mesure n’est acquise qu’avec le vote de toute la partie recettes, attendu avant le 17 novembre, puis devra passer le Sénat.
  • Listez vos services en ligne payants (logiciels, stockage, vidéo, formation) et repérez les clauses de révision de prix dans vos contrats.
  • Mesurez votre trafic réel : une supervision de votre réseau d’entreprise montre quels services consomment la bande passante.
  • Éditeurs et plateformes, anticipez : estimez vos volumes envoyés vers la France et travaillez la compression des contenus.
  • Regroupez vos contrats télécoms (téléphonie d’entreprise, internet, mobiles), y compris les accès nomades des collaborateurs en déplacement.

Taxe au gigaoctet : l’essentiel à retenir

La taxe au gigaoctet a franchi une première étape, mais peut encore disparaître : seconde délibération, recours au 49.3 ou lecture au Sénat. Pour vos factures internet et téléphonie, rien ne change à court terme. Le risque porte plutôt sur les tarifs des services en ligne que vous utilisez au quotidien. La question de savoir qui finance les réseaux revient d’ailleurs régulièrement : en zone rurale, l’Arcep veut déjà faire contribuer davantage les opérateurs à l’entretien de la fibre. D’ici là, faites l’inventaire de vos contrats et de vos usages.

Questions fréquentes sur la taxe au gigaoctet

Qu’est-ce que la taxe au gigaoctet votée par les députés ?

L’amendement n° I-1358, adopté le 30 octobre 2026 par 11 voix contre 10 et 14 abstentions, crée une taxe de 5,5 centimes par gigaoctet sur les données que les fournisseurs de contenus envoient aux abonnés français. Ses auteurs en attendent 10 milliards d’euros par an.

Qui paierait la taxe au gigaoctet ?

L’émetteur des données paierait, c’est-à-dire l’entreprise qui les expédie vers l’abonné du fournisseur d’accès. La facture serait plafonnée à 15 % de son chiffre d’affaires en France ou à 2 % de son chiffre d’affaires mondial. Le texte ne fixe aucun seuil d’assujettissement.

La taxe au gigaoctet va-t-elle augmenter les abonnements internet des entreprises ?

Aucun effet direct n’est prévu : les offres professionnelles sont facturées hors volume et l’amendement ne contient aucun mécanisme de répercussion. Le report possible concerne les logiciels en ligne, le stockage, la vidéo et la publicité. Pour vos contrats télécoms, l’autre échéance à suivre reste le rachat de SFR.

La taxe au gigaoctet est-elle définitive ?

Non. La mesure peut encore disparaître par une seconde délibération, un recours au 49.3 ou une lecture au Sénat. Le vote de toute la partie recettes est attendu avant le 17 novembre, et aucune date d’entrée en vigueur n’est inscrite.

Gardez la maîtrise de votre budget télécoms

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Source : Clubic – Une taxe sur chaque gigaoctet téléchargé : les députés viennent de voter une mesure qui pourrait coûter cher (30 octobre 2026)
Voir aussi : NosParlementaires – Taxe au gigaoctet : l’Assemblée adopte la taxe socialiste dans un hémicycle presque vide (31 octobre 2026)
Voir aussi : Assemblée nationale – Amendement n° I-1358 au projet de loi de finances pour 2027 (9 octobre 2026)
Voir aussi : Univers Freebox – Netflix, YouTube, même TF1 bientôt taxés pour leur trafic sur les réseaux des opérateurs ? (30 octobre 2026) ; Univers Freebox – Xavier Niel explose après le vote d’une taxe très décriée de 5,5 centimes par Go (1er novembre 2026)
Voir aussi : Economie Matin – Taxe Internet : l’Assemblée vote 5,5 centimes par Go, quel risque pour vos abonnements ? (30 octobre 2026)

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Connexx GroupeTaxe au gigaoctet : les députés votent 5,5 centimes par Go sur le trafic internet

IA agentique ANSSI : sept principes pour garder le contrôle des agents IA

on novembre 1, 2026

Le 30 octobre 2026, l’ANSSI a publié « Sécuriser un système IA agentique », un guide de sa collection Les Essentiels. Pour l’IA agentique, l’ANSSI pose sept principes : cloisonner, contrôler chaque action et garder un humain dans la boucle pour les opérations critiques.

