Traiter vos relevés drone : la station de photogrammétrie
Traiter mille photos drone en nuage de points, produire une orthophoto de plusieurs hectares, calculer un modèle 3D texturé : la photogrammétrie exige une station taillée pour la mémoire vive, le processeur multi-cœurs et le stockage rapide. Voici les configurations que les cabinets de géomètres et les sociétés de drone louent au mois.

Ce que la photogrammétrie demande vraiment à la machine
Les logiciels de photogrammétrie — Metashape, RealityCapture, Pix4D, ContextCapture — passent par plusieurs étapes successives, chacune avec ses propres exigences. L’alignement des images tire sur le processeur multi-cœurs et sur la mémoire ; la génération du nuage de points dense mobilise en priorité la mémoire vive ; la reconstruction du maillage sollicite le disque autant que la RAM ; la texturation charge à nouveau la carte graphique. Un traitement de mille photos d’un chantier prend entre quatre et vingt heures selon la machine.
La mémoire vive constitue le premier facteur limitant. Un projet de cinq cents images en 24 mégapixels a besoin de trente-deux gigaoctets minimum, souvent soixante-quatre pour rester à l’aise. Un projet de deux mille images ou plus, typique d’un relevé de site industriel ou d’un chantier autoroutier, appelle cent vingt-huit à deux cent cinquante-six gigaoctets pour ne pas passer par le swap disque, qui multiplie les temps de traitement par dix.
Le processeur importe presque autant. Les logiciels de photogrammétrie exploitent bien le multi-cœurs sur l’alignement et le maillage. Un Threadripper Pro à trente-deux cœurs ou un Xeon W à vingt-quatre cœurs traite les gros projets deux à quatre fois plus vite qu’un Core Ultra 9 à seize cœurs. La carte graphique intervient sur les étapes GPU des logiciels récents — RealityCapture et Metashape accélèrent le nuage dense sur RTX — et une NVIDIA RTX 4080 ou RTX A5000 gagne quelques dizaines de pour cent sur ces phases.
Trois stations photogrammétrie selon la taille des projets
Petits chantiers, quelques centaines d’images
Station Core Ultra 9, 64 Go RAM, SSD NVMe 2 To, NVIDIA RTX 4070 12 Go. Metashape, Pix4D sur relevés courants.
À partir de 159 €/mois HT
Cabinet de géomètres actif
Station Xeon W ou Threadripper Pro, 128 Go RAM, SSD NVMe 4 To, NVIDIA RTX A4000 ou RTX 4080. Projets de mille à deux mille images, orthophotos étendues.
À partir de 289 €/mois HT
Société de drone, gros ouvrages
Threadripper Pro 32 cœurs, 256 Go RAM, SSD NVMe 8 To, NVIDIA RTX A5000 24 Go. Projets multi-milliers d’images, sites industriels, LiDAR.
À partir de 489 €/mois HT
Le stockage rapide, invisible mais déterminant
Un relevé drone produit des dizaines à des centaines de gigaoctets d’images RAW ou JPEG haute résolution. Le traitement génère du cache temporaire, du nuage de points de plusieurs milliards de points, du maillage 3D texturé et l’orthophoto finale. L’ensemble atteint facilement quelques téraoctets pour un seul chantier. Un SSD NVMe rapide pour les données actives, une baie NAS ou un disque externe pour les archives, une sauvegarde vers le cloud pour les projets clients critiques : cette chaîne de stockage se pense dès la commande de la station.
Nous privilégions du NVMe PCIe 4.0 en interne, avec au moins deux téraoctets sur les stations courantes et quatre à huit sur les stations de production intense. Le disque système reste séparé du disque de projet actif ; les archives partent sur baie externe Thunderbolt ou NAS 10 Gigabit selon la fréquence d’accès. Un projet chargé sur un HDD lent au lieu d’un NVMe multiplie par cinq le temps de traitement, sans que rien ne l’indique dans les logs des logiciels.
L’écran est le second point d’attention. Un géomètre valide visuellement le nuage de points, contrôle les orthophotos, vérifie l’absence de trous ou d’artefacts dans le maillage. Un double écran 27 pouces, dont un calibré pour la couleur, constitue la configuration éprouvée. Les cabinets qui livrent des rendus destinés à des présentations client gagnent à équiper leurs postes clés d’un moniteur de référence Eizo ou BenQ SW.
Chiffrer nos stations photogrammétrie
Louer les stations plutôt que les acheter
Une station Threadripper Pro avec 256 gigaoctets de mémoire et RTX A5000 dépasse douze mille euros hors taxes. Un cabinet de géomètres avec trois postes de traitement représente ainsi trente mille euros à immobiliser d’un coup, avec un renouvellement à trois ans face aux logiciels qui exploitent chaque nouvelle carte graphique et à la taille croissante des relevés. Le leasing convertit la dépense en environ trois cents euros mensuels par poste, entièrement passés en charges. À l’échéance, vous partez sur les nouvelles générations de processeurs et de cartes graphiques plutôt que de faire durer des stations qui bloquent en pleine campagne.
Nos livraisons dans les cabinets et sociétés de drone franciliens comprennent le montage sur site, la configuration Windows 11 Pro, l’installation de Metashape, RealityCapture ou Pix4D avec vos licences, la mise en réseau vers votre baie de stockage et la sauvegarde cloud éventuelle. Nous récupérons l’ancien parc avec effacement documenté des données, y compris les relevés clients sensibles. Le contrat leasing informatique global peut aussi couvrir vos postes AutoCAD, votre équipe design et vos copieurs à Paris, avec un interlocuteur unique.
Offre réservée aux cabinets et aux entreprises immatriculées. La signature du contrat dépend de l’acceptation par notre partenaire bailleur.
Questions fréquentes
Quelle est la ressource limitante en photogrammétrie ?
La mémoire vive constitue le premier goulet d’étranglement. Un projet qui dépasse la RAM bascule sur le swap disque, ce qui multiplie les temps de traitement par dix. Le processeur multi-cœurs vient ensuite, puis la carte graphique pour les étapes GPU. Le stockage rapide compte à toutes les phases.
Metashape, RealityCapture, Pix4D : quelle différence côté matériel ?
RealityCapture est le plus rapide sur GPU pour la reconstruction dense, très efficient sur les projets massifs. Metashape reste le plus universel, avec une bonne exploitation CPU et GPU. Pix4D convient bien aux chantiers courants et à la production cartographique. Les besoins matériels se ressemblent, avec un léger avantage GPU pour RealityCapture.
Peut-on traiter des données LiDAR sur la même station ?
Oui. Les logiciels de photogrammétrie modernes intègrent les nuages LiDAR (LAS, LAZ) et les fusionnent avec les nuages photogrammétriques. La station doit avoir suffisamment de RAM (128 gigaoctets minimum) et de stockage rapide pour tenir la charge, mais l’architecture reste la même.
Le portable puissant peut-il remplacer la station tour ?
Pour la préparation et le contrôle qualité sur le terrain, oui, avec un modèle mobile type Dell Precision 7690 ou HP ZBook Fury. Pour le traitement lourd, la station tour reste préférable pour la mémoire, la ventilation et la stabilité en session de plusieurs jours. Beaucoup de cabinets combinent un portable de repérage et une station de production au bureau.
Faire chiffrer votre station photogrammétrie
Précisez la taille de vos relevés courants, votre logiciel principal et si vous traitez du LiDAR : nous revenons avec la configuration adaptée.