Le document, en version 1.0, s’adresse aux organisations qui déploient, configurent ou intègrent un agent IA, y compris un produit du commerce dont elles gèrent la configuration et les connecteurs. Il vise les architectes, les RSSI, les exploitants et les développeurs. Il traite de logiciels capables d’enchaîner des actions sur le système d’information : envoyer un courriel, modifier un fichier, lancer un déploiement. Six mois plus tôt, en avril 2026, un bulletin du CERT-FR mettait déjà en garde contre les assistants autonomes installés sur les postes de travail.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour le réseau à cloisonner avant de déployer un agent d'IA agentique

Un guide qui part d’un constat : une action autorisée peut faire des dégâts

L’idée directrice du guide tient en une phrase : la sécurité d’un agent ne doit pas dépendre de l’agent lui-même. Selon l’ANSSI, un agent peut se tromper, être manipulé ou combiner des opérations permises pour produire un effet interdit. Les risques listés sont concrets :

  • détournement de l’agent par un message, un document ou une mémoire piégés (injection de prompt) ;
  • fuite de secrets (mots de passe, jetons d’API) restés dans le contexte du modèle ou dans les journaux ;
  • accès possible du fournisseur aux données envoyées à un modèle hébergé ;
  • rejeu d’une action déjà exécutée après une restauration.

La réponse proposée repose sur trois piliers : le cloisonnement, la maîtrise des accès et des contrôles déterministes, c’est-à-dire des règles techniques fixes, placées hors du modèle, que l’agent ne peut pas contourner.

Les sept principes de l’ANSSI pour l’IA agentique

Cadrer avant de déployer

Le premier principe impose une analyse de risque de bout en bout, dès la conception puis à chaque évolution, avec un responsable humain désigné pour chaque mesure. Tant qu’un risque reste inacceptable, la mise en service est bloquée. Le deuxième principe limite l’autonomie : la mission de l’agent est documentée et revue au moins une fois par an, et ses droits sont inventoriés.

Classer chaque action

Le troisième principe range les actions en trois catégories : exécution autonome, approbation humaine obligatoire, action interdite. L’approbation humaine est requise pour les actions critiques, l’accès aux données sensibles, les changements de droits et les mises en production. Le mécanisme de validation doit rester hors de portée de l’agent, et la personne qui valide doit voir l’action exacte et ses effets attendus.

Cloisonner et filtrer

Les principes quatre et cinq séparent les environnements (développement, test, production) avec des identités et des secrets distincts, et placent un filtre indépendant devant chaque outil. La règle par défaut est le refus.

Limiter l’impact et prouver la maîtrise

Le sixième principe traite les entrées et sorties de l’agent comme non fiables, limite les appels en cascade entre agents et prévoit un arrêt d’urgence avec révocation des accès. Le septième exige un inventaire des composants et des prompts système, des tests réguliers, une supervision en production et des journaux permettant de retracer chaque demande jusqu’à son résultat.

IA agentique : les conséquences pour les PME et les collectivités

Le guide ne crée pas d’obligation réglementaire nouvelle, souligne Armées.com, et il ne contient pas de volet dédié aux PME. Mais il fixe un niveau d’exigence que les acheteurs publics et les assureurs risquent de reprendre. Pour une commune ou une TPE qui branche un agent sur sa messagerie, son agenda ou son logiciel de gestion, trois points sautent aux yeux :

  • les droits de l’agent ne doivent pas être ceux de l’utilisateur par défaut, mais le strict nécessaire à sa mission ;
  • les données confiées à un modèle hébergé sortent du périmètre de l’organisation, ce qui pèse pour les données des administrés ou des clients ;
  • la qualité du réseau compte : un réseau d’entreprise segmenté rend le cloisonnement possible, un réseau à plat le rend illusoire.

Les attaques récentes contre des villes françaises, comme la cyberattaque des collectivités de Cholet et des Portes du Berry, montrent l’effet d’un accès mal maîtrisé.

Les réflexes à adopter avant de lancer un agent IA

Avant tout projet, vous pouvez appliquer une première grille inspirée du guide :

  • listez précisément ce que l’agent doit faire, et ce qu’il ne doit jamais faire ;
  • créez-lui un compte dédié, avec des droits minimaux et des jetons à durée de vie courte ;
  • exigez une validation humaine pour tout paiement, envoi externe ou modification de droits ;
  • conservez des journaux hors de portée de l’agent et prévoyez un bouton d’arrêt ;
  • faites auditer votre sécurité informatique avant la mise en production ;
  • pour une mairie ou une intercommunalité, intégrez le projet à votre démarche de cybersécurité des collectivités.

Si vous envisagez des agents IA pour automatiser vos tâches, demandez au fournisseur comment chacun des sept principes est couvert : c’est désormais la question de référence.

IA agentique et ANSSI : l’essentiel à retenir

Avec ce guide, l’ANSSI fait passer l’IA agentique du statut de gadget à celui de composant du système d’information, soumis aux mêmes règles que le reste. Pour vous, cela signifie cadrer la mission, cloisonner les accès et garder la main sur les actions sensibles. Les recommandations de l’ANSSI sur l’IA agentique offrent une check-list utile, à appliquer avant que l’agent ne soit branché sur vos données.

Questions fréquentes sur l’IA agentique et le guide de l’ANSSI

Quels sont les sept principes de l’ANSSI pour l’IA agentique ?

Le guide demande d’analyser les risques de bout en bout, de limiter l’autonomie de l’agent, de classer ses actions, de cloisonner les environnements, de filtrer l’accès aux outils, de limiter l’impact d’une erreur et de prouver la maîtrise par l’inventaire, les tests et les journaux.

Le guide de l’ANSSI sur l’IA agentique est-il obligatoire ?

Non, il ne crée pas d’obligation réglementaire nouvelle, souligne Armées.com. Il fixe toutefois un niveau d’exigence que les acheteurs publics et les assureurs risquent de reprendre.

Quelles actions d’un agent IA exigent une validation humaine ?

L’ANSSI cite les actions critiques, l’accès aux données sensibles, les changements de droits et les mises en production. Le mécanisme de validation reste hors de portée de l’agent, et la personne qui valide voit l’action exacte et ses effets attendus.

Comment sécuriser un agent IA dans une PME ou une mairie ?

Créez-lui un compte dédié aux droits minimaux, exigez une validation humaine pour tout paiement ou envoi externe et conservez les journaux hors de sa portée. Corrigez aussi les équipements qui portent le réseau : les failles Fortinet et la faille VeloCloud rappellent que les consoles d’administration restent des cibles.

Vous voulez déployer un agent IA sans ouvrir de brèche ?

Nos équipes auditent votre réseau, vos droits d’accès et vous aident à cadrer un projet d’IA conforme aux recommandations de l’ANSSI. Sans engagement.

Source : ANSSI – Les Essentiels : Sécuriser un système IA agentique (30 octobre 2026)
Voir aussi : Armées.com – IA agentique : l’ANSSI publie sept principes pour encadrer les actions autonomes (31 octobre 2026)
Voir aussi : Les Clés du Digital – L’ANSSI alerte sur les risques posés par les assistants IA (14 avril 2026)

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Connexx GroupeIA agentique ANSSI : sept principes pour garder le contrôle des agents IA

Rainbow Premium : Alcatel-Lucent Enterprise met l’IA souveraine dans la téléphonie

on octobre 31, 2026

Avec Rainbow Premium, Alcatel-Lucent Enterprise (ALE) greffe une couche d’intelligence artificielle sur sa plateforme de téléphonie et de collaboration. Transcription, comptes rendus et traduction sont traités dans des centres de données européens. Cible prioritaire : les administrations, les hôpitaux et les organisations sensibles.

Annoncée le 22 octobre 2026, l’offre a depuis été détaillée par la presse spécialisée. ALE International, la société qui exploite la marque Alcatel-Lucent Enterprise, ajoute des fonctions d’IA à Rainbow, sa suite de collaboration et de téléphonie, sans changer l’outil existant. L’éditeur, basé en France, assure que ces traitements sont hébergés et opérés en Europe, un argument taillé pour les acheteurs publics méfiants envers les clouds soumis au droit américain.

Illustration « Réseaux de communication » : points reliés entre eux, pour la téléphonie Rainbow Premium d'Alcatel-Lucent Enterprise

Rainbow Premium : transcription, synthèse et traduction en un clic

D’après le fabricant, la première version regroupe cinq briques, accessibles depuis l’interface habituelle :

  • Comptes rendus de réunion : ce qui a été dit, les décisions prises et les actions à suivre, avec des synthèses ajustables par consignes personnalisées.
  • Transcription des messages vocaux et téléphoniques en texte.
  • Sous-titrage et traduction en direct, jusqu’à cinq langues simultanément.
  • Traduction de documents déposés dans l’espace « Fichiers », restitués en quelques secondes.
  • Prompts modifiables : l’administrateur peut adapter les instructions données au modèle au contexte de son organisation.

Le nombre de langues varie selon les sources. Le communiqué et Le Monde Informatique en citent six (français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais) ; LeMagIT évoque une soixantaine de langues pour les comptes rendus et onze pour la traduction de documents. Autre promesse : une activation sans migration ni remplacement des équipements ou des applications. Selon LeMagIT, Rainbow ne disposait jusqu’ici d’aucun assistant d’IA intégré, contrairement à plusieurs suites concurrentes.

Une IA souveraine pensée pour le secteur public

Des données qui restent en Europe

ALE s’appuie sur le socle de conformité déjà acquis par Rainbow : ISO 27001, hébergement de données de santé (HDS) et visa de sécurité CSPN de l’ANSSI en France, C5 du BSI en Allemagne, ENS en Espagne et ACN en Italie. L’éditeur se réfère aussi au Data Act européen et au Sovereign Cloud Framework, le référentiel de la Commission européenne pour le cloud souverain, ainsi qu’au RGPD.

ALE cite un rapport Gartner selon lequel les dépenses européennes en infrastructure cloud souveraine (IaaS) progresseraient de 83 % sur un an, de 6,9 à 12,6 milliards de dollars. En toile de fond, le Cloud Act, une loi américaine qui permet aux autorités des États-Unis d’exiger des données auprès de fournisseurs américains, y compris hors de leur territoire.

Des modèles ouverts et interchangeables

Interrogé par LeMagIT, Moussa Zaghdoud, directeur technique d’ALE, indique que la solution a été bâtie avec le français ChapsVision. Elle repose sur des modèles « open weight », dont les paramètres sont publiés : Whisper pour la transcription et la famille Qwen, d’origine chinoise, pour la compréhension et la synthèse. Le dirigeant explique que l’éditeur réévalue régulièrement ces modèles pour pouvoir en changer sans dépendre d’un fournisseur unique. Toujours selon LeMagIT, l’offre peut être déployée sur site ou dans le cloud public.

Les zones d’ombre à lever avant de signer

  • Hébergeur non nommé : Le Monde Informatique relève qu’ALE ne désigne ni son prestataire d’hébergement ni ses centres de données.
  • Pas de SecNumCloud : aucune qualification au référentiel de cloud de confiance de l’ANSSI n’est revendiquée pour cette offre, souligne le même titre en citant IT Social.
  • Tarif non publié : LeMagIT décrit un abonnement forfaitaire par utilisateur assorti de quotas, dont 60 minutes mensuelles de sous-titrage et de traduction en direct par licence, mutualisées à l’échelle de l’organisation (600 minutes pour 10 licences).
  • Origine des modèles : localiser les données en Europe ne renseigne ni sur la provenance des modèles ni sur la chaîne de sous-traitance.

Communes et PME : les bons réflexes avant d’activer l’IA

Le directeur technique d’ALE pointe un risque bien réel : des salariés qui adoptent des outils d’IA avant que leur employeur ne les valide. Si vous gérez une mairie ou une PME, quelques précautions s’imposent :

Rainbow Premium : l’essentiel à retenir

Rainbow Premium confirme que l’IA s’installe au cœur des outils de communication professionnels, y compris dans le secteur public. L’hébergement européen et les certifications existantes constituent de vrais atouts, mais plusieurs questions restent ouvertes, de l’hébergeur à l’absence de SecNumCloud. Avant d’activer ces fonctions, faites valider vos besoins et vos exigences de conformité, puis intégrez-les à une politique globale de sécurité informatique.

Questions fréquentes sur Rainbow Premium

Qu’est-ce que Rainbow Premium d’Alcatel-Lucent Enterprise ?

Rainbow Premium ajoute une couche d’intelligence artificielle à Rainbow, la suite de téléphonie et de collaboration d’ALE : comptes rendus de réunion, transcription des messages vocaux, sous-titrage et traduction en direct, traduction de documents et prompts modifiables. L’éditeur promet une activation sans migration ni remplacement des équipements.

Où sont traitées les données de Rainbow Premium ?

ALE assure que les traitements sont hébergés et opérés en Europe. Le Monde Informatique relève que l’éditeur garde le silence sur son prestataire d’hébergement et ses centres de données, et aucune qualification SecNumCloud n’est revendiquée pour cette offre.

Quelles certifications Rainbow revendique-t-il ?

ALE cite ISO 27001, l’hébergement de données de santé (HDS) et le visa de sécurité CSPN de l’ANSSI en France, C5 en Allemagne, ENS en Espagne et ACN en Italie. L’éditeur se réfère aussi au Data Act, au Sovereign Cloud Framework et au RGPD.

Quels modèles d’IA utilise Rainbow Premium ?

Selon LeMagIT, la solution bâtie avec le français ChapsVision repose sur des modèles à paramètres publiés : Whisper pour la transcription et la famille Qwen, d’origine chinoise, pour la compréhension et la synthèse.

Que vérifier avant d’activer l’IA dans sa téléphonie ?

Demandez par écrit le lieu d’hébergement, les sous-traitants et la durée de conservation des transcriptions, puis informez les participants avant tout enregistrement. Le guide de l’ANSSI sur l’IA agentique fournit une grille utile. Si vous prospectez par téléphone, vérifiez aussi la preuve du consentement imposée par la loi sur le démarchage téléphonique.

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Nos experts auditent votre standard, vos usages de visioconférence et vos exigences de conformité, puis vous recommandent la solution adaptée. Sans engagement.

Source : Le Monde Informatique – Alcatel-Lucent Enterprise intègre une IA souveraine à Rainbow pour séduire le secteur public (28 octobre 2026)
Voir aussi : LeMagIT – Collaboratif : Rainbow se dote de fonctions d’IA hébergées en Europe (22 octobre 2026, mis à jour le 26 octobre)
Voir aussi : Telco-Infra-News – Avec Rainbow Premium, Alcatel-Lucent Enterprise répond aux enjeux de souveraineté de l’IA en Europe (30 octobre 2026)

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